Gameday : Wild Card Round de Dimanche

Gameday 2015

 

#6 Buffalo Bills @ #3 Jacksonville Jaguars

 

Date et Heure Française Dimanche 11 Janvier, 19:00
Lieu EverBank Stadium
Titre Les seeds dans le désordre
Prévision Météo Faible risque de pluie

 

Si on aurait pu imaginer voir la confrontation entre Buffalo et Jacksonville en Wild Card, on aurait probablement inversé les seeds ; mais voilà : les Bills ont subi le réveil de New England dans l’AFC East alors que les Jaguars ont profité de l’écroulement des Colts et des tâtonnements de début de saison des Texans pour ravir l’AFC South.

Stats BUF Attaque JAC Défense
Points par match 28.3 4 19.8 8
Yards par match 376.3 4 303.6 11
Yards par passe tentée 8.0 3 5.8 5
Yards par course 5.0 2 3.9 5
Big Plays 75 4 49 7
Third Down % 44.762 4 40.367 20
Redzone TD % 66.154 3 59.575 19
Turnovers 19 15 31 2
Pressions 162 8 343 7
Sacks 40 19 32 27
Field Goal % 90.476 8 83.333 12
Extra Point % 90.566 29 96.970 18
Pénalités 5.9 7 6.6 11
Yards de pénalités 49.9 16 58.9 4
Temps de possession 33:08 1

On ne peut pas forcément blâmer les Bills pour la perte de la division en disant qu’ils ont régressé puisqu’ils ont quasiment posté le même bilan qu’en 2024 (13-4), et même à 12-5 ils auraient largement remporté la division. On peut cependant pointer qu’ils auraient en effet pu résister un peu mieux à New England sans des défaites surprenantes à Atlanta ou Miami, deux matchs où l’attaque n’a pas eu son rendement habituel.

https://images2.minutemediacdn.com/image/upload/c_crop,x_0,y_0,w_4634,h_2606/c_fill,w_1440,ar_1440:810,f_auto,q_auto,g_auto/images/GettyImages/mmsport/16/01j7mqeqzr530n48fcch.jpgJustement, la tâche s’annonce compliquée pour les visiteurs et leur super-héros, Josh Allen : le Quarterback continue d’être un des joueurs les plus enthousiasmants à regarder, grâce à qui aucune situation n’est totalement irréversible, mais qui n’en reste pas moins humain. Il a totalisé 39 TDs cumulés cette saison et ses jambes permettent de masquer quelques déficiences dans la protection, mais qui ne pourront pas toujours le protéger du super-vilain ex-homonyme Josh Hines-Allen.

N’importe quel auteur de comics en feraient des jumeaux séparés à la naissance (le fameux good twin/evil twin), nous nous contenterons de dire que le pass-rusher a été une machine avec 94 pressions (2e) dont 8 sacks. Les Jags ne sont pas des sackeurs fous, mais Hines-Allen ou Arik Armstead restent dangereux, et surtout ils n’ont pas intérêt à avoir les oeillères : il faut avant tout contenir Allen dans la poche.

https://images2.minutemediacdn.com/image/upload/c_crop,x_0,y_0,w_5996,h_3372/c_fill,w_720,ar_16:9,f_auto,q_auto,g_auto/images/ImagnImages/mmsport/jaguar_report/01k4t5e8s0bgx2tztpej.jpgSi on l’a dit une fois on l’a dit une centaine de fois, le groupe de cibles reste le talon d’Achille de l’escouade de l’état de New York : Khalil Shakir est la seule cible écartée un peu crédible, le reste étant fait par le duo de Tight Ends Dawson Know – Dalton Kincaid ; un sacré duo certes, mais un peu de soutien d’un Keon Coleman trop discret ne ferait pas de mal, surtout si Josh Palmer ne peut pas jouer. On sait que Buffalo adore courir (50.6% de courses – 2e), néanmoins l’équilibre est important, et il sera difficile à atteindre contre une couverture qui est un vrai moulin à vent avec 107 passes défendues soit 16.9% des tentatives (top NFL). Cela démarre – croyez-le ou non – avec les Linebackers Foye Oluokun (11 passes défendues) et Devin Lloyd (5 INTs) au coeur de la défense pour continuer avec Montaric Brown (12 passes défendues), Jourdan Lewis, Antonio Johnson (5 INTs) ou Jarrian Jones ; certains connus, d’autres moins, et un ensemble cohérent qui ne va pas faciliter la vie d’Allen.

