Gameday : Divisional Round de Samedi
#6 Buffalo Bills @ #1 Denver Broncos
| Date et Heure Française | Samedi 17 Janvier, 22:30 |
| Lieu | Empower Field at Mile High |
| Titre | Superman à 1609 mètres |
| Prévision Météo | Ciel dégagé, 0-5°C |
Les Bills ont écarté les Jaguars en Wild Card et ils ont gagné le droit de se diriger vers Mile High où les attendent des Broncos au sommet de la conférence ; une montagne de plus à gravir pour l’homme de Krypton, NY, et celle-là ne va pas être simple du tout.
| Stats | BUF Attaque | DEN Défense | ||
| Points par match | 28.3 | 4 | 18.3 | 3 |
| Yards par match | 376.3 | 4 | 278.2 | 2 |
| Yards par passe tentée | 8.0 | 3 | 5.4 | 1 |
| Yards par course | 5.0 | 2 | 3.9 | 3 |
| Big Plays | 75 | 4 | 45 | 4 |
| Third Down % | 44.762 | 4 | 33.755 | 2 |
| Redzone TD % | 66.154 | 3 | 42.553 | 1 |
| Turnovers | 19 | 15 | 14 | 26 |
| Pressions | 162 | 8 | 390 | 1 |
| Sacks | 40 | 19 | 68 | 1 |
| Field Goal % | 90.476 | 8 | 94.872 | 31 |
| Extra Point % | 90.566 | 29 | 88.889 | 1 |
| Pénalités | 5.9 | 7 | 6.9 | 7 |
| Yards de pénalités | 49.9 | 16 | 49.6 | 18 |
| Temps de possession | 33:08 | 1 | – | – |
Josh Allen a encore pris des coups mais il a encore réussi à mener son équipe à la victoire, et désormais c’est la terrifiante défense de Denver qui se dresse devant lui… et elle réussit tout cela, vous le voyez, sans être particulièrement adepte dans l’art de voler le ballon. Ce n’est pas une raison pour leur redonner et les visiteurs vont devoir avancer avec prudence mais aussi du rythme pour ne pas tomber trop en retard dans les downs et les distances.
Pour cela, Allen devra avant tout se méfier de celui qu’on ne présente plus, à savoir le pass-rush des Broncos : on parle évidemment du duo Nik Bonitto (71 pressions dont 14 sacks) – Jonathon Cooper (48 pressions dont 8 sacks), mais le top team en pressions est en réalité un Zach Allen qui vient seulement d’être reconnu à sa juste valeur (70 pressions dont 7 sacks) ; ajoutez John Franklin-Meyers et ses 7.5 sacks pour la charge initiale et les contributions amenées par les blitz de Vance Joseph (30.1% de blitz – 6e), et vous avez une machine à broyer les lanceurs diablement efficace.
Et c’est bien là que le bât va blesser pour les visiteurs : certes la protection peut avoir ses moments de faiblesse, mais surtout le corps de receveurs d’Allen vient de prendre deux claques de plus avec les blessures graves de Gabe Davis et Tyrell Shavers. Le retour de Curtis Samuel arrive à point nommé, Khalil Shakir va encore voir du ballon, Dalton Kincaid – Dawson Knox vont être surveillés de près, et Brandin Cooks serait bien avisé de ressortir de sa boîte contre une couverture démoniaque : Pat Surtain continue de dominer, Ja’Quan McMillian est efficace dans le slot et Riley Moss ressemble toujours beaucoup à un maillon faible jusqu’à ce qu’il dévie une passe importante (top NFL avec 19 passes défendues) ; c’est un peu plus nébuleux au poste de Safety avec la blessure de l’excellent Brandon Jones, plus apte en couverture que Talanoa Hufanga.
