NFL Team Honors III : Baltimore

500-Ravens

Bien sûr, nous allons prendre le tromblon et envoyer du pois dans une attaque aérienne ayant plombé une saison qui aurait pu être meilleure pour les hommes du Maryland. Et pourtant, pour tout le bien que la défense a fait, elle n’a pas forcément réglé sa tendance à craquer au pire moment ; deux années de suite à Pittsburgh, le dernier match contre Cincinnati. Personne ne remet en cause le fait que le jeu aérien a besoin d’un grand ménage, mais parfois on se demande si le tas de sous mis de l’autre côté du ballon a donné 100% satisfaction.

À lire en passant dans le positif.

 

BALTIMORE RAVENS
2e AFC North ~ 9-7

 

Les prévisions de Madame Soleil 2017

 

Ozzie Newsome n’avait visiblement pas apprécié ce qu’il avait vu de son effectif en 2016, et il n’était pas sûr que cela irait mieux avec la valise de blessés lourds avant même le début de la présaison. Petite surprise, c’est la défense qui voyait le plus de changements. Il est vrai que pass-rush et couverture avaient souffert, et c’est là que l’on voyait les principales modifications, à commencer par les départs du vétéran Linebacker Elvis Dumervil, des Cornerbacks Kyle Arrington et Shareece Wright ainsi que des Safeties Matt Elam et Kendrick Lewis. Le pass-rush recevait l’aide du deuxième tour Linebacker Tyus Bowser, alors que l’arrière-garde était clairement ciblée : draft du premier tour Cornerback Marlon Humphrey, plus les signatures des Cornerbacks Brandon Boykin (ex-Steeler) et Brandon Carr (ex-Cowboy) ; mais la plus retentissante était clairement celle de l’ex-Cardinal Safety Tony Jefferson pour aller avec Eric Weddle. Une attention au poste, malheureusement, rapidement validée par la rupture d’ACL du prometteur sophomore Tavon Young, laissant une place vide aux côtés de Jimmy Smith. La défense avait également vu le départ du Defensive Lineman Timmy Jernigan dans un échange avec les Eagles ; quid de la solidité de la ligne autour du nouveau riche Brandon Williams ? Enfin, C.J. Mosley devait se trouver un nouveau partenaire à l’intérieur suite à la cruelle retraite de Zach Orr.

L’attaque, elle, continuait de voir sa ligne offensive démontée via l’échange du Centre Jeremy Zuttah à San Francisco, la signature du sous-coté Right Tackle Ricky Wagner à Detroit et la retraite anticipée du sympathique John Urschel. Ryan Jensen était le titulaire prévu au Centre, alors que l’équipe avait signé l’ex-Raider Offensive Tackle Austin Howard pour concurrencer James Hurst à droite. Les Ravens avaient également perdu le très précieux Fullback Kyle Juszczyk et deux Tight Ends : Dennis Pitta avec une troisième (fatale) rechute à la hanche et Crockett Gillmore avec une rupture de MCL. Les ajouts de l’ex-Charger couteau suisse Danny Woodhead et de l’ex-Chief receveur Jeremy Maclin étaient bien vus pour aider Joe Flacco en conjonction avec l’espoir d’une première vraie saison pour Breshad Perriman, la renaissance de Mike Wallace et le retour de blessure du Tight End Benjamin Watson… mais quid du jeu de course ? Lorenzo Taliaferro suffirait-t-il ? Et la protection ?

En général, les Ravens entamaient les saisons avec bien plus de certitudes que cela. Si on pouvait compter sur la défense pour faire le travail et si la couverture semblait améliorée, le pass-rush continuait d’inquiéter, et il fallait surveiller la défense au sol avec Jernigan et Orr partis. En attaque, tout commençait par la ligne offensive, LE gros point d’interrogation qui allait conditionner la saison de Joe Flacco.

