Gameday : Wild Card Round de Samedi

Gameday 2015

 

#5 Los Angeles Rams @ #4 Carolina Panthers

 

Date et Heure Française Samedi 10 Janvier, 22:30
Lieu Bank Of America Stadium
Titre Les Rams de retour en Caroline
Prévision Météo Risque de pluie
Saison régulière Week 13 : Carolina 31-28

 

Les Panthers se sont extirpés indirectement de la NFC South avec un bilan négatif car il fallait bien désigner un champion ; ils ont la possibilité de balayer les quolibets en faisant exactement la même chose qu’en Week 13 : surprendre des Rams qui, évidemment, sont cette fois prévenus du danger.

Stats LAR Attaque CAR Défense
Points par match 30.5 1 22.4 15
Yards par match 394.6 1 327.2 16
Yards par passe tentée 7.9 5 6.8 23
Yards par course 4.6 6 4.4 22
Big Plays 81 2 53 14
Third Down % 39.583 17 47.143 31
Redzone TD % 63.158 7 55.172 14
Turnovers 15 4 21 10
Pressions 169 12 218 30
Sacks 23 1 30 28
Field Goal % 78.571 28 87.879 20
Extra Point % 95.385 23 97.619 22
Pénalités 4.4 1 6.4 14
Yards de pénalités 33.7 1 48.8 21
Temps de possession 30:25 12

Comme plusieurs franchises NFC cette saison – ce qui prouve à quel point la conférence est ouverte – les Rams ont un instant semblé inarrêtables et été qualifiés d’équipe à abattre avec des victoires probantes notamment dans la division… devinez qui a créé la surprise et les a fait tomber de leur piédestal en Week 13 ?

https://gsp-image-cdn.wmsports.io/cms/prod/bleacher-report/getty_images/2180924209_large_cropped.jpgIl faut dire que l’attaque a été impressionnante derrière un sérieux candidat au MVP, Matthew Stafford… même s’il a ralenti un peu sur la fin. Le vétéran a terminé top NFL en yards et TDs avec de bonnes moyennes, mais il a commis trop d’erreurs lors du match de saison régulière, offrant trois ballons à la défense adverse ; on peut gager qu’il va faire davantage attention, surtout si la pluie s’invite.

Il bénéficie d’une excellente protection mais elle a besoin d’avoir ses meilleurs éléments pour ne pas l’exposer : certes les Cats manquent toujours de punch dans le pass-rush, mais Derrick Brown est une menace et Nic Scourton peut jaillir à tout moment (5 sacks chacun).

Pour ce qui est des armes aériennes, la perte de Cooper Kupp n’a visiblement pas trop dérangé l’escouade : il faut dire que cela aide quand vous avez un Puka Nacua qui termine top NFL en réceptions (129), big plays (27) et first downs (80) ainsi que 2e en yards (1715) ; le leader NFL en TDs (14), Davante Adams, sera de retour pour ce match afin d’apporter sa production, et il ne faut surtout pas sous-estimer le groupe de Tight Ends le plus polyvalent de la ligue entre Colby Parkinson, Tyler Higbee et Terrance Ferguson. La couverture des locaux sait qu’elle va devoir lutter, elle qui a été plutôt dans la moyenne avec une vraie capacité à attraper le cuir : Jaycee Horn est le baromètre d’une unité où Mike Jackson a été actif (leader NFL avec 19 passes défendues) et le duo Nick Scott – Tre’Von Moehrig a ses forces et ses faiblesses.

Le jeu au sol sera également important avec un Kyren Williams productif (1252 yards et 6 TDs) ; Blake Corum est un lieutenant sympathique face à un front-7 qui peut avoir ses difficultés malgré les efforts de Brown, A’Shawn Robinson et Christian Rozeboom, générateurs de stops contre la course.