Cependant, Oluokun sait que ce n’est pas dans les airs qu’on va l’attendre : la meilleure attaque au sol de NFL débarque avec Allen et James Cook III, leader NFL en yards au sol (1621) : les deux ont scoré 26 des 30 TDs (top NFL) et ils comptent bien dominer balle en main. Cela ne sera pas évident du tout contre la défense qui concède le moins de yards au sol pour un affrontement qui va être crucial dans le contrôle de l’horloge.

Stats JAC Attaque BUF Défense
Points par match 27.9 6 21.5 12
Yards par match 337.4 11 293.1 7
Yards par passe tentée 7.2 11 5.8 3
Yards par course 4.0 27 5.1 30
Big Plays 66 8 51 10
Third Down % 39.171 19 41.379 24
Redzone TD % 61.765 10 59.575 19
Turnovers 18 13 20 15
Pressions 208 26 282 19
Sacks 41 20 36 20
Field Goal % 88.235 12 92.000 26
Extra Point % 98.039 9 91.892 6
Pénalités 7.5 29 4.9 32
Yards de pénalités 63.5 30 43.0 30
Temps de possession 31:25 5

C’est peu dire que la première saison de Liam Coen à la tête de Jacksonville a été une réussite : il a balayé le mauvais souvenir du crash de la dernière saison de Doug Pederson (4-13) et il a même réussi à amener la franchise à des hauteurs qu’elle n’avait plus connues depuis 1999 (14-2) ; à la différence qu’à l’époque ce bilan avait été suffisant pour être seed #1 en AFC, et que cette fois les Jags doivent se « contenter » du #3 pour une petite défaite de plus que Denver et New England.

https://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AA1TtHSy.img?w=768&h=432&m=6Peu importe, les fans attendent surtout que le soufflé ne retombe pas comme en 2017, et que cette fois l’équipe puisse rester parmi les meilleures. Pour cela, il faut que l’attaque conserve le rythme de la deuxième moitié de saison, ce qui veut dire que Trevor Lawrence doit continuer sur sa lancée actuelle : le joueur a toujours paru sympathique mais sans plus depuis sa draft ; c’était encore le cas en 2025 jusqu’à un déclic post-bye week. Depuis, Lawrence est sur un rythme de MVP, ressemblant de plus en plus à son alter-ego du jour, passant, courant, marquant, et réduisant les boulettes (29 TDs pour 12 INTs + 9 TDs au sol).

La ligne offensive pourrait probablement faire un peu plus pour l’assister – elle espère avoir le Offensive Tackle Cole Van Lanen pour le match – face à un pass-rush des Bills qui reste toujours en forme de point d’interrogation : on sait que le front-4 peut sortir les crocs avec Greg Rousseau, Ed Oliver et Joey Bosa, mais il a du mal à être performant sur la durée.

https://images2.minutemediacdn.com/image/upload/c_crop,x_0,y_499,w_5566,h_3130/c_fill,w_720,ar_16:9,f_auto,q_auto,g_auto/images/ImagnImages/mmsport/bills_central/01jw6p0sj0sk06z5nq62.jpgChez les cibles, la belle surprise est venue de Parker Washington qui a éclos en même temps que Lawrence, devenant son receveur préféré (top team en réceptions et yards), mais il est assez révélateur de voir que le top team en TDs à la réception est… Travis Etienne Jr. ; surtout quand on a Brian Thomas Jr. à côté. L’ajout de Jakobi Meyers a été positif sans oublier le fiable Tight End Brenton Strange, toutefois il faudra que l’ensemble ait de meilleurs mains : Lawrence a été le Quarterback le plus impacté par les drops avec 45. La couverture des Bills a fait une bonne saison avec une grosse astérisque : Christian Benford mène une arrière-garde où Tre’Davious White a fait un retour remarqué parmi l’excellent Taron Johnson et le duo de Safeties Cole Bishop – Jordan Poyer ; l’ensemble est très cohérent, surtout en rajoutant Matt Milano devant eux.