 

La saison

 

  • Week 1 : @Cincinnati, 20-0
  • Week 2 : Cleveland, 24-10
  • Week 3 : @Jacksonville, 7-44
  • Week 4 : Pittsburgh, 9-26
  • Week 5 : @Oakland, 30-17
  • Week 6 : Chicago, 24-27 (OT)
  • Week 7 : @Minnesota, 16-24
  • Week 8 : Miami, 40-0
  • Week 9 : @Tennessee, 20-23
  • Week 10 : BYE
  • Week 11 : @Green Bay, 23-0
  • Week 12 : Houston, 23-16
  • Week 13 : Detroit, 44-20
  • Week 14 : @Pittsburgh, 38-39
  • Week 15 : @Cleveland, 27-10
  • Week 16 : Indianapolis, 23-16
  • Week 17 : Cincinnati, 27-31

 

Le bilan

 

  • Global : 9-7.
    • Par demi-saison : 4-4, 5-3.
    • Par quart de saison : 2-2, 2-2, 3-1, 2-2.
    • À domicile : 5-3.
    • À l’extérieur : 4-4.
    • Dans la division : 3-3.
    • Dans la conférence : 7-5.
    • Contre les équipes ayant terminé avec un bilan positif : 1-5.
    • Contre les équipes qualifiées en playoffs : 0-5.
    • En dernier quart-temps (W-L-TT-TL) : 0-1-1-0.
    • Dans les matchs à une possession d’écart : 2-5.
    • En prolongation : 0-1.
  • Calendrier projeté (avec les bilans de 2016) : 116-136-4 (0.461, 24e).
  • Calendrier réel (avec les bilans de 2017) : 113-143 (0.441, 30e).
    • Écart entre les deux : -0.020 (24e).

L’équipe a réglé le tir à l’extérieur, revenant à l’équilibre après un terrible 2-6 en 2016, mais elle a fait moins bien dans la division (4-2 vs. 3-3). Elle a été totalement inefficace contre les équipes qualifiées en playoffs (2-5 vs. 0-5) et dans les matchs à une possession d’écart (6-6 vs. 2-5). Comme vous le voyez, peu de matchs joués dans le dernier quart-temps, car avec Baltimore c’était « dominer ou perdre » : sur les neuf victoires, sept ont été acquises sans être rejoint au score.

 

La réalité

 

Le prix de la statistique la plus menteuse de 2017 revient à l’attaque de Baltimore avec 24.7 points marqués (9e) et 42 TDs (10e) ; la défense, elle, n’a encaissé que 18.9 points (6e) et 32 TDs (4e). Ce tableau devrait au moins vous assurer les playoffs, sauf que 8 TDs sur les 42 ont été inscrits par la défense et les équipes spéciales, soit 19% (top NFL). Quand on gratte un peu plus, on remarque de suite la supercherie avec une équipe certes très douée pour scorer juste avant la pause (64 points au total – top NFL), mais elle a peu marqué sur le premier drive offensif (19 points au total – 24e) ainsi qu’en premier (2.9 points – 27e) et troisième quarts-temps (4.1 points – 18e). Une fois qu’on atteint la seconde couche… yikes : 305.4 yards gagnés (27e), 4.6 yards par action (31e), 37 big plays (32e) dont 6 homeruns (27e), 34.1% de 3e tentatives converties (27e), 49 voyages en redzone (18e – mais un bon taux de 57.7% terminant en TD – 10e) ou 26.5% de drives terminant en 3&out (25e).

Et quand on voit du positif, comme les 33.8 actions dans le terrain adverse (2e), on remarque qu’elle y a démarré 24 drives (2e), ce qui pousse à aller regarder du côté de la défense et des équipes spéciales. Avec 34 ballons volés dont 22 INTs (top NFL) pour le meilleur turnover differential de la ligue à +17, ainsi qu’une ligne de scrimmage initiale moyenne sur les 32.31 yards (top NFL), cela implique une défense redonnant nombre de possessions à son attaque et des retours régulièrement efficaces. Au sujet de la défense, elle a été particulièrement inspirée à la fin des mi-temps avec seulement 34 points encaissés (6e) pour aller avec 325.1 yards encaissés (12e), 5.0 yards par action (7e), 18.5 first downs (9e), 51 voyages adverses en redzone (15e) dont 48.9% terminant en TD (11e), 26.7 actions dans son propre terrain (8e) et 36.9% de 3e tentatives autorisées (10e). Néanmoins, on remarque 60 big plays (20e), et nous soulèverons une petite baisse de régime dans un secteur particulier.

