Snippets : Matchs du Divisional Round

Snippets

Les snippets reviennent cette saison. Vous retrouverez tous les matchs de la semaine qui seront ajoutés au fur et à mesure des résultats, donc n’hésitez pas à revenir consulter l’article.

Légende :

  • c = courses, r = réceptions, t = touches (courses+réceptions), y = yards.
  • kr = retours de kick, pr = retours de punt.
  • fbl = fumble perdu.
  • tck = plaquage, TFL = plaquage à perte.
  • sk = sack, QBH = QB Hit, prs = pressions (sacks + QB Hits).
  • FF = fumble forcé, FR = fumble recouvré, PD = passe défendue.

NB : Les snippets se basent sur les données d’ESPN (c).

 

Sommaire

 

Minnesota Vikings @ San Francisco 49ers
Tennessee Titans @ Baltimore Ravens
Houston Texans @ Kansas City Chiefs
Seattle Seahawks @ Green Bay Packers

 

Minnesota Vikings 10 @ 27 San Francisco 49ers

 

Équipes QT1 QT2 QT3 QT4 Final
Minnesota Vikings 7 3 0 0 10
SAN FRANCISCO 49ERS 7 7 10 3 27

QT Tps Éq. Type Action Score
1 9:30 SF TD Kendrick Bourne, 3y catch (PAT) 0-7
1 5:23 MIN TD Stefon Diggs, 41y catch (PAT) 7-7
2 7:10 SF TD Tevin Coleman, 1y run (PAT) 7-14
2 0:31 MIN FG Dan Bailey, 39y 10-14
3 10:42 SF FG Robbie Gould, 35y 10-17
3 4:54 SF TD Tevin Coleman, 2y run (PAT) 10-24
4 14:13 SF FG Robbie Gould, 21y 10-27

Pas besoin de faire un long snippet : à part un premier drive victorieux puis une INT qui a amené un FG, les Vikings ont été enterrés à la fois offensivement (147 yards totaux) et défensivement (308 yards totaux) par une équipe des 49ers largement au-dessus. Il n’y a qu’à voir le passage dans lequel San Francisco réussit une INT puis remonte le terrain avec un drive 100% course qui porte la marque à 24-10 ; la fin du match officieuse tant les locaux ont dominé les tranchées des deux côtés. Ajoutez les bourdes sur équipes spéciales avec un fumble sur retour de punt, et c’est la totale.

En effet, voilà la grande différence : San Francisco a couru sur Minnesota (47c/186y/2TD) alors que les Vikes ont été incapables de faire la même chose (10c/21y). Tevin Coleman (22c/105y/2TD) a été l’homme dans la lumière alors que Dalvin Cook (15t/26y) a été totalement éteint. Assez ironiquement, les deux QBs ont connu le même match avec un bon début et un reste bien moins reluisant, mais Jimmy Garoppolo (11/19, 131y, 1TD, 1INT) a eu le jeu au sol et la défense comme soutiens, contrairement à Kirk Cousins (21/29, 172y, 1TD, 1INT). Le QB de Minnesota, devant prendre le jeu à son compte, a été à la merci du pass-rush furieux des californiens (6 sacks + 9 QB Hits) ; toute la ligne a été présente, menée par Nick Bosa (6tcks + 2TFLs + 2sks + 3QBHs + 1PD) et le retour de Dee Ford (1tck + 1TFL + 1sk + 2QBHs).

Et c’est tout ce qu’il y a à dire : celui qui se prépare une visite au Levi’s va avoir un bon mal de crâne, que ce soit Green Bay (qui en a déjà pris une belle en saison régulière) ou Seattle (dont le match de Week 17 servira de bonne base aux hommes de Kyle Shanahan pour éviter les mêmes sueurs froides).