L’astérisque en question, c’est le playcall adverse (47.4% de courses – 5e) ; la défense aérienne n’a pas été la plus testée de la ligue car la défense terrestre a connu de gros soucis toute l’année. Ce n’est pas du tout une bonne nouvelle quand on se rappelle que les Jags ont surtout avancé par le sol en début d’année avec Etienne secondé par Bayshul Tuten ; il a perdu un peu d’envergure par la suite, mais il reste extrêmement dangereux si vous lui laissez l’opportunité avec notamment un Etienne redoutable après contact. Terrel Bernard ne sera pas là, ce qui affaiblit un groupe qui ne peut déjà pas permettre de se faire marcher dessus sous peine de voir les locaux contrôler le temps, et leur superhéros couper les citrons sur le banc de touche.

https://www.hollywoodreporter.com/wp-content/uploads/2026/01/NFL-Buffalo-Bills-vs.-Jacksonville-Jaguars-GettyImages-2174059339-H-MAIN-2026.jpg?w=1296&h=730&crop=1

Nous avons deux défenses aux antipodes entre celle des Jags qui forcent les adversaires à passer pour suivre et celle de Buffalo qui permet trop de courses ; il va sans dire que la première chose est bonne, la deuxième l’est beaucoup moins. Même si Lawrence est sur une excellente série, les visiteurs doivent fermer la porte au sol avant d’espérer quoi que ce soit d’autre.

Les Bills aiment démarrer au quart de tour (68 points sur premier drive – top NFL) alors que Jacksonville est un diesel (27 points sur premier drive – 25e), ce qui pourrait mettre les locaux en danger rapidement ; vous ne voulez pas entrer dans un Match Maboul contre SuperAllen et une attaque qui score énormément après la pause (15.9 points en 2e mi-temps – top NFL). Ce sera une vraie bataille de possession (regardez les temps) qui pourrait, qui sait, basculer sur les équipes spéciales : celles de Buffalo ont marqué un TD, celles de Jacksonville deux.

 

#6 San Francisco 49ers @ #3 Philadelphia Eagles

 

Date et Heure Française Dimanche 11 Janvier, 22:30
Lieu Lincoln Financial Field
Titre Les « trois » derniers finalistes NFC
Prévision Météo Risque de pluie, 0-5°C

 

Voici une affiche de Wild Card qui met aux prises les « trois » derniers représentants de la conférence « bleue » au Super Bowl : après une saison 2024 pourrie par les blessures, San Francisco (2023) a eu les mêmes soucis mais davantage de ressources pour tenir bon, manquant d’une victoire le seed #1 ; Philadelphia (2022, 2024) est le champion en titre qui espère faire le doublé après avoir fait celui de NFC East.

Stats SF Attaque PHI Défense
Points par match 25.7 10 19.1 5
Yards par match 351.4 7 314.2 13
Yards par passe tentée 7.5 9 5.9 7
Yards par course 3.8 30 4.3 16
Big Plays 55 15 52 11
Third Down % 49.765 1 40.529 21
Redzone TD % 65.151 5 53.061 9
Turnovers 22 20 21 10
Pressions 185 17 383 2
Sacks 27 5 42 12
Field Goal % 91.667 7 82.857 11
Extra Point % 90.909 28 90.323 3
Pénalités 4.9 2 5.4 29
Yards de pénalités 38.3 3 46.9 25
Temps de possession 30:38 9