Voici les récompenses de la saison :

Il a 35 ans et il peut encore tout à fait vous arracher la tête si le coeur lui en dit (et il lui en dit souvent). L’Outside Linebacker Terrell Suggs a été sans conteste le meilleur joueur des Ravens cette saison ; vous pouvez penser à d’autres noms, mais vous allez voir qu’il est possible de trouver des bémols ici ou là.

http://www4.pictures.zimbio.com/gi/Terrell+Suggs+Matt+Judon+Detroit+Lions+v+Baltimore+7J3_Cx3DVKdl.jpgD’ailleurs, on peut également en placer un sur T-Sizzle from Ball So Hard University : l’âge finit toujours un peu par le rattraper en fin de saison ; cependant, cela ne fait qu’exacerber les failles autour de lui. Il termine à 49 plaquages dont 4 run stuffs, 31 pressions dont 11 sacks (top team), 4 passes défendues et 4 fumbles forcés. On en vient presque à se dire qu’il est dommage qu’il ait été appairé à Ray Lewis aussi longtemps car le néo-Hall Of Famer a un peu masqué la brillance de ce joueur sur lequel on peut toujours compter (même s’il profite d’être seul depuis 2013 pour le rappeler).

Nous avions pointé l’année dernière que le pass-rush des Ravens avait sévèrement besoin de rajeunir ; certes Suggs reste le #1, mais nous avions également noté (rapidement) que l’Outside Linebacker Matt Judon avait été efficace dans un nombre de snaps réduit. Il en a vu plus, et il a confirmé ce qu’on avait entrevu en 2016 : le sophomore talonne son mentor avec 26 pressions dont 8 sacks. Encore mieux, il a été redoutable contre la course avec 60 plaquages dont 10 run stuffs (même si de temps en temps il s’est laissé déborder). Rajoutez 3 passes défendues, 2 fumbles forcés et 1 fumble récupéré, et il semble bien que Baltimore ait enfin trouvé de quoi renouveler le poste.

Puisque nous sommes sur le sujet, l’équipe espérait plutôt que Za’Darius Smith soit ce jeune fer de lance ; s’il continue d’avoir des difficultés pour percer, il a été plus visible dans le pass-rush avec 19.5 pressions ; son gros souci est de terminer les actions avec seulement 3.5 sacks. Et cela reste un peu le souci de la défense dès qu’on s’éloigne de Suggs et Judon : Dean Pees a dû plus d’une fois envoyer les blitz pour assister ; 13 sackeurs différents ont terminé sur la feuille de stat. Celle-ci semble montrer que cela a plutôt fonctionné avec 143 pressions (8e) dont 41 sacks (11e), mais le taux de conversion reste un peu bas (28.7%) et surtout cela a ouvert des brèches dans la couverture qui ont parfois été fatales quand des Quarterbacks chevronnés ont pu les exploiter.

Parfois, laisser partir un titulaire n’est pas une mauvaise idée quand vous avez un jeune prêt à surprendre. Parfois, le rebus d’une équipe est le joyau d’une autre. Ce sont les histoires du Centre Ryan Jensen et du coureur Alex Collins qui méritent de partager cette récompense.

Le premier a remplacé Jeremy Zuttah au pied levé, et alors qu’on s’attendait à de gros problèmes, le sixième tour de 2013 a répondu présent sans vraiment trembler ; et pourtant il a eu de quoi se poser des questions quand les Guards sont tombés autour de lui. Mais il est resté solide, et s’il y a des doigts à pointer sur la ligne cette saison, ils ne seront pas dans sa direction.

http://www1.pictures.zimbio.com/gi/Alex+Collins+Johnathan+Cyprien+Baltimore+Ravens+xPuD9kS0aZbl.jpgC’est, entre autres, ce qui a permis aux porteurs de balle d’être la base de soutien du jeu offensif ; dans ce royaume, Collins a été le roi. Arrivé sans bruit, il a gagné sa place de titulaire haut la main et ne l’a plus lâchée : 212 courses pour 973 yards (4.6) et 6 TDs + 23 réceptions pour 187 yards. Explosif et polyvalent (9 gains de 20+ yards), l’ex-Seahawk a endossé le rôle de sauveur de l’attaque sans broncher, étant capable de forcer le passage ou de passer par les extérieurs. Javorius « Buck » Allen a été le complément idéal avec 199 touches pour 841 yards et 6 TDs, dont un taux de réception de 76.7% mais 3 drops. Il était légitime de craindre pour le groupe suite à la saison pourrie par les blessures de Danny Woodhead, mais il a été efficace.