 

Tennessee Titans 28 @ 12 Baltimore Ravens

 

Équipes QT1 QT2 QT3 QT4 Final
TENNESSEE TITANS 7 7 14 0 28
Baltimore Ravens 0 6 0 6 12

QT Tps Éq. Type Action Score
1 3:36 TEN TD Jonnu Smith, 12y catch (PAT) 7-0
2 14:45 TEN TD Kalif Raymond, 45y catch (PAT) 14-0
2 5:52 BAL FG Justin Tucker, 49y 14-3
2 0:00 BAL FG Justin Tucker, 22y 14-6
3 6:54 TEN TD Corey Davis, 3y catch (PAT) 21-6
3 4:16 TEN TD Ryan Tannehill, 1y run (PAT) 28-6
4 11:04 BAL TD Hayden Hurst, 15y catch (no 2pt) 28-12

Tennessee devient le premier #6 à rejoindre une finale de conférence depuis les Jets ET Green Bay en 2010 (une année assez particulière). Après avoir terrassé les champions en titre chez eux, les Titans ont encore imposé leur volonté à l’extérieur chez la meilleure équipe de saison régulière avec une attaque d’abord opportuniste puis éreintante et une défense redoutable, le genre de combo qui peut vous emmener au bout : quand la défense a créé un turnover, l’attaque a immédiatement suivi avec un big play pour un TD, puis un peu plus tard quand la défense a réussi un stop sur 4e tentative, l’attaque a de nouveau réussi un big play menant indirectement à un TD.

Voici l’identité de cette équipe de crevards finis qui vous asphyxient tels un boa constrictor. En attaque, ce boa s’appelle Derrick Henry (1/1, 3y, 1TD + 32t/202y) qui a encore fait un match dantesque, cassant la volonté de la défense des Ravens à petit feu jusqu’à claquer le big play qui tue… et il se met même à lancer des passes de TD. La ligne offensive a fait un gros travail, alors que Ryan Tannehill (7/14, 88y, 2TD + 6c/13y/1TD) a fait juste ce qu’il fallait : un peu d’aide de Jonnu Smith, une bombe pour Kalif Raymond, un drive fini de lui-même, et aucune erreur. Le manque de pass-rush a été visible à Baltimore (1 sack + 4 QB Hits), mais franchement c’est surtout le manque de défense au sol qui a été le plus préjudiciable.

Le pass-rush des Titans, lui, a été plus actif (4 sacks + 7 QB Hits). Lamar Jackson (31/59, 365y, 1TD, 2INT + 20c/143y + 1fbl) a encore écrit l’histoire en étant le premier QB avec 300+y à la passe et 100+y au sol en playoffs, mais tout cela pour pas grand-chose vu le résultat final. La faute aux pertes de balle (3 turnovers), aux drops et à cette fichue défense des Titans qui a ENCORE été impériale dans les courtes distances, stoppant notamment deux 4e&1 ; une chose que les Ravens n’avaient jamais connue jusque là. Jackson n’a jamais pu vraiment créer les big plays habituels, que ce soit avec son bras ou ses jambes, ou du moins avant qu’il ne soit trop tard ; plusieurs passes ont été déviées, relâchées… ou pire. Mark Ingram II (6c/22y) a été limité par sa blessure, et aucune cible n’est vraiment sortie du lot malgré les efforts à part Marquise Brown (7r/126y).

Les Titans ont su être chirurgicaux en redzone (3/3) contrairement à Baltimore (1/4), ce qui est paradoxal puisqu’on avait une des meilleures attaques contre une des pires défenses dans cette zone. Mais la défense de Tennessee est montée en puissance et a sans cesse repoussé Baltimore dans les moments critiques, comme les 4e tentatives (0/4). Voilà comment Baltimore a gobé des yards par paquets de douze (530 yards totaux) pour finir seulement avec 12 points.

Crédit à l’équipe de Mike Vrabel qui a la tenacité du cafard qui survit à l’explosion nucléaire et qui vous sape votre énergie avec un style de jeu physique tout droit sorti des années 1970 (mais restant dans les règles des années 2010). Et le futur hôte de la finale AFC est prévenu.

