NFL Team Honors IX : New Orleans

500-Saints

Nous basculons dans le positif avec une équipe que Madame Soleil a vu un poil trop belle, même si elle n’était pas si loin que cela : la division s’est encore jouée à la dernière journée. Mais quand vous allez voir les stats globales un peu plus bas, le maître mot de la saison est probablement la déception car cette équipe aurait dû remporter la NFC South et recevoir un match de playoffs ; au lieu de cela elle a trop souvent plié contre les rares bonnes équipes rencontrées, et on remarque les failles dès qu’on commence à gratter sous la couche de vernis. Dennis Allen a remis les Saints du bon côté de l’équilibre, maintenant il doit capitaliser et ramener New Orleans en playoffs.

À lire en mangeant du gumbo.

 

NEW ORLEANS SAINTS
2e NFC South ~ 9-8

 

Les prévisions de Madame Soleil 2023

 

Historiquement, les Saints avaient longtemps été les Chiefs de la NFC en ce qui concernait le succès des Quarterbacks draftés par la franchise, i.e. on préférait aller les chercher ailleurs plutôt que d’en développer un en local. Cette comparaison avait évidemment sauté depuis l’arrivée d’un certain #15 à Kansas City, et il était donc logique de voir que New Orleans emboîtait le pas en… allant chercher un autre Quarterback en Free Agency. Pour information, le dernier Quarterback pris dans les deux premiers tours de la draft par les Saints était Archie Manning… le père des deux autres… en 1971.

L’ex-Raider Derek Carr devait donc tenter de prendre la suite de Drew Brees après l’intérim Jameis Winston – Andy Dalton. C’était assez amusant, car au final, Carr était assez comparable à Dalton : le talent était là, mais lui non plus n’avait jamais gagné un match de playoffs et il lui arrivait de sortir des cagades au pire moment. La question était de savoir si les Saints pouvaient lui offrir une meilleure situation que les Raiders, et cela commençait devant : tout comme chez les Silver&Black, la ligne offensive jadis impériale avait un peu plus de mal. Elle avait certes besoin de connaître moins de blessures que les années passées, mais il était surtout temps de recevoir le fruit des investissements : les Offensive Tackles Trevor Penning & Ryan Ramczyk ainsi que les Guards Andrus Peat & Cesar Ruiz avaient été pris au premier tour, avec le Centre Erik McCoy pris au deuxième ; pour l’instant l’unité n’avait jamais réussi à mettre tous ces talents bout à bout.

Cela s’était répercuté notamment sur le jeu au sol où le coureur Alvin Kamara avait dû s’employer pour ne pas perdre trop de terrain ; il n’aurait pas le loisir de le faire en début de saison puisqu’il était suspendu trois matchs suite à son incident à Las Vegas. L’ex-Lion machine à TDs Jamaal Williams devait donc assurer l’intérim avec le troisième tour Kendre Miller dans son sillage. Au niveau des cibles, il y avait bien un joueur qui pouvait se targuer d’être dans le giron d’un Davante Adams, mais il fallait qu’il puisse mettre un pied sur le gridiron : Michael Thomas avait 30 ans et n’avait joué que 10 matchs en trois saisons ; pouvait-il revenir sur les bons rails, à quel pourcentage, et pendant combien de temps ? Autant de mystères. Heureusement le sophomore Chris Olave était prêt à prendre la relève car derrière, c’était plus nébuleux : Jarvis Landry et Marquez Callaway n’avaient pas été resignés, Rashid Shaheed était surtout un dragster et Tre’Quan Smith avait été un peu oublié. Le Tight End Juwan Johnson avait continué sa progression et pouvait être un appui important pour Carr, sans oublier l’inclassable Taysom Hill, un ancien partenaire du Quarterback en Foster Moreau… et le retour inattendu de Jimmy Graham.