Autant le dire de suite : la défense des Ravens est une des meilleures de la ligue… mais elle a connu des trous d’air, et c’est principalement parce que chacun des candidats au titre de Defensive Player Of The Year possède une faille que l’on peut pointer du doigt ; le jeu devient alors d’évaluer laquelle est la moins embêtante. Le nouveau riche Brandon Williams a été blessé (on a vu la « qualité » de la défense au sol sans lui) mais il n’a pas enregistré un sack. C.J. Mosley est largué en couverture et manque parfois d’impact contre la course aux moments cruciaux. Jimmy Smith est probablement le plus constant, mais il a (encore) fini sur IR. Eric Weddle et Tony Jefferson ont été un peu trop abusés par les Tight Ends en couverture, et il y a eu quelques plaquages ratés. C’est pourquoi, malgré sa tendance à plonger à la fin de la saison, Terrell Suggs mérite le doublé ; seul Smith aurait pu le dépasser.

Cela peut paraître assez fou de pinailler quand on relit les statistiques en introduction et quand on compare à d’autres équipes qui rêveraient d’avoir ne serait-ce que la moitié des joueurs cités. Mais la défense est l’ADN des Ravens (et au vu des salaires, son coffre-fort aussi) ; des failles sont apparues ici ou là, sur lesquelles nous allons revenir.

Devinette : 63.8% de complétion adverse vs 58.5% (6e) – 6.4 yards par passe tentée vs. 6.0 (3e) – 28 TDs vs. 18 (5e) – 86.9 de QB Rating vs. 72.4 (2e) – 18 INTs vs. 22 (top NFL) – 0 pick-6 vs. 3 (top NFL) – 66 passes défendues vs. 80 (7e) ; quelle défense a eu Jimmy Smith pendant toute la saison ? Aucune ; il a juste joué un match de plus en 2017. Mais, cette année, le prometteur Tavon Young n’a pas joué un seul snap non plus.

http://www2.pictures.zimbio.com/gi/Marlon+Humphrey+Baltimore+Ravens+v+Cincinnati+8EqrrCSaZP_l.jpgLa différence entre l’année dernière et cette année, c’est une petite amélioration du pass-rush et surtout la présence de deux joueurs. L’un d’entre eux est le premier tour Cornerback Marlon Humphrey : à part quelques passages à vide logiques pour un débutant, son temps de jeu accru après la blessure de Smith ne lui a pas fait peur, bien au contraire. Agressif et rapide, il a été excellent avec 11 passes défendues et 2 INTs ; il ne fait aucun doute qu’il va trouver une place de titulaire en 2018.

Il n’a pas été la seule raison au maintien d’une belle performance sans le leader Smith qui était encore parti pour une saison dantesque avec notamment 9 passes défendues, 3 INTs dont un pick-6, et un strip-6. L’ex-Cowboy Brandon Carr a été important pour garder le niveau de l’unité à flot avec 56 plaquages, 12 passes défendues et 4 INTs. Le sophomore Maurice Canady a été intriguant et devrait prendre définitivement la place d’un Lardarius Webb à bout malgré une polyvalence sympathique (3 run stuffs, 2 sacks, 4 passes défendues, 2 INTs et 1 fumble forcé).

Chez les Safeties, il y a un peu de frustration : l’équipe en attendait clairement plus de Jefferson qui a raté des plaquages et a parfois été un problème en couverture (2 passes défendues et 1 INT) ; il est plus à l’aise dans la boîte avec 5 run stuffs et 8.5 pressions dont 2.5 sacks. Quant à Weddle, les soucis en couverture de Jefferson l’ont forcé à essayer de jouer les dragsters capables de boucher les trous, ce qu’il n’est pas ; et pourtant il n’a rien perdu de son nez pour la balle avec 63 plaquages dont 3 run stuffs, 8 passes défendues, 6 INTs (3e NFL) dont un pick-6, 2 fumbles forcés et 1 fumble récupéré. Mauvaise association ou mauvaise utilisation ? On le saura avec un nouveau Coordinateur. Enfin, Anthony Levine a également démontré être polyvalent avec 6 pressions dont 3 sacks, 3 passes défendues et 1 INT.