Comment expliquer que les 49ers aient de nouveau été ravagés par les pépins physiques, mais que cette fois ils ont réussi à s’en sortir ? Après tout quand on jette un oeil aux statistiques des deux côtés du ballon, on a du mal à croire que cette équipe a failli décrocher la tête de sa division et de la conférence. Néanmoins, les blessures ont frappé un peu moins de joueurs stars, les remplaçants ont fait un bon travail, un retour dans le coaching staff a également eu son importance et il y a eu plus de solidité dans les matchs à une possession.

https://a.espncdn.com/combiner/i?img=%2Fphoto%2F2023%2F1017%2Fr1239694_1296x729_16%2D9.jpgLes deux premiers points se voient en attaque dans le poste essentiel : Brock Purdy a manqué presque une moitié de saison, mais Mac Jones a été solide en intérim, menant l’équipe à un bilan de 5-3 et l’empêchant de plonger complètement. Le retour des Sidérantes Aventures de Mr. Purdy a été essentiel même s’il a subi la loi de Seattle à la fin, et il doit se préparer à affronter une défense aérienne de Philly qui a encore été performante.

Tout démarre devant, et c’est pourquoi la présence du vétéran Offensive Tackle Trent Williams serait si importante pour les visiteurs : s’il ne s’aligne pas, c’est le signal pour le pass-rush des Eagles qu’il y a une opportunité de presser le #13 ; on est loin de la curée des années précédentes, mais les jeunes talents comme Moro Ojomo (6 sacks) ou Jalyx Hunt (top team avec 6.5 sacks) mènent désormais le bal devant Jaelan Phillips (top team avec 68 pressions) et le Gang de Georgia qui est toujours présent. Tout le monde met la main à la pâte et le résultat n’en est que plus dangereux pour les adversaires.

Normalement, c’est dans ce paragraphe que nous parlons des cibles, mais en ce qui concerne San Francisco, autant passer directement à Christian MCaffrey : R&R CMC a fait toute la saison contrairement à 2024, ce qui est une des explications de la bonne tenue des 49ers malgré les blessures. Autant vous donner les stats brutes directement : 413 touches (top NFL) soit 47% de l’attaque (top NFL) pour 2126 yards (2e) soit 34.7% de l’attaque (2e), 17 TDs (3e) soit 35.4% de l’attaque (3e), 120 first downs (top NFL) et 21 plaquages cassés ; il faut remonter en 2006 pour retrouver un joueur à 400+ touches avec la saison monstrueuse de Larry Johnson (457). Il a fini top team en réceptions avec quasiment le double du 2e (102 vs. 55) : autant dire qu’il mériterait d’avoir son propre Cornerback en couverture, par exemple Cooper DeJean dans le slot.

Cependant, attention à ne pas négliger le reste : Jauan Jennings a été le meilleur marqueur (9) et George Kittle est toujours là ; Ricky Pearsall est incertain mais il peut également apporter avec Kendrick Bourne ou le surprenant Tight End Jake Tonges. Il ne faut donc pas se focaliser trop souvent sur le #23, mais on peut faire confiance à Quinyon Mitchell, Adoree Jackson, Reed Blankenship voire Zack Baun si besoin : aucun n’a autorisé plus de 2 TDs en couverture et Mitchell est même descendu à 44.3% (4e) de complétion.

Bien entendu, CMC sera aussi porteur du cuir même si on remarque qu’il n’a pas eu un rendement fantastique à 3.9 yards par course ; l’attaque terrestre de Californie peut être un bon pendant mais elle ne prend plus le contrôle des matchs comme auparavant. Les Eagles devront néanmoins de méfier car c’est leur point faible : Baun a été un peu moins dominateur dans ce compartiment avec un peu plus de plaquages manqués, Jordan Davis a fait un sacré ménage mais l’absence de Jalen Carter s’est également faite sentir.

