Analyse : Tampa Bay Buccaneers – Minnesota Vikings (Onaam)

Tampa Bay Buccaneers 36 @ 17 Minnesota Vikings

Et Doug Martin court encore autour du terrain …

Dans ce match, je ne m’attendais personnellement pas à un tel score, et pire encore je ne m’attendais pas à ce que les Buccs soient autant à leur avantage. Peut-être sont-ils sensibles au fait d’être diffusés sur les chaines nationales, ou bien cela peut aussi être dû à une piètre performance de la défense des Vikings pour la seconde semaine de suite.
Toujours est-il que la franchise de Tampa Bay l’a emporté assez largement au score et se relance en NFC South, même si les Falcons semblent intouchables. A l’inverse, les Vikings viennent de lâcher un point qui pourrait s’avérer précieux dans la course aux PO en NFC North, laissant les Bears seuls à 6 victoires et se faisant rattraper par les Packers.

Tampa Bay a été ménée par un Josh Freeman des grands soirs, pas tellement par ses statistiques (19/36, 262 yards, 3 TD), mais surtout car ce soir là il n’a été à l’origine d’aucun turnover et a su convertir les occasions offertes quand il le fallait. Propre, efficace, que demander de plus auhttp://prod.images.buccaneers.clubs.nflcdn.com/image-web/NFL/CDA/data/deployed/prod/BUCCANEERS/assets/images/imported/TB/photos/clubimages/2012/10-October/temp121025_Bucs_Vikings_Web_0016--nfl_mezz_1280_1024.JPG?width=960&height=720 quarterback quand en résonance il y a Doug Martin. Car côté Buccaneers, l’homme du match, celui par qui viendront les yards et la lumière, c’est bien ce rookie venu de Boise State, ce gamin de 23 ans qui va justifier pleinement le choix de Tampa Bay de le prendre au premier tour de la dernière draft. Le running back au numéro 22 va enchanter ses possesseurs en fantasy en présentant de belles statistiques (135 yards en 29 tentatives et 1 TD à la course ainsi que 79 yards en 3 réceptions pour 1 TD supplémentaire). Pourtant, le jeune homme commet aussi quelques fautes et notamment en début de match où il va droper 2 balles de plus cette saison, portant son total à un mauvais 7 balles dropées sur 25 passes tentées, soit 28%. A la course, Martin a écrasé la concurrence à Tampa, LeGarrette Blount se retrouvant crédité de seulement 8 portés pour 16 yards. A la passe, Mike Williams a été la cible privilégiée de Freeman avec 6 réceptions, 68 yards et 1 TD décroché. Suivent Dallas Clark, Vincent Jackson et Tiquan Underwood avec, dans chaque cas, un nombre de réceptions faible lié au fait que le jeu, pour Tampa ce soir là, était au sol. A noter la belle statistique du fullback Erik Lorig qui avec 1 réception  de 1 yard marquera 1 TD, le 1er des Buccs, pourquoi faire compliqué. En jouant majoritairement au sol les Buccs ont grignoté le temps. Toujours devant au score, ils ont maitrisé le jeu et le ballon avec quasiment 38 minutes de possession sur les 60, ne laissant que peu, trop peu de temps à leur adversaire pour inverser la tendance. En défense, le meneur fut Michaël Bennett, présent dans tous les secteurs, au pass-rush avec 1 sack et 3 pressions sur le QB adverse comme au sol, mais aussi après la passe en forçant un fumble de Jérôme Simpson au premier quart-temps, un turnover qui allait permettre à son équipe de marquer 3 points supplémentaires à l’entrée du second quart-temps. Derrière Bennett, difficile de passer à côté de Ronde Barber (autant pour nous que pour ses adversaires) avec ses 9 plaquages dont 1 assist et son fumble forcé. Dans les joueurs qui ont brillé en défense, difficile aussi de ne pas citer Léonard Johnson avec 2 plaquages seulement, mais une interception en toute fin de match et surtout une présence constante durant tout le match malgré quelques erreurs de couverture sur Jenkins sur la fin. Avec de telles prestations de Johnson, le retour de blessure à venir de McDonald risque de faire se poser de bonnes questions aux coachs de Tampa.
Bref, même si tout n’a évidemment pas été parfait pour les Buccaneers dans ce match, ils ont su imposer leur jeu, que ce soit offensivement en prenant la tête au score rapidement ou défensivement en mettant la pression sur l’offense adverse et générant des turnovers bienvenus pour conserver leur avantage. Le reste fut essentiellement du mange-temps et du Doug Martin.