 

Houston Texans 31 @ 51 Kansas City Chiefs

 

Équipes QT1 QT2 QT3 QT4 Final
Houston Texans 21 3 7 0 31
KANSAS CITY CHIEFS 0 28 13 10 51

QT Tps Éq. Type Action Score
1 11:59 HOU TD Kenny Stills, 54y catch (PAT) 7-0
1 10:06 HOU TD Lonnie Johnson Jr., 10y blocked punt return (PAT) 14-0
1 1:21 HOU TD Darren Fells, 4y catch (PAT) 21-0
2 10:54 HOU FG Ka’imi Fairbairn, 31y 24-0
2 9:55 KC TD Damien Williams, 17y catch (PAT) 24-7
2 8:05 KC TD Travis Kelce, 5y catch (PAT) 24-14
2 6:31 KC TD Travis Kelce, 6y catch (PAT) 24-21
2 0:44 KC TD Travis Kelce, 5y catch (PAT) 24-28
3 11:24 KC TD Damien Williams, 1y run (no 2pt) 24-34
3 4:39 KC TD Damien Williams, 5y run (PAT) 24-41
3 0:24 HOU TD Deshaun Watson, 5y run (PAT) 31-41
4 13:52 KC TD Blake Bell, 8y catch (PAT) 31-48
4 8:06 KC FG Harrison Butker, 24y 31-51

Le Snippet ne va même pas essayer d’expliquer quoi que ce soit, il va se contenter de livrer la Vérité Vraie(tm) des faits établis. Donc Houston ouvre parfaitement le match grâce à un TD sur une bombe de Deshaun Watson (31/52, 388y, 2TD + 6c/37y/1TD) pour Kenny Stills (3r/80y/1TD). Puis les Chiefs ont un sévère cas de drops et doivent punter : Houston enfonce le clou avec un TD suite à un contre. Nouveau cas de drops des Chiefs. Houston cale et punte mais récupère le fumble de Tyreek Hill et score. Nouveau drive qui ne va nulle part de Kansas City, Houston répond par un long drive mais ne tente pas une 4e&1 à 21 yards de l’en-but et score un FG. 24-0, tout cela en environ 19 minutes.

Et d’un coup les portes de l’enfer personnel de Bill O’Brien s’ouvrent. Mecole Hardman (6kr/142y) sonne enfin le réveil sur l’engagement avec un bon retour, et Patrick Mahomes (23/35, 321y, 5TD + 7c/53y) allume la première mèche vers Damien Williams (14t/68y/3TD). Houston se dirige vers un 3&out et BOB tente le fake punt stoppé par un super plaquage de Daniel Sorensen (9tcks). Mahomes allume une autre mèche vers Travis Kelce (10r/134y/3TD). Sur le renvoi, au tour des Texans de fumbler, et Mahomes trouve à nouveau Kelce. Après un punt de Houston qui est à son tour frappé par les drops, KC est inarrêtable et marche droit vers le TD grâce encore à Kelce, alors que Mahomes esquive la pression et tente tous les angles de passe possibles. Et nous sommes encore au 2e QT, ce qui veut dire que KC a remonté un déficit de -24 en moins d’un QT et arrive à la pause devant, un record NFL ; en effet, histoire de finir ce « quart-temps horribilis », Houston mène un dernier drive mais rate le FG.

La 2e MT sera du même acabit, KC démarrant par un TD, et le match est plié : les Chiefs ont scoré un TD sur SEPT DRIVES CONSÉCUTIFS (record des playoffs NFL) avec une vraie démonstration offensive. Mahomes a rendu fou le pass-rush, alors que Watson a pris la marée (5 sacks + 8 QB Hits), et cela sans Chris Jones en face ; Frank Clark (4tcks + 3TFLs + 3sks + 4QBHs) a fait le travail en abusant l’autre Clark, Chris. Kelce a rappelé à quel point Tashaun Gipson manquait. La défense des visiteurs a lentement explosé, et Watson n’a rien pu faire pour suivre malgré DeAndre Hopkins (9r/118y) ou Will Fuller V (5r/89y).