Stats PHI Attaque SF Défense
Points par match 22.3 19 21.8 13
Yards par match 311.2 24 340.2 20
Yards par passe tentée 7.0 14 6.8 21
Yards par course 4.2 23 4.3 20
Big Plays 50 25 50 8
Third Down % 37.143 24 40.104 19
Redzone TD % 70.454 1 53.846 12
Turnovers 15 4 16 23
Pressions 163 10 240 28
Sacks 35 12 20 32
Field Goal % 74.074 31 66.667 1
Extra Point % 97.619 12 97.368 20
Pénalités 6.9 22 6.3 17
Yards de pénalités 63.1 28 43.2 29
Temps de possession 29:57 16

Les locaux ont enfin réalisé ce que personne n’avait fait depuis 20 ans dans la division, à savoir la remporter deux fois de suite, ils sont les champions en titre, certes ils ne sont pas seeds #1 ou #2 mais ils ont au moins un match à domicile en playoffs, ils reçoivent une équipe qu’ils avaient éliminé en finale NFC 2022 pour atteindre le Super Bowl bien qu’il ne faille pas la sous-estimer vu qu’elle était à une victoire de se reposer ce week-end, donc cela pourrait être pire n’est-ce pas ? Non seulement vous ne connaissez pas les fans des Eagles, mais pour le coup ils auraient raison de ronchonner : si la défense a tenu la route, l’attaque est un grand sujet de débat en Pennsylvanie avec le remplacement de Kellen Moore par Kevin Patullo.

https://static01.nyt.com/athletic/uploads/wp/2025/10/08125754/GettyImages-2196093131-scaled.jpg?width=1200&height=900&fit=coverLes choses se sont améliorées sur la fin de saison mais les doutes restent, et cela peut se voir dans les stats de Jalen Hurts : davantage de TDs (25) car davantage de passes (454), une protection du cuir égale (10 turnovers), un taux de complétion (64.8%) et une moyenne par passe tentée (7.1) en baisse. Bref, cela n’a pas été aussi efficace qu’en 2024 pour plusieurs raisons : l’une d’entre elles a été une ligne offensive également moins conquérante car touchée par les absences à l’image de Lane Johnson qui est incertain. Alors certes, vous ne verrez aucun fan de San Francisco pleurer étant donné qu’ils ont perdu Nick Bosa et Mykel Williams cette saison, ce qui explique le manque cruel de pass-rush dans les stats ci-dessus : il y a un vrai risque que Hurts ait tout le temps dont il ait besoin pour trouver ses cibles.

Puisque nous sommes sur le sujet, tout va mieux avec A.J. Brown : lorsque l’attaque était méconnaissable, elle n’arrivait plus à se connecter avec le Cyborg ; il a fini par rattraper son collègue DeVonta Smith à tel point que les deux postent des stats très proches (77 réceptions et 1008 yards pour Smith, 78 réceptions et 1003 yards pour Brown). Le duo a scoré 11 TDs soit autant que la troisième cible, un Dallas Goedert confirmant (si besoin) son importance dans le jeu aérien et dans la redzone.

https://images2.minutemediacdn.com/image/upload/c_crop,x_0,y_457,w_1135,h_638/c_fill,w_720,ar_16:9,f_auto,q_auto,g_auto/images/GettyImages/mmsport/42/01k4wsz73x3w0gyvaw12.jpgLes 49ers devront donc se méfier d’une offensive aérienne qui a repris du poil de la bête car avec un pass-rush déficient, la couverture a logiquement souffert (un QB Rating adverse de 100.5 – 27e) : avoir Renardo Green incertain serait un plus et le rookie Upton Stout est une belle trouvaille dans le slot, mais cela peut-il suffire malgré les efforts de Deommodore Lenoir ou Jy’Air Brown ?

Autre problème chez les locaux, qui découle des petits soucis de ligne : Saquon Barkley n’a pas été le rouleau-compresseur attendu, même s’il n’a rien perdu de sa capacité à retourner un match sur une action et à casser 18 plaquages ; il n’a pas à rougir de terminer à 317 touches pour 1413 yards et 9 TDs, mais les 4.3 yards par occasion prouvent bien qu’il y a eu moins d’efficacité globale. San Francisco devra néanmoins continuer de le surveiller de près, surtout sans Fred Warner dont le retour est programmé pour (peut-être) la finale NFC ; Dee Winters a pris le relais avec sérieux, mais il est très souvent visé, il rate quelques plaquages, et de manière générale on ne peut pas lui demander d’avoir la même influence que Warner.