Stats CAR Attaque LAR Défense
Points par match 18.3 27 20.4 10
Yards par match 295.6 27 327.5 17
Yards par passe tentée 6.4 28 6.3 13
Yards par course 4.3 19 4.3 19
Big Plays 51 24 57 16
Third Down % 36.098 25 36.283 7
Redzone TD % 53.333 24 46.154 3
Turnovers 23 21 26 5
Pressions 161 7 370 4
Sacks 35 12 47 7
Field Goal % 82.759 22 84.375 15
Extra Point % 90.000 30 96.875 16
Pénalités 5.6 4 7.1 5
Yards de pénalités 44.8 7 54.2 7
Temps de possession 29:38 19

La NFC South n’existe que depuis 2002 et le réalignement suite à l’arrivée des Texans, mais elle a déjà réussi à produire trois champions négatifs, dont deux fois Carolina (2014 et 2025) ; les Cats ne seraient pas contre le fait que l’histoire se répète jusqu’au bout puisqu’ils avaient atteint le Super Bowl en 2015. S’il est vrai que la franchise a eu du mal à gagner ce titre de division, la courbe va néanmoins dans le bon sens (à comparer avec celle des Buccaneers), et ce match de playoffs va donner de l’expérience à un effectif jeune.

Prenez le Quarterback Bryce Young : vilipendé, mis sur le banc, bust annoncé après une moitié de saison sophomore, il a semblé comprendre certaines choses, opérant un retour très prometteur pour terminer la saison. 2025 s’est déroulé de la même façon : doutes au début et développement au milieu ; le match aller a été un preuve de cette progression avec une performance remarquable de sa part.

Néanmoins, l’attaque aérienne n’est pas au niveau de celle d’en face, et il reste le sujet de la bataille dans les tranchées : Carolina possède une ligne offensive qui a suivi l’évolution de son lanceur, étant plus solide, mais qui va avoir fort à faire contre l’armada californienne menée par le quatuor infernal Jared Verse – Kobie Turner – Byron Young – Braden Fiske. Si Aaron Donald n’est plus là depuis un moment, le mouvement jeune pour le supplanter a totalement réussi, et un B.Young va devoir en surveiller un autre du coin de l’oeil.

https://images2.minutemediacdn.com/image/upload/c_crop,x_0,y_248,w_4646,h_2613/c_fill,w_1440,ar_1440:810,f_auto,q_auto,g_auto/images/GettyImages/mmsport/54/01js9tg8v4x8ndm7ntw3.jpgLe lanceur sait qu’il peut bénéficier d’un groupe de cibles talentueux mais aussi inexpérimenté que lui à ce niveau : le rookie Tetairoa McMillan a de suite répondu aux attentes d’un receveur #1, le sophomore Jalen Coker et le junior Xavier Legette alternent en soutien alors que le Tight End Tommy Tremble compense la blessure de Ja’Tavion Sanders. La couverture des visiteurs recèle elle aussi de potentiel avec Cobie Durant, Kamren Curl, Emmanuel Forbes Jr. – qui a bien rebondi à L.A. – ou Darious Williams – encore faudrait-il que ce dernier joue – avec une capacité à voler le cuir.

Mais surtout, les Cats sont là parce qu’ils peuvent s’appuyer sur un jeu au sol remarquable : Rico Dowdle est la machine qui permet d’enlever un peu de pression des épaules du lanceur ; Chuba Hubbard est davantage en retrait et il n’a plus la même efficacité mais il reste un élément important comme il l’a montré en Week 13. Les Rams sont les rois des stops (34.7% au total avec 55% au sol) derrière Nate Landman et la ligne défensive, mais ils avaient souffert il y a quelques semaines et devront s’assurer de ne pas vivre une redite.

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Les Cats peuvent-ils le refaire ? Cela demandera d’être sérieux, d’avoir un turnover differential encore une fois positif et de contrôler l’horloge avec un jeu au sol productif ; les Rams sont très forts pour profiter du moindre ballon volé (3.3 points marqués par turnover – 9e) alors que la défense sait limiter l’impact des ballons perdus (2.0 points encaissés par turnover – top NFL).

Les deux attaques sont douées pour scorer sur le premier drive, ce qu’elle avaient fait lors de la rencontre de saison régulière, donc il faudra surveiller si l’une des deux cale au démarrage ; les locaux ne peuvent se permettre de laisser les visiteurs partir devant. Attention également à l’impact des équipes spéciales de Los Angeles.

 

#7 Green Bay Packers @ #2 Chicago Bears

 

Date et Heure Française Dimanche 11 Janvier, 02:00
Lieu Soldier Field
Titre La belle… à tous les niveaux
Prévision Météo Risque de neige, 0-5°C
Saison régulière Week 14 : Green Bay 28-21
Week 16 : Chicago 22-16 (OT)

 

La 211e confrontation entre Packers et Bears est non seulement la belle entre deux équipes qui ont partagé la série cette saison dans deux matchs rocambolesques, mais c’est également – et seulement – la 3e confrontation en playoffs avec une victoire chacune ; Green Bay veut balayer cette défaite rageante en Week 14 alors que Chicago veut exorciser un autre démon, celui de la finale NFC 2010.