Jacksonville avait plutôt bien contenu l’offensive terrestre d’Allen et James Cook, et Denver propose une opposition également redoutable : c’est là que Hufanga se distingue le plus, alors qu’Alex Singleton patrouille derrière une ligne active où D.J. Jones est une force difficile à désarçonner. Et encore, nous n’avons cité que les fers de lance, mais tout le monde s’y met dès qu’il s’agit de freiner les coureurs adverses (220 run stops soit 55% des courses – 2e) : le duel au sol ne va donc pas seulement se limiter aux tranchées.
| Stats | DEN Attaque | BUF Défense | ||
| Points par match | 23.6 | 14 | 21.5 | 12 |
| Yards par match | 342.6 | 10 | 293.1 | 7 |
| Yards par passe tentée | 6.4 | 29 | 5.8 | 3 |
| Yards par course | 4.4 | 15 | 5.1 | 30 |
| Big Plays | 55 | 15 | 51 | 10 |
| Third Down % | 41.202 | 11 | 41.379 | 24 |
| Redzone TD % | 57.895 | 13 | 59.575 | 19 |
| Turnovers | 17 | 11 | 20 | 15 |
| Pressions | 153 | 3 | 282 | 19 |
| Sacks | 23 | 1 | 36 | 20 |
| Field Goal % | 87.500 | 14 | 92.000 | 26 |
| Extra Point % | 100.000 | 1 | 91.892 | 6 |
| Pénalités | 7.3 | 28 | 4.9 | 32 |
| Yards de pénalités | 67.6 | 32 | 43.0 | 30 |
| Temps de possession | 31:03 | 7 | – | – |
Stats qui ne surprendront personne ayant jeté un coup d’oeil aux Broncos cette saison : ils sont top NFL en matchs joués à une possession (13), victoires à une possession (11), victoires acquises en deuxième mi-temps (7) et victoires acquises en dernier quart-temps (5). Cette réussite est renforcée par le fait que Denver a gagné plus en marquant moins et en encaissant autant qu’en 2024 ; ironiquement, ce n’est pas sans rappeler la saison des rivaux Chiefs l’année dernière, rappelant que c’est une « qualité » qui a tendance à ne pas survivre d’une saison sur l’autre.
Toujours est-il que la route du Super Bowl passe en haute altitude, mais cela n’a pas forcément donné des ailes au jeu aérien : si Bo Nix avait montré de belles promesses en 2024, on peut rester un peu circonspect après 2025 : à l’image de l’escouade, il a souvent tâtonné pendant trois périodes avant de prendre feu sur la fin. Sa ligne offensive continue d’assurer une excellente protection – et les jambes du Quarterback aident si cela n’arrive pas – ce qui sera le premier obstacle pour les visiteurs : Greg Rousseau s’est montré contre les Jags mais il a été un peu seul et l’adversaire est solide. Récupérer Ed Oliver pourrait aider, mais n’est-il pas trop rouillé après son passage sur IR.
Un peu à l’image de son alter-ego du jour, Nix pourrait bénéficier d’un peu plus d’aide de la part de ses cibles qui, par exemple, ont cumulé 43 drops (2e) soit 7.4% des tentatives (3e). Malgré sa production, Courtland Sutton (1017 yards et 7 TDs) reste coutumier du fait (8 drops), et Evan Engram n’a même pas la même excuse pour mitiger son problème de mains (461 yards et 8 drops). L’émergence de Troy Franklin est sympathique (709 yards et 6 TDs) mais parfois cela manque un peu d’envergure, et la couverture de Buffalo doit maintenir cet état de fait ; Tre’Davious White semble avoir trouvé une machine à remonter le temps, à lui de continuer d’en profiter surtout avec Jordan Poyer absent.
L’attaque terrestre des locaux a un peu de mal depuis que JK Dobbins a subi sa blessure au pied : le rookie RJ Harvey n’a pas eu la même efficacité (3.7 yards par course) mais il a été une machine à marquer (12 TDs cumulés) et il aura une vraie chance de faire des dégâts face à une défense dont on connaît les failles dans le secteur et qui pourrait encore manquer Terrel Bernard.

Buffalo a rappelé au tour précédent être une équipe de deuxième mi-temps et Denver est une équipe de dernier quart-temps, donc sautez la première mi-temps, rien d’intéressant ne s’y passera.
Bon blague à part (quoi que), la question est évidemment de savoir jusqu’où l’offensive des visiteurs va pouvoir aller dans le contrôle du ballon, la capacité à monter de longs drives jusqu’à l’endzone (18 drives de 80+ yards terminant en TD – top) et l’efficacité dans la zone de vérité contre la meilleure défense en redzone et 2e meilleure défense en 3&out forcés (29.3%). Gros avantage au niveau de la discipline pour Buffalo, ce qui peut avoir son importance dans les moments cruciaux.