Minnesota a connu, dans ce match, diverses fortunes, à l’image de son quarterback Christian Ponder qui se retrouve avec des statistiques similaires à Freeman mais avec 1 turnover pour lui (19/35, 251 yards, 1 TD et 1 INT). Mais Ponder a surtout montré des faiblesses dans son jeu sous pression, manquant plusieurs passes qui pouvaient apparaître comme simples. Outre les faiblesses de son QB, la franchise nordique a aussi souffert en défense en ratant de nombreux plaquages (17) qui ont permis à ce qui n’est pourtant pas une des meilleures offense d’imposer son jeu au sol. Le pass-rush n’a pas été plus efficace, ne réussissant à infliger qu’un seul sack à Freeman par l’inusable Jared Allen et ne lui faisant subir que trop peu de pressions. En rajoutant de mauvaises couvertures sur des jeux parfois importants, on se rend vite compthttp://prod.images.buccaneers.clubs.nflcdn.com/image-web/NFL/CDA/data/deployed/prod/BUCCANEERS/assets/images/imported/TB/photos/clubimages/2012/10-October/temp121025_Bucs_Vikings_Web_0019--nfl_mezz_1280_1024.JPG?width=960&height=720e que la défense des Vikings n’a jamais été en mesure de maintenir l’écart entre les équipes et a trop laissé l’offense essayer de courir après le score. Et dès qu’il s’agit de courir on pense évidemment à Adrian Peterson dans le Minnesota, et le joueur a encore une fois répondu présent avec 15 tentatives pour 123 yards et 1 TD. Hélas pour lui, cette performance et sa meilleure course de la saison avec 64 yards (et le TD au bout) seront éclipsées par ce fumble recouvert par Quincy Black pour Tampa. Une balle perdue qui permettra aux adversaires du soir de reprendre 13 points d’avance. Côté passe, c’est Percy Harvin revenu de ses migraines qui emmène son équipe vers l’avant avec 7 réceptions pour 90 yards et 1 TD. Il est suivi par Michaël Jenkins, Jérôme Simpson (coupable lui aussi hélas d’un fumble recouvert par les Buccs), Toby Gerhart et Kyle Rudolph qui ne sauront globalement pas éviter les plaquages et se défaire de la défense de Floride pour aller gagner plus de yards. Si l’offense du Minnesota n’a pas de quoi rougir particulièrement  et possède des armes suffisantes pour prétendre à d’autres victoires cette saison, sur ce match le rendement n’a pas été suffisant. La faute aux deux erreurs commises sous la forme de fumbles, à cette difficulté à bousculer la défense adverse pour grappiller des yards et à un manque de constance de Ponder sous la pression adverse. Ces 3 symptômes conjugués, l’offense ne pouvait prétendre rattraper des Buccaneers que la défense n’a jamais été en mesure de stopper. Une défense dont c’est le second match de suite de raté et qui devra se reprendre dans les prochains matchs sous peine de dire adieu aux PO.

Les Buccaneers ont donc à merveille su profiter des faiblesses de leur adversaire du jour, prendre la tête dès le début et imposer leur jeu pour gérer leur avance tout le long du match. A l’inverse, les Vikings n’ont jamais paru être capable de pouvoir renverser la vapeur et ont trop commis de fautes pour pouvoir espérer mieux. Pourtant, c’est le vaincu de ce match que http://prod.images.buccaneers.clubs.nflcdn.com/image-web/NFL/CDA/data/deployed/prod/BUCCANEERS/assets/images/imported/TB/photos/clubimages/2012/10-October/temp121026_web2--nfl_mezz_1280_1024.jpg?width=960&height=720l’on peut attendre pour une lutte pour les PO, les Buccaneers devant, sauf miracle ou double victoire lors des affrontements à venir, se rendre à l’évidence que dans leur division les Falcons sont partis et que les trois autres équipes vont se battre pour les places d’honneur. Dans ce classement secondaire, ils ont pris l’avantage sur les Saints et les Panthers en souffrance. Du côté de la NFC North, cette défaite des Vikings arrange essentiellement les Bears qui prennent une toute petite avance au classement. Néanmoins cette division reste très serrée et seuls les Lions semblent désormais distancés.

A noter :
– Le retour de Da’Quan Bowers à la compétition ne marquera pas les esprits.
Doug Martin a forcé 16 plaquages ratés sur les deux derniers matchs, soit autant que sur les 6 premiers de la saison.
Brian Robison a réussi 3 passes déviées sur les 20 premières minutes du match, plus que tout ce qu’il avait pû faire jusque là avec les Vikings.