Ce qui devait faire bizarre au Quarterback, c’était de se retrouver avec une défense potable qui continuait de maintenir un niveau d’exigence depuis plusieurs années… même si elle n’avait pas volé beaucoup de ballons en 2022. Elle chercherait à faire mieux tout en ayant renouvelé assez massivement la ligne défensive : certes le Defensive End Cameron Jordan était indéboulonnable, mais Carl Granderson était récompensé de sa progression avec un poste de titulaire à la place d’un Marcus Davenport parti en Free Agency et d’un Kaden Elliss qui s’était révélé ; on aurait néanmoins voulu voir cela de la part du premier tour de 2021 Payton Turner qui avait disparu. Tanoh Kpassagnon et le deuxième tour Isaiah Foskey allaient compléter la rotation à l’extérieur, alors que l’autre arrivée majeure via la draft était le premier tour Defensive Tackle Bryan Bresee ; l’intérieur de l’unité avait également vu du ménage puisque Shy Tuttle et David Onyemata avaient quitté la Louisiane, supplantés par l’ex-Jet Nathan Shepherd et l’ex-Chief Khalen Saunders.

C’était plus tranquille derrière tout ce petit monde : les Linebackers Demario Davis et Pete Werner étaient toujours présents pour patrouiller au coeur de la défense avec Zack Baun en aide. La couverture avait fait un excellent travail malgré les blessures, le seul reproche étant, là aussi, un manque de possessions volées. La libération du Cornerback Bradley Roby avait été une petite surprise catapultant le sophomore Alontae Taylor et le junior Paulson Adebo aux côtés de Marshon Lattimore, alors que le binôme de Safeties Marcus Maye – Tyrann Mathieu n’était allé nulle part ; le groupe devait encore être une force cette saison même si se séparer de Roby était assez curieux.

Moins surprenant, la franchise avait décidé de tenter autre chose chez les spécialistes avec les rookies Kicker Blake Grupe et Punter Lou Hedley. Les retours n’avaient pas vraiment bénéficié de la présence de Deonte Harty en 2022 ; maintenant qu’il était parti, c’était à Shaheed d’injecter un peu d’énergie, mais les bloqueurs devaient l’aider.

Les Saints semblaient avoir de l’avance sur Atlanta et Carolina, et même sur Tampa Bay : la défense était établie (même s’il faudrait surveiller la ligne défensive new look) et Carr était automatiquement le meilleur Quarterback de la division. Cela pouvait devenir plus compliqué si Thomas passait encore le plus clair de son temps à l’infirmerie, mais les Saints avaient un gros avantage : leur calendrier n’était pas si compliqué pour un deuxième de division, à comparer avec celui des Bucs. Cela ne serait pas forcément très beau à voir, mais New Orleans était dans la meilleure position pour recevoir un match de playoffs à la maison ; le gagner, c’était une autre histoire.

 

La saison

 

Wk Loc. Adversaire Rés. Score Bilan Détails
1 vs. Tennessee W 16-15 1-0 o
2 @ Carolina (0-1) W 20-17 2-0 do
3 @ Green Bay (1-1) L 17-18 2-1 cwpo/L
4 vs. Tampa Bay (2-1) L 9-26 2-2 dwp
5 @ New England (1-3) W 34-0 3-2
6 @ Houston (2-3) L 13-20 3-3 wpo
7 vs. Jacksonville (4-2) L 24-31 3-4 wo
8 @ Indianapolis (3-4) W 38-27 4-4 w
9 vs. Chicago (2-6) W 24-17 5-4 co/W
10 @ Minnesota (5-4) L 19-27 5-5 co
11 BYE
12 @ Atlanta (4-6) L 15-24 5-6 d
13 vs. Detroit (8-3) L 28-33 5-7 cwpo
14 vs. Carolina (1-11) W 28-6 6-7 d
15 vs. NY Giants (5-8) W 24-6 7-7 c
16 @ LA Rams (7-7) L 22-30 7-8 cwpo
17 @ Tampa Bay (8-7) W 23-13 8-8 dwp
18 vs. Atlanta (7-9) W 48-17 9-8 d

 

Le bilan de saison régulière

 