#6 San Francisco 49ers @ #1 Seattle Seahawks
| Date et Heure Française | Dimanche 18 Janvier, 02:00 |
| Lieu | Lumen Field |
| Titre | La NFC West au rendez-vous |
| Prévision Météo | Ciel dégagé, 5°C |
| Saison régulière | Week 1 : San Francisco 17-13 Week 18 : Seattle 13-3 |
Le contraste est saisissant : la NFC North 2024 avait envoyé trois équipes en playoffs à 11+ victoires pour zéro succès dans le tournoi final, la NFC West 2025 a envoyé trois équipes en playoffs à 12+ victoires pour déjà deux upsets en Wild Card ; il fallait donc fatalement une 3e manche entre deux adversaires de la même division, et ce sera entre les deux équipes s’étant battues pour la conférence il y a deux semaines.
| Stats | SF Attaque | SEA Défense | ||
| Points par match | 25.7 | 10 | 17.2 | 1 |
| Yards par match | 351.4 | 7 | 285.9 | 6 |
| Yards par passe tentée | 7.5 | 9 | 5.5 | 2 |
| Yards par course | 3.8 | 30 | 3.7 | 1 |
| Big Plays | 55 | 15 | 47 | 5 |
| Third Down % | 49.765 | 1 | 32.051 | 1 |
| Redzone TD % | 65.151 | 5 | 50.000 | 5 |
| Turnovers | 22 | 20 | 25 | 6 |
| Pressions | 185 | 17 | 374 | 3 |
| Sacks | 27 | 5 | 47 | 7 |
| Field Goal % | 91.667 | 7 | 80.645 | 7 |
| Extra Point % | 90.909 | 28 | 96.154 | 15 |
| Pénalités | 4.9 | 2 | 6.9 | 7 |
| Yards de pénalités | 38.3 | 3 | 53.1 | 11 |
| Temps de possession | 30:38 | 9 | – | – |
Rien ne pimente une rivalité qui s’est endormie comme les playoffs, demandez à Chicago et à Green Bay : San Francisco revient dans le Pacific Northwest avec la ferme intention de venger la désillusion de Week 18. Mais pour cela, il va falloir trouver la solution en attaque : Brock Purdy avait connu un enfer il y a deux semaines, et rien n’a vraiment changé depuis.
Le pass-rush de Seattle continue d’être une machine infernale avec le quatuor formé de Leonard Williams (57 pressions dont 7 sacks), Byron Murphy II (48/7), DeMarcus Lawrence (50/6) et Uchenna Nwosu (44/7) ; sans oublier que vous avez Boye Mafe et Derick Hall derrière à 40 pressions chacun. C’est la force de l’unité : être capable de mettre la pression de partout et sans avoir besoin d’ameuter tout le quartier (20.6% de blitz – 26e) ; la ligne offensive du #13 va encore essayer de sortir les barbelés mais elle ne part pas favorite face à une armada pareille.
Purdy devrait donc lâcher la balle rapidement au risque de devoir tenter de se déplacer hors de la poche, ce qui va le jeter dans la gueule d’un autre loup : Devon Witherspoon et ses partenaires arrières ne lâchent pas beaucoup de réceptions ou de TDs, à l’image des abattages du jeune Josh Jobe (49.5%, 12 passes défendues), de Riq Woolen (54.2%, 12 passes défendues) ou Nick Emmanwori dans le slot (74.2%, 11 passes défendues) ; et c’est évidemment sans parler de l’intercepteur fou Linebacker Ernest Jones (5 INTs) ou de Coby Bryant (4 INTs). Tout le monde fait sa part, ce qui risque de poser de gros soucis à une offensive qui vient de perdre George Kittle ; elle espère avoir Ricky Pearsall pour aider, mais même s’il est là la tâche sera compliquée.
Sans surprise, R&R CMC va encore être largement utilisé, et surtout par les airs : non seulement les Hawks ont une DCA redoutable, mais ils ne chôment pas non plus au sol ; la ligne défensive fait un énorme travail par elle-même, Jones est là pour balayer ce qui reste, et même si vous escomptez prendre les extérieurs vous risquez de tomber sur les Defensive Backs physiques qui n’ont pas peur de mettre la tête dedans. La seule chose qui traîne toujours un peu en arrière-plan est ce taux élevé de plaquages manqués (7.7% – 22e), donc attention à ne pas retomber dans les travers.