https://www.mercurynews.com/wp-content/uploads/2023/12/SJM-49ERS-12.jpg?w=560

Il serait tentant de réduire ce match à une opposition entre CMC et Barkley, mais avec les soucis de pass-rush de San Francisco et une défense de Philly qui va avant tout se concentrer à stopper le #23, les deux passeurs vont avoir du travail. Si les Eagles sont donnés favoris, ils vont néanmoins de voir sortir une attaque californienne top NFL avec 49.8% sur 3e tentative, 56% des actions dans le terrain adverse et 43.5% des drives terminant en redzone.

Ils vont eux-mêmes devoir monter de longs drives vu leur manque d’explosivité et la capacité des visiteurs à les réduire. Ironiquement, les deux équipes sont aptes à démarrer vite avec la même stat de 52 points (6e) sur premier drive dont 7 TDs (2e) mais Philly plonge après la pause (9.9 points en 2e mi-temps – 26e), forçant sa défense à tenir bon. Bref, cela ne sera pas une promenade de santé.

 

#7 Los Angeles Chargers @ #2 New England Patriots

 

Date et Heure Française Lundi 12 Janvier, 02:00
Lieu Gillette Stadium
Titre Dans l’ombre de Denver
Prévision Météo Risque de neige, 0-5°C

 

Jim Harbaugh et Mike Vrabel ont redressé des franchises qui en avaient bien besoin avec une méthode connue des deux entraîneurs : on défend, on court et on fait son travail. Ils ont néanmoins dû composer avec les Broncos tous les deux : les Chargers n’ont jamais réussi à les rattraper pour la division, et les Patriots n’ont jamais réussi à les rattraper pour la conférence.

Stats LAC Attaque NE Défense
Points par match 21.6 20 18.8 4
Yards par match 333.8 12 295.2 8
Yards par passe tentée 6.9 16 6.2 12
Yards par course 4.4 13 4.2 13
Big Plays 55 15 52 11
Third Down % 45.817 3 38.500 12
Redzone TD % 47.368 29 67.500 30
Turnovers 21 17 19 19
Pressions 283 32 304 14
Sacks 60 29 35 22
Field Goal % 92.683 5 82.609 10
Extra Point % 97.143 13 94.286 10
Pénalités 6.1 12 6.4 14
Yards de pénalités 46.3 8 48.3 24
Temps de possession 32:32 2

Les Bolts arrivent à ce Wild Card avec un sentiment probablement mitigé : ils ont eu un début de saison compliqué mais ils ont su se remobiliser pour enchaîner les bons résultats autour de la bye week, y compris deux victoires d’affilée sur les finalistes 2024, ce qui leur a permis de se qualifier pour les playoffs en avance de phase ; le souci, c’est qu’ils ont pris une baffe à Jacksonville et qu’ils ont perdu contre Houston, deux des qualifiés en AFC (oublions le dernier match contre Denver avec les remplaçants).

https://s7d2.scene7.com/is/image/TWCNews/chargers-giants-AP25271706027604À chaque fois, l’attaque n’a pas réussi à tenir la distance, mais c’est rarement à cause de Justin Herbert : le #10 a lutté contre les blessures – les siennes et celles autour de lui – pour faire avancer l’attaque, et il n’y est pas toujours parvenu, forçant parfois les décisions à l’image de ses 13 INTs. S’il ne faut retenir qu’une seule stat de sa saison, ce sont les 54 sacks (2e pire total) : vous l’avez deviné, il a dû composer avec une ligne offensive dont seuls deux éléments ont fait la saison complète, Zion Johnson et Bradley Bozeman.