Vous pouvez sortir le tromblon, mais ne laissons pas le Quarterback Joe Flacco seul : englobons toute la troupe du jeu aérien. Cela commence bien avec 64% de complétion (9e), juste avant l’avalanche : 189.4 yards (29e) dont 90.3 après réception (27e), 5.3 yards par passe tentée (32e), 20 TDs (23e), 81.4 de QB Rating (22e), 29 big plays (32e) dont 5 homeruns (25e), 46.3% de réceptions donnant un first down (32e) et 2 matchs d’un receveur à 100+ yards (24e). Bien entendu, il est difficile de ne pas mettre le #5 en tête de liste puisque ce sont peu ou prou ses stats (Ryan Mallett a fait un intérim de 16 passes et a scoré 2 TDs).

Mais il faut également jeter un oeil sur la protection : à première vue, elle semble s’être bien améliorée avec 89 pressions (3e) dont 27 sacks (7e), mais revenez sur cette moyenne de yards par passe tentée la plus faible de NFL. Cela veut dire que Flacco a surtout visé court, et donc vite… car la pression arrivait sur lui. C’est pourquoi la ligne n’est pas exempte de tout reproche : le départ de Zuttah a été bien remplacé par Jensen mais la blessure rapide de Marshal Yanda a été un souci (même si elle a aidé un James Hurst – à la peine en Tackle – à mieux évoluer en Guard), celle d’Alex Lewis a propulsé sur le terrain un Matt Skura en difficulté, et le duo de Tackles Ronnie StanleyAustin Howard a été solide mais a parfois eu des petits errements.

Flacco a également connu une blessure qui lui a fait rater les camps et qui l’a clairement gêné une bonne partie de la saison, sans parler de sa tendance à paniquer quand il résiste à la pression pour tenter une passe longue. Et ses receveurs… par où commencer ? Breshad Perriman est toujours aux abonnés absents : 43 réceptions sur 100 ciblages, 576 yards et 3 TDs ; ce ne sont pas ses stats en 2017 mais DEPUIS SA DRAFT EN 2015 – si vous voulez une stat 2017, pourquoi pas ce taux de réception cataclysmique de 28.6% ? Jeremy Maclin a été une énorme déception avec 40 réceptions pour 440 yards et 3 TDs. Mike Wallace est retombé de son nuage avant de mieux finir la saison avec 52 réceptions pour 748 yards et 4 TDs (mais 3 drops). Le vénérable Tight End Benjamin Watson termine à 61 réceptions (top team), 77.2% de réceptions (8e NFL !), 522 yards et 4 TDs. Chris Moore a montré des choses intéressantes (13.8 yards par réception et 3 TDs) quand on lui a donné sa chance. Bref… vous pouvez tirer sur Flacco (il le mérite en déclinant depuis 2014), mais le problème est bien plus large.

Il n’y a qu’avec les Ravens qu’on voit cela : malgré tous les talents qui auraient permis de mettre des secteurs en défense, il est impossible de ne pas nommer les équipes spéciales ; comme la défense, cette escouade possède une capacité incroyable à modifier la bataille du terrain.

http://www3.pictures.zimbio.com/gi/Ryan+Jensen+Justin+Tucker+Pittsburgh+Steelers+ptiU9LLYCvtl.jpgCertes, Justin Tucker a fini par rater un Field Goal réalisable sans être contré et sa statue dorée est en train d’être démolie à coups de roquettes (c’est moche la chute des idoles), mais il a encore sauvé nombre de drives et confirmé nombre de TDs par sa botte experte : 34/37 en FGs et 39/39 en PATs ; cela lui fait un total de 141 points (6e NFL). Il a été un peu moins efficace en touchback sur kickoff (61.1% – 12e), mais la couverture a été la meilleure de la NFL avec 18.6 yards par retour adverse. De leur côté, les Ravens ont réussi 27.5 yards par retour de kickoff (top NFL aussi) avec 1 TD de Bobby Rainey.

Du côté des punts, Sam Koch n’a pas une moyenne stratosphérique (44.8 yards bruts), mais l’équipe a plus souvent eu besoin d’un punt placé que d’un coup de savate dans la stratosphère ; et dans cet art, il est toujours un maître avec 47.6% de ses bottés terminant dans les 20 yards adverses (2e). Sur les retours de punt, les Ravens ont réussi 10.1 yards en moyenne (5e) avec 1 TD de Michael Campanaro, et ils n’ont pas été souvent coincés : les adversaires n’ont réussi à placer que 15.6% de leurs punts dans les 20 yards de Baltimore, top NFL ENCORE.