| Stats | SEA Attaque | SF Défense | ||
| Points par match | 28.4 | 3 | 21.8 | 13 |
| Yards par match | 351.4 | 7 | 340.2 | 20 |
| Yards par passe tentée | 8.4 | 2 | 6.8 | 21 |
| Yards par course | 4.1 | 25 | 4.3 | 20 |
| Big Plays | 71 | 5 | 50 | 8 |
| Third Down % | 39.806 | 16 | 40.104 | 19 |
| Redzone TD % | 54.237 | 21 | 53.846 | 12 |
| Turnovers | 28 | 31 | 16 | 23 |
| Pressions | 159 | 5 | 240 | 28 |
| Sacks | 27 | 5 | 20 | 32 |
| Field Goal % | 85.417 | 17 | 66.667 | 1 |
| Extra Point % | 100.000 | 1 | 97.368 | 20 |
| Pénalités | 5.9 | 7 | 6.3 | 17 |
| Yards de pénalités | 46.6 | 9 | 43.2 | 29 |
| Temps de possession | 30:00 | 15 | – | – |
Quand les Hawks terminent en tête de la NFC, ils atteignent le Super Bowl, ce qui facilite le listing : 2005, 2013 (où ils avaient retrouvé l’autre #1 de cette année) et 2014 pour une victoire et deux défaites. La route vers la grande finale passera par Lumen Field, où il n’est jamais évident de jouer avec le temps et le 12th Man.
Et à l’image de Matthew Stafford à l’époque, il serait à la fois fou et très sympathique de voir Sam Darnold atteindre ce stade (peu importe le résultat final) : autrefois paria à New York, le Quarterback continue son rebond improbable démarré à Minnesota en étant devenu le bombardier fou de la ligue à hauteur de 67.7%, 4048 yards, 8.5 yards par passe tentée, 25 TDs et 14 INTs ; non, ce n’est pas juste à cause de la défense que Seattle en est arrivé là. Certes, il y a ce total d’INTs avec quelques implosions, et il va forcément être scruté dans ce match couperet ; d’autant plus qu’il a fait son apparition sur l’injury report avec un souci au muscle oblique, ce qui est un peu problématique pour un passeur.
Néanmoins, pour le mettre dans l’embarras, il faudrait que les 49ers parviennent à lui mettre la pression, et c’est loin d’être gagné : il avait été sérieux sinon spectaculaire en Week 18 sans être vraiment inquiété. On connaît les soucis des visiteurs dans le pass-rush, et ils vont devoir trouver la solution sous peine de courir après l’horloge et le score. La menace #1 par les airs est évidemment connue : Jaxon Smith-Njigba a terminé top NFL avec 1793 yards et 27 big plays (sur 119 réceptions pour 10 TDs) et il avait été présent au match retour, permettant de poursuivre les drives au bon moment. AJ Barner est devenu un complément inattendu et important pour The Darnold (6 TDs) devant Cooper Kupp, mais il est clair que la balance penche largement vers JSN, donc il sera la priorité de Deommodore Lenoir et de ses partenaires.
Toutefois, le vrai souci risque d’être au sol : Kenneth Walker et Zach Charbonnet avaient dominé en Week 18 à hauteur de 277 yards cumulés, que ce soit à la course ou sur réception, rappelant que la défense de Californie avait des absents de haute marque comme Fred Warner. Non seulement ce dernier ne peut pas encore revenir et Dee Winters est une nouvelle fois incertain, mais l’inconnue sur la capacité de Darnold à lancer avec son muscle endolori devrait voir le duo largement utilisé face à un front-7 qui a vidé ses tripes contre les Eagles mais qui risque de tomber à court de carburant… surtout si son attaque ne l’aide pas.

Il n’y a rien de pire que d’affronter un adversaire trois fois dans la même saison, et à l’instar de ce qu’il s’est passé en NFC North, il est facile de voir une redite du match retour dans cet affrontement : une attaque de San Francisco qui bute de manière répétée sur une défense imprenable – regardez le Wild Card Round et ce que les fortes défenses ont réalisé, une défense qui finit par craquer sous les coups de boutoir des locaux.
Pas besoin de sortir un million de stats, la bataille dans les tranchées est à l’avantage de Seattle, et à moins d’inverser la tendance de manière drastique, la vaillante saison des San Francisco Zombies pourrait se terminer avec un coup de hache bien placé.


