Global Bilans
Saison 9-8
Demi-saison 5-4 4-4
Quart-saison 3-2 2-2 1-3 3-1
Détail Bilans
Domicile 5-3
Extérieur 4-5
Division (d) 4-2
Conférence (d+c) 6-6
Équipes > .500 (w) 2-6
Équipes en playoffs (p) 1-5
Matchs à une possession (o) 3-6
4e quart-temps (W-L-TT-TL) 1-1-0-0
Prolongations 0-0
Difficulté Bilans
Calendrier projeté (2022) 122-164-3 (0.427, 31e)
Calendrier réel (2023) 125-164 (0.433, 31e)
Écart entre les deux 0.003 (19e)

 

Voilà en effet ce qu’on retient de la saison des Saints : ils ont terminé 9-8 avec l’un des calendriers les plus faciles, ils ont juste réussi à inverser leur bilan dans la division mais n’ont pas progressé face aux équipes terminant en positif (2-6 vs. 2-5) ou aux équipes qualifiées en playoffs (1-5 vs. 2-6). Point un peu plus positif, s’ils ont été moins décisifs dans les matchs à une possession (3-6 vs. 5-6) c’est aussi parce qu’il y en a eu moins car ils ont été un peu plus larges dans leurs victoires avec un écart moyen de +15.2 (5e) ; cela se voit également avec la différence de matchs joués dans le dernier quart-temps (2 vs. 6). Cependant, histoire de troubler un peu plus le tableau, il y a eu autant de victoires sans être menés au score (3).

 

La réalité

 

Attaque Saints Rang Adversaire Rang
Points par match 23.6 9 19.2 8
+4.2 6 -1.1 12
TDs 44 8 34 6
+7 8 -2 14
Yards par match 337.2 14 327.2 13
+3.4 12 +12.4 25
First Downs par match 19.8 12 17.6 3
+1.9 6 -1.2 11
Third Down % 38.723 15 34.513 4
-1.460 18 -7.118 4
Redzone Drive % 32.474 11 26.020 3
+1.886 8 -2.124 17
Redzone TD % 53.333 18 51.064 10
+1.250 13 +1.064 18
Big plays 56 20 57 14
+1 15 +8 29
Pass/Run ratio 1.335 17 1.281 22
+0.152 24 +0.094 12
QB/Cover Rating 94.8 9 79.7 5
+1.2 14 -4.1 11
Turnovers 18 6 29 4
-7 3 +15 1
Défense Saints Rang Adversaire Rang
Stop % 35.915 11
+2.915 16
Pressions 268 26 189 11
+26 20 +8 22
Sacks 34 28 35 8
-14 30 -3 10
Équipes Spéciales Saints Rang Adversaire Rang
Field Goal % 81.081 25 85.714 15
+6.887 9 -5.715 10
Extra Point % 100.000 1 100.000 25
0.000 20 +10.000 31
Punt Net Yards 39.7 28 39.2 2
-1.8 26 -1.3 6
Autres Saints Rang Adversaire Rang
Pénalités par match 5.6 12 6.0 11
-0.2 11 +0.6 9
TOP moyen 31:10 6
+1:37 5
Extra Stat Saints Rang Adversaire Rang
Points Sur Premier Drive 10 30 47 26
-24 31 +21 27

 

Comment peut-on rater les playoffs avec la 7e différence de points et le 3e turnover differential ? Certes, on voit que l’attaque va mieux mais elle a toujours quelques soucis d’explosivité ou de finition dans la redzone. Elle a encore du mal à démarrer les matchs – vous voyez l’Extra Stat prouvant que c’est même toute l’équipe qui a eu des difficultés – mais la franchise a été redoutable après la pause : 12.8 points marqués (3e) et 7.5 points encaissés (2e) en deuxième mi-temps soit un écart de +5.2 (top). Cependant, si vous voulez savoir comment on ne se qualifie pas avec un tel turnover differential : 2.6 points marqués par turnover adverse (19e) et 3.8 points encaissés par turnover commis (29e).