Bref, où que vous regardiez, cette unité est… comment dire… quel adjectif trouver… ah : ÉLITE.

Nous avons déjà couvert le sujet : le jeu aérien.

Alex Collins et Brandon Carr mènent la danse, mais Austin Howard mérite une petite mention.

Nous avons déjà parlé des grosses déceptions que représentent Jeremy Maclin (méforme) et Danny Woodhead (blessures), donc étendons-nous sur une autre décision qui a fait un peu de tort à l’équipe : le départ de Timmy Jernigan.

Les Ravens n’avaient qu’une peur : que Brandon Williams se blesse, ou baisse de régime. Les deux sont arrivés, et même si le maousse n’a pas fait une mauvaise saison (loin de là), cela a donné une défense au sol moins bonne sans lui et un petit manque de quelque chose quand il est revenu (Jernigan apportait du pass-rush intérieur, lui). La (relative) baisse d’intensité contre les coureurs et les gros soucis contre les Tight Ends sont également venus de la perte de Zach Orr malgré un Patrick Onwuasor qui n’a pas à rougir pour un sophomore non-drafté – et d’un C.J. Mosley avec un peu moins d’impact malgré ses 132 plaquages (8e NFL) dont 11 run stuffs (5e), 7 passes défendues, 2 INTs dont un pick-6, 3 fumbles forcés et 3 fumbles récupérés. On l’a vu faire des saisons plus impressionnantes.

Encore une fois, cela ne veut pas dire que les coureurs adverses ont connu des balades de santé contre Baltimore, mais on remarque +21.8 yards encaissés par match à 111.2 (15e), +0.4 yards par course à 4.1 (16e), +2 TDs à 12 (16e), +8 big plays à 12 (21e) dont +2 homeruns à 3 (21e) ; des indices qui démontrent qu’un peu de lest a été lâché. C’est dommage car il y a de jeunes joueurs prêts à éclore sur la ligne défensive : le duo Michael PierceWillie Henry a été très intéressant et complet ; ce dernier pourrait être une réponse au manque de pass-rush intérieur avec 14.5 pressions dont 3.5 sacks. Mais une chose est sûre : si on excepte Humphrey et qu’on prend les choix des trois premiers tours des deux dernières drafts… c’est un peu le désert avec peu de temps de jeu et d’impact.

La victoire 44-20 contre Detroit en Week 13. Baltimore a mis deux bulles cette saison, mais contre deux équipes sans leur Quarterback titulaire. Detroit est une équipe qui visait le Wild Card Round comme Baltimore et la victoire était essentielle ; elle a été dominante, faisant penser que les Ravens retrouvaient leur mojo au meilleur moment avec trois victoires de suite.

4th & 12 – 0:44 – TD – Tyler Boyd, 49y catch – 31-27. Une autre saison, un autre écroulement de la défense au pire moment avec les playoffs en vue… et peut-être le pire des deux. En 2016, cela a eu lieu chez des Steelers futurs finalistes AFC, en 2e&4 à 4 yards de l’en-but contre Antonio Brown et sa volonté féroce de scorer malgré deux défenseurs sur le dos. En 2017, c’est à domicile contre des Bengals à 6-9 en 4e&12 avec Tyler Boyd qui attrape une balle en étant tout seul et casse un plaquage pour scorer un TD de 49 yards.

Le compte Twitter des Ravens postant une image de la Reine Elizabeth avec un facepaint Raven avant le match de Week 4 à Londres. Ils n’ont pas osé le laisser, c’est dommage. Mais ils ont pris 44-7 par les Jaguars. On ne se moque pas de la Queen Mum impunément.

 

Le futur

 

Domicile : Buffalo, Cincinnati, Cleveland, Denver, New Orleans, Oakland, Pittsburgh, Tampa Bay.
Extérieur : Atlanta, Carolina, Cincinnati, Cleveland, Kansas City, LA Chargers, Pittsburgh, Tennessee.
Matchs contre des équipes ayant terminé avec un bilan positif en 2017 : 9.
Matchs contre des équipes qualifiées en playoffs en 2017 : 8.
Bilan cumulé en 2017 : 125-131 (0.488, 21e).

Comme toujours, Cleveland plombe le bilan cumulé alors qu’il y a la NFC South et une moitié de saison contre des équipes qualifiées en playoffs en 2017. UNE MOITIÉ COMPLÈTE.