Rashawn Slater n’est même pas sorti des starting blocks, blessé en présaison, Joe Alt a joué à peine un mois, et c’était retour au duo Trey Pipkins – Jamaree Salyer avec des passages compliqués pour Austin Deculus ; autant dire que le pass-rush de New England n’est peut-être pas le plus foudroyant de la ligue, mais Christian Barmore est là, Milton Williams est revenu au bon moment à l’intérieur, Harold Landry reste un vétéran fiable s’il peut s’aligner (8.5 sacks) et K’Lavon Chaisson s’est refait une santé inespérée (7.5 sacks).

https://985thesportshub.com/uploads/2025/02/USATSI_24913265_168416018_lowres-1_1739301574_.jpg?format=auto&optimize=high&width=1440Herbert sait qu’il peut s’appuyer sur un groupe de cibles où personne ne domine outrageusement les autres : certes sans surprise Keenan Allen a été le plus visé (122 pour 81 réceptions, 777 yards et 4 TDs) et Ladd McConkey a été le plus productif (789 yards et 6 TDs), mais c’est Quentin Johnston qui a été le plus explosif et scoreur (735 yards à 14.4 de moyenne et 8 TDs) pendant que le rookie Tight End Oronde Gadsden a gentiment pris sa place (664 yards et 3 TDs). Ce quatuor est intéressant si le Quarterback a le temps de lancer, et il n’est pas totalement impossible de progresser contre une couverture où Christian Gonzalez est inestimable et Jaylinn Hawkins sait attraper le ballon (4 INTs), mais Marcus Jones ou le rookie Craig Woodson ont autorisé un peu trop de TDs (7 chacun).

La composante terrestre a été un bon soutien pour Herbert et devra de nouveau l’être pour ce match : Omarion Hampton a été freiné par les blessures mais Kimani Vidal a su prendre le relais, et les deux forment un duo efficace pour porter le cuir ; le premier est notamment redoutable à arrêter avec 15 plaquages cassés, ce qui est justement une des forces des Patriots (5.5% de plaquages manqués – top NFL). Robert Spillane s’est notamment fait remarquer par 2 INTs, mais il mène un front-7 actif dans une ligne de Linebackers sous-cotée qui compte Christian Elliss et Jack Gibbens ; tout ce petit monde devra répondre présent pour forcer Herbert à s’exposer derrière sa protection poreuse.

Stats NE Attaque LAC Défense
Points par match 28.8 2 20.0 9
Yards par match 379.4 3 285.2 5
Yards par passe tentée 8.9 1 6.1 10
Yards par course 4.4 14 4.3 18
Big Plays 82 1 41 2
Third Down % 42.929 6 35.176 5
Redzone TD % 57.143 17 46.939 4
Turnovers 16 9 23 7
Pressions 171 13 292 16
Sacks 48 23 45 10
Field Goal % 84.375 19 88.889 22
Extra Point % 96.364 19 93.750 8
Pénalités 5.9 7 5.9 24
Yards de pénalités 50.2 17 48.7 22
Temps de possession 31:17 6

S’il est vrai que la défense des Patriots a lentement plongé après la dernière qualification en playoffs (2021), c’est surtout l’attaque qui est tombée dans un cratère, au point que les deux dernières saisons ont été très difficiles à regarder de ce côté du ballon du côté de la Nouvelle-Angleterre. C’est d’abord par là que la franchise a reconstruit son succès grâce au retour d’un Coordinateur au succès prouvé, la maturation d’un lanceur sophomore, les ajouts d’un coureur rookie remuant et d’un Tackle solide pour aider la ligne déficiente, ainsi que la signature d’une arme aérienne inestimable.

https://i.ytimg.com/vi/I4jrm2JRpxw/hq720.jpg?sqp=-oaymwEhCK4FEIIDSFryq4qpAxMIARUAAAAAGAElAADIQj0AgKJD&rs=AOn4CLA_HidYhHDbzJgwjXhMb674vR7ihQPersonne ne niera que la réintégration de Josh McDaniels a fait du bien à l’ensemble de l’escouade et a notamment permis à Drake Maye de non seulement confirmer les bonnes choses vues en 2024, mais carrément de se poser en candidat pour le MVP : 72% (top NFL), 4394 yards (4e), 8.9 yards par passe tentée (top), 31 TDs (3e) + 4 TDs au sol, 8 INTs et 3 fumbles pour un QB Rating de 113.5 (top). Maye est devenu peut-être le meilleur passeur longue distance de la ligue, ayant distribué plusieurs bombes d’une précision chirurgicale tout au long de la saison pour 9 TDs, 1 INT et un QB Rating de 132.7 (top).