Les Chiefs restent à la maison pour recevoir des Titans qui les avaient battus (à Nashville) en Week 10.

 

Seattle Seahawks 23 @ 28 Green Bay Packers

 

Équipes QT1 QT2 QT3 QT4 Final
Seattle Seahawks 3 0 14 6 23
GREEN BAY PACKERS 7 14 7 0 28

QT Tps Éq. Type Action Score
1 10:37 GB TD Davante Adams, 20y catch (PAT) 0-7
1 0:28 SEA FG Jason Myers, 45y 3-7
2 9:49 GB TD Aaron Jones, 1y run (PAT) 3-14
2 1:30 GB TD Aaron Jones, 1y run (PAT) 3-21
3 9:44 SEA TD Marshawn Lynch, 1y run (PAT) 10-21
3 7:09 GB TD Davante Adams, 40y catch (PAT) 10-28
3 0:39 SEA TD Tyler Lockett, 7y catch (PAT) 17-28
4 9:33 SEA TD Marshawn Lynch, 1y run (no 2pt) 23-28

Un match comme on l’attendait : à une possession, avec une attaque de Green Bay qui prend un Xanax au milieu et Seattle qui mène un comeback furieux. Les deux QBs ont été au sommet de leur art dans des moments différents, même si les stats ne le reflètent pas totalement : on a retrouvé Aaron Rodgers (16/27, 243y, 2TD) sur certaines passes, notamment en 3e tentative, alors que Russell Wilson (21/31, 277y, 1TD + 7c/64y), d’abord contenu, a activé son cheat code personnel en 2e MT, devenant littéralement intenable et gobant le temps de possession.

Dans un match qui n’a vu aucun ballon perdu (enfin, presque vu le fumble/non-fumble des Hawks en 1e MT), et où les deux équipes ont été parfaites en redzone – ironiquement avec la même stat (3/3) – le résultat a tenu à ce que nous évoquions plus haut : le taux de réussite sur 3e tentative. Dans l’ensemble, Seattle a trop souvent calé, surtout en 1e MT (3/9), mais aussi à l’image de ce dernier drive et ce sack qui force le dernier punt du match ; tout cela sans oublier un FG raté. Trop d’opportunités manquées pour une équipe qui n’a pu combler le fossé face à des Packers bien plus efficaces (9/14), même s’il y a eu ce trou d’air en 2e MT ; le fait que les locaux assurent leur victoire par deux lancers sur 3e&longue est symptomatique du match.

Ce n’est pas une surprise de voir qu’encore une fois chez les Packers, ce sont Davante Adams (8r/160y/2TD) et Aaron Jones (22t/66y/2TD) qui ont fait le gros du travail : Adams est impossible à couvrir et Jones, même s’il n’a pas eu le même rendement en yards, a été essentiel pour porter la charge et terminer les drives lors d’une 1e MT aboutie des Green&Gold. Jimmy Graham (3r/49y) a été crucial sur 3e tentative contre son ancienne équipe, alors que l’ex-retraité et signature tardive Jared Veldheer a été solide à droite de la ligne. Wilson ne peut pas dire la même chose : même si Marshawn Lynch (12c/26y/2TD) a lui aussi scoré par deux fois, le jeu au sol de Seattle a été surtout l’oeuvre du #3 (24c/110y/2TD) ; devant tout faire tout seul, il a souvent trouvé Tyler Lockett (9r/136y/1TD) mais DK Metcalf (4r/59y) a été trop discret. De plus, le #3 a logiquement pris la pression (5 sacks + 10 QB Hits), et ce dernier sack fatal, là aussi, en est une preuve.

Green Bay vient de s’offrir un nouveau voyage à San Francisco en espérant que le match ne se finira pas de la même façon qu’en Week 12.