Stats GB Attaque CHI Défense
Points par match 23.0 16 24.4 23
Yards par match 332.6 15 361.8 29
Yards par passe tentée 7.9 6 7.2 28
Yards par course 4.1 24 5.0 29
Big Plays 62 12 72 30
Third Down % 48.780 2 40.838 22
Redzone TD % 57.627 14 56.140 15
Turnovers 13 3 33 1
Pressions 190 19 230 29
Sacks 29 7 35 22
Field Goal % 82.353 23 77.419 3
Extra Point % 92.857 27 97.727 23
Pénalités 6.2 15 5.6 27
Yards de pénalités 48.1 12 39.9 32
Temps de possession 29:18 21

La rareté des affrontements Packers-Bears en playoffs est magnifiée par le total, mais rappelons que les duels intra-divisions restent rare en playoffs : le record est 5, partagé entre Baltimore-Pittsburgh, Buffalo-Miami et NY Giants-Philadelphia. Mais ce n’est pas pour cela que les fans des Packers ont ardemment prié en Week 18 pour retourner à Soldier Field : c’est parce que la défaite au retour a été non seulement cruelle dans son déroulement, mais sans plusieurs titulaires absents au début… ou blessés au milieu.

https://images2.minutemediacdn.com/image/upload/c_crop,x_366,y_63,w_3961,h_2228/c_fill,w_720,ar_16:9,f_auto,q_auto,g_auto/images/GettyImages/mmsport/51/01jgw96rwhvz8s9kzhvf.jpgChicago n’ayant jamais battu Matt LaFleur dans un match que son lanceur titulaire a commencé et terminé, le repos de Jordan Love en Week 18 est porteur d’espoir pour les visiteurs ; mais on ne sait jamais, Malik Willis ferait bien d’être disponible. On n’a pas souvent parlé du #10, mais il a été d’une efficacité redoutable cette saison ; c’est juste que ses rares INTs ont fait du bruit (i.e. Cleveland) : ce n’est pas pour rien qu’il poste un QB Rating de 101.2 (6e).

Il opère derrière une ligne offensive qui a encore dû compenser les blessures, et qui espère avoir l’excellent Right Tackle Zach Tom pour ce match : le pass-rush des Bears est loin de faire peur mais Montez Sweat et Gervon Dexter peuvent surprendre, Grady Jarrett sera bien présent au coeur de l’unité, et c’est sur une telle action que Love avait subi sa commotion au retour.

https://atozsports.com/.image/w_3840,q_auto:good,c_limit/Mzk6MDAwMDAwMDAwMjcxOTAz/usatsi_27196220.jpg?arena_f_autoAvec un peu de chance, le Quarterback aura quasiment toutes ses armes à disposition : certes Tucker Kraft ne reviendra pas, mais on connaît l’impact de Christian Watson, Romeo Doubs va vouloir se racheter de l’onside kick fatal, Jayden Reed a des fourmis dans les jambes et le rookie Matthew Golden pourrait sortir de sa boîte. Chicago a activé Kyler Gordon alors que C.J. Gardner-Johnson va rater la rencontre ; Kevin Byard continue de mener une défense capable de voler le cuir à n’importe quel moment, mais elle est loin d’être inattaquable, notamment au milieu du terrain.

Le secteur terrestre a été moins efficace cette saison que la précédente dans le Wisconsin, la faute majoritairement aux soucis sur la ligne : Josh Jacobs reste une menace à chaque fois qu’il porte le cuir et Emanuel Wilson est un second qui a prouvé être capable ; Terrell Edmunds et ses partenaires ne devront pas leur laisser l’opportunité de faire avancer les chaînes, et continuer leur qualité dans les plaquages (6.7% de plaquages manqués – 12e).