La défense a été plus ou moins dans la lignée de ses précédentes performances, mais vous noterez ces secteurs qui sont allés un peu moins bien (big plays, pass-rush). Elle a moins bien démarré ses matchs mais a mieux fini qu’en 2022, et surtout ce taux de 3e tentative est un peu trompeur : pour qu’il rentre en jeu il faudrait encore arriver en 3e tentative ; or elle a autorisé 9 drives de 80+ yards jusqu’au TD (25e) dont 3 de 90+ yards (pire marque) – des longs drives que l’attaque est incapable de monter (respectivement 2 et 0). Enfin, elle continue d’offrir trop de first downs sur pénalité (11% – 25e).

Voici les récompenses de la saison :

 


(2021 : Alvin Kamara)
(2022 : Demario Davis)

Demario Davis – LB
Plaquages 121, avec 74 solo, 11 manqués
Stops 48 dont 26 contre la course
Fumbles Déf. 1 forcé, 1 récupéré
Pass-Rush 75 snaps, 15.5 pressions dont 6.5 sacks et 9 hurries
Couverture 46 ciblages, 63%, 232 yards, 2 TDs, 4 PDs
Cover Rating 90.1
Moyennes 5.0 yards par ciblage
8.0 yards par complétion
Pénalités Aucune

 

34 ans et toutes ses dents… ou en tout cas toutes ses capacités : le leader défensif continue d’aligner les saisons avec sa constance et sa disponibilité habituelles (97.1% des snaps).

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Comme nous l’avons déjà dit, l’escouade n’a pas forcément été aussi dominatrice que par le passé, mais Davis n’a pas faibli, étant au four et au moulin.

 


(2021 : James Hurst)
(2022 : Carl Granderson & Kaden Elliss)

Isaac Yiadom – CB
Plaquages 37, avec 25 solo, 6 manqués
Stops 10 dont 5 contre la course
Fumbles Déf. 1 récupéré
Couverture 47 ciblages, 48.9%, 323 yards, 3 TDs, 14 PDs (9e), 1 INT
Cover Rating 83.9
Moyennes 6.9 yards par ciblage
14.0 yards par complétion
Pénalités 3 total, 2 acceptées, 32 yards

 

Parfois, le Most Underrated Player peut servir à souligner une prestation totalement inattendue, et c’est le cas ici : non ce ne sont pas les stats de Marshon Lattimore, mais bien d’Isaac Yiadom, troisième tour de 2018 qui est passé par Denver, les Giants, Green Bay et Houston avant d’atterrir à New Orleans en 2022. Après avoir joué le total astronomique de deux snaps la saison dernière, il a été davantage utilisé suite à la blessure de Lattimore, et le résultat a été au-delà de toutes les espérances. Certes cette moyenne par complétion reste un peu haute, mais son apport à la couverture a été aussi surprenant qu’important.

 


(2021 : Alvin Kamara)
(2022 : Alvin Kamara)

Chris Olave – WR
Réception 87 réceptions, 1123 yards, 5 TDs, 16 big plays, 3 BTKs
Avancé 63%, 6 drops, 91.5 de Target Rating
Moyennes 12.9 yards par réception

 

Bonne nouvelle : Michael Thomas a joué autant de matchs cette saison que les deux dernières combinées ; mauvaise nouvelle : la même chose. Cela a été mieux, mais les Saints avaient quand même intérêt à ce que le deuxième année confirme son talent ; il l’a fait sans souci, même s’il continue d’avoir un petit peu trop de drops et qu’il a eu un passage à vide en cours d’année.

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Il a été secondé par Rashid Shaheed qui, lui aussi, a vu ses ciblages augmenter, mais qui n’a rien perdu de son explosivité : 53 touches pour 756 yards, 15.6 yards par réception, 5 TDs, 12 big plays et 2 drops. Personne ne sera surpris de voir Alvin Kamara arriver derrière avec ses 75 réceptions pour 466 yards et 1 TD mais tout le monde sera surpris de ces maigres 6.2 yards par réception ; nous reviendrons sur son cas plus tard (c’est en partie la raison pour laquelle c’est Olave et non lui qui reçoit la récompense). Le rookie A.T. Perry a fait des apparitions remarquées avec 246 yards à 20.5 yards par réception et 4 TDs !