Il a encore tendance à tenir la balle ce qui lui coûte un peu trop de sacks (47) et donne l’impression que sa protection n’a pas été suffisamment solide : pourtant la draft de Will Campbell et les signatures des vétérans Garrett Bradbury et Morgan Moses ont fait du bien ; ils auront fort à faire face au jeune talent Tuli Tuipulotu (70 pressions dont 13 sacks) qui a supplanté Joey Bosa aux côtés de Khalil Mack et de l’ex-Raven Odafe Oweh. L’émergence du troisième année a été très importante et il aura une grande part à jouer pour ne pas laisser Maye trop confortable dans la poche.

https://static01.nyt.com/athletic/uploads/wp/2024/12/01201241/GettyImages-2187750383.jpg?width=1200&height=1200&fit=coverL’arrivée de Stefon Diggs a été plus que précieuse : 85 réceptions pour 1013 yards et 4 TDs ; il a permis d’apporter du star power à un groupe qui avait une certaine qualité mais qui avait besoin d’un leader pour éclore complètement. Hunter Henry le mène avec 7 TDs alors que Kayshon Boutte est le dragster de service (incertain) devant Mack Hollins et DeMario Douglas en renfort. Le duel promet contre une arrière-garde qui est intransigeante (un QB Rating adverse de 75.0 – top NFL) et prompte à voler le cuir (19 INTs – 3e) : Derwin James patrouille toujours dans une unité qui a comporte des talents comme Tarheeb Still ou Donte Jackson sans oublier le Linebacker polyvalent Daiyan Henley ; Cam Hart, le plus visé, est probablement le maillon un peu plus faible que Maye voudra tester.

Autre rookie qui a percé pour les locaux, le coureur TreVeyon Henderson : il a pris le leadership suite aux problèmes initiaux de Rhamondre Stevenson avec les fumbles, et il ne l’a plus lâché par la suite, compilant 1132 yards et 10 TDs (tops team) , Stevenson n’a pas été en reste avec 948 yards et 9 TDs, et les deux sont aussi aptes à casser les plaquages (30 à eux deux). Sans surprise le playcall de McDaniel est équilibré grâce à toutes ces armes, et les Bolts devront s’assurer, Heinley en tête, que les coureurs ne prennent pas le contrôle du match ; la défense contre la course de Los Angeles n’autorise pas beaucoup de yards, mais la moyenne est un peu haute quand même.

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Les questions de ce match sont assez simples : les coureurs des visiteurs peuvent-ils prendre suffisamment de charge pour ne pas trop exposer Herbert ? Ceux des locaux peuvent-ils prendre suffisamment de charge pour monopoliser l’horloge ? Vous voyez que cette rencontre va être une guerre de possession, notamment sur 3e tentative, entre deux équipes qui aiment avoir la balle en main. New England voudra prendre l’avantage tôt et devra se méfier de sa manie de disparaître en dernière période (5.3 points en 4e quart-temps – 27e) ; c’est même plus brutal que cela avec seulement 39.6% des points marqués après la pause (pire marque), indiquant que la défense a dû faire un gros travail pour garder les résultats.

Le duel en redzone va également être intéressant car c’est une des failles de la défense de Vrabel, mais l’attaque de Californie a un grand mal à convertir, ce qui pourrait être fatal si le match est limité en possessions. L’arme fatale de Maye, la passe longue, sera testée contre une défense qui en autorise très peu (34 – 2e) ; saura-t-il être patient si besoin ? Enfin, du côté des équipes spéciales, si Cameron Dicker a l’avantage côté Kicker, les retours des Pats ont été énormes avec 3 TDs dont 2 de Marcus Jones.