Stats CHI Attaque GB Défense
Points par match 25.9 9 21.2 11
Yards par match 369.2 6 311.8 12
Yards par passe tentée 7.0 15 6.0 8
Yards par course 4.9 3 4.2 12
Big Plays 70 6 50 8
Third Down % 42.731 7 39.450 14
Redzone TD % 58.182 12 59.615 21
Turnovers 11 1 14 26
Pressions 165 11 309 12
Sacks 24 3 36 20
Field Goal % 84.615 18 87.879 20
Extra Point % 100.000 1 93.939 9
Pénalités 7.1 27 5.8 25
Yards de pénalités 57.1 25 51.0 16
Temps de possession 30:53 8

Tout n’est pas encore parfait à Chicago, mais c’est exactement ce que la franchise et les fans attendaient avec la venue de Ben Johnson : cela aide d’avoir la défense qui vole le plus de ballons de la ligue, mais l’offensive des Bears a fait un bond notable dans son efficacité et sa production.

https://static.clubs.nfl.com/image/upload/t_editorial_landscape_12_desktop/bears/rxydbvpumgiokz8mnfbmTout cela est bien résumé par la saison de Caleb Williams : 58.1%, 3942 yards (record de franchise), 6.9 yards par passe tentée, 27 TDs, 7 INTs et 1 fumble perdu + 3 TDs au sol ; le taux de complétion est encore trop bas (surtout dans une période où les meilleurs se mettent à naviguer autour des 70%), la moyenne reste perfectible mais les totaux positifs prouvent qu’il sait avant tout protéger le cuir (avec un peu de réussite sur les fumbles). Bonus, il n’a pas hésité à sortir de la poche pour prolonger les actions et il s’est même avéré être plus précis en mouvement qu’en tant que passeur classique ; ironique quand on se rappelle que c’est dans ces conditions qu’il a lancé l’INT fatale au match aller, mais cela ne change rien à l’oeuvre dans son ensemble.

Les Packers savent qu’ils vont devoir avant tout garder Williams en laisse s’ils veulent se donner le maximum de chances : le pass-rush a senti la blessure de Micah Parsons avec un Rashan Gary qui accumule pressions mais sans finir le travail. La protection de Chicago a largement bénéficié de l’arrivée de Joe Thuney mais elle ne devra pas s’endormir pour autant : si les jambes de Caleb aident à garder le taux de sack bas, récupérer Braxton Jones ne sera pas de trop pour aider.

https://static.www.nfl.com/image/upload/t_editorial_landscape_12_desktop/league/qot756isohsc00rm7ngvDu côté des cibles, aucun souci : Rome Odunze et DJ Moore sont aptes, mais la surprise est plutôt venue du Tight End Colston Loveland qui a terminé top team en réceptions, yards, ainsi qu’en TDs à égalité avec les deux précités ; le rookie s’est bien installé dans le système et se verrait bien faire du bruit en playoffs. Il faudra pour cela faire un peu mieux qu’au match retour où la défense de Green Bay avait fait un incroyable travail pendant 58 minutes : Trevon Diggs a été signé récemment pour aider Keisean Nixon et Carrington Valentine, mais la force des visiteurs est au poste de Safety avec Evan Williams, Xavier McKinney et Javon Bullard dans le slot (s’il joue car il est incertain).

Toutefois il ne faut pas se leurrer : Johnson voudra avant tout avancer par le sol pour contrôler le cuir et réduire le nombre de drives : il a ce qu’il faut avec le duo de coureurs D’Andre Swift – Kyle Monangai qui sont top-2 team en yards cumulés, Swift étant top team en TD cumulés (10). Les Packers sortent d’un match catastrophe contre Derrick Henry et les locaux vont vouloir imposer exactement la même chose, créant des brèches sur la ligne défensive, bloquant Quay Walker et Edgerrin Cooper, écoulant l’horloge.

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Est-il besoin de préciser que le turnover differential sera crucial et qu’il penche du côté des locaux ? Leur gameplan vient d’être énoncé et ne surprendra personne ; les visiteurs devront peu ou prou appliquer le même pour espérer l’emporter dans un match qui pourrait être pauvre en nombre de drives, rendant l’efficacité en redzone très importante (comme vous le voyez aucune des deux équipes ne s’y détache vraiment, mais récemment Green Bay a du mal à y marquer).

Les Packers devront être moins permissifs dans les deux fins de mi-temps (105 points dans les 2 dernières minutes – pire marque), et surtout bien plus efficaces en cas de ballons volés (1.1 point marqué par turnover – pire marque) ; la défense de Chicago, elle, doit être bien moins sujette aux big plays car Green Bay peut les générer et elle devra sortir une des meilleurs attaques sur 3e tentative.