Les Tight Ends ont été un plus décevants, notamment Juwan Johnson qui a été gêné par les blessures avec 368 yards et 3 TDs, alors que Taysom Hill a encore été partout : 1 TD à la passe, 692 yards cumulés, 5.7 yards par occasion et 6 TDs.

 


(2021 : Demario Davis)
(2022 : Cameron Jordan)

Paulson Adebo – CB
Plaquages 76, avec 60 solo, 5 manqués
Stops 17 dont 8 contre la course
Fumbles Déf. 2 forcés, 2 récupérés (8e)
Couverture 100 ciblages, 55%, 674 yards, 1 TD, 18 PDs (3e), 4 INTs (6e)
Cover Rating 62.7
Moyennes 6.7 yards par ciblage
12.3 yards par complétion
Pénalités 9 total, 7 acceptées, 92 yards (9e pire)

 

Plusieurs candidats pouvaient prétendre au titre, mais Adebo a explosé en 2023 et mérite la récompense : après une saison 2022 très compliquée où il a mangé son pain noir à cause des blessures, le troisième année est devenu un arrière de grande qualité dans la quantité.

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Il a également eu l’opportunité de provoquer des turnovers ou de les récupérer lui-même, et cela aurait pu être encore mieux car il a laissé tomber 2 INTs de plus. Il ne lui reste plus qu’à être un peu plus discipliné (ou roublard) pour limiter les pénalités.

 


(2021 : Paulson Adebo)
(2022 : Chris Olave)

Bryan Bresee – DT
Plaquages 24, avec 12 solo
Stops 15 dont 11 contre la course
Pass-Rush 369 snaps, 30.5 pressions dont 4.5 sacks, 4 hits et 22 hurries
Couverture 6 PDs
Pénalités 6 total, 6 acceptées, 40 yards

 

Une première saison solide de la part de l’ex-Tiger avec un sacré penchant pour mettre la pression à l’intérieur, et être assez malin pour s’arrêter et lever la papatte quand c’était impossible. Il a eu plus d’impact dans le pass-rush que contre la course où il devra être plus décisif, mais il est clair qu’il a trouvé sa place et qu’il ne devrait aller qu’en s’améliorant.

Néanmoins, malgré les efforts de Davis, la défense contre la course a encore une fois été inconstante : 119.9 yards par match (22e), 4.4 yards par course (22e), 10 TDs (4e) et 10 big plays (15e).

Pourtant les Linebackers ont fait de leur mieux : Pete Werner a actif au sol avec 38 stops dont 23 run stops (sans oublier 2 fumbles récupérés et 1 INT). La ligne défensive a été plus inconstante malgré les efforts de Khalen Saunders (21 run stops), Nathan Shepherd (24 run stops) ou un Malcolm Roach très efficace (23 run stops à 17.4% des snaps contre la course – top NFL).

 


(2021 : Michael Thomas)
(2022 : L’inefficacité offensive)

Le pass-rush
Pressions 268 pressions (26e) soit 48.0% par action de passe (23e)
Sacks 34 sacks (28e) soit 5.7% par action de passe (29e)
Taux de conversion 12.7% (28e)
Sackeurs 12 (22e) soit 2.8 par joueur (25e)

 

Quand vous envoyez +6.2% de blitz et que vous terminez avec des stats de pressions inférieures, ce n’est pas une bonne nouvelle ; mais c’est aussi le rappel que, l’année dernière, les Saints avaient surtout profité d’un énorme taux de conversion et que cela n’a pas été le cas en 2023 (-7.2% à 12.7% pressions terminant en sacks – 28e).

Pas besoin d’aller plus loin que Cameron Jordan qui a joué tous les matchs mais qui a été diminué par des blessures, postant seulement 44 pressions dont 2 sacks. À l’inverse, Carl Granderson aurait pu prétendre à une récompense, confirmant les belles choses vues les années passées avec le double du temps de jeu : 46 stops dont 28 run stops, 56.5 pressions dont 8.5 sacks (top team), 1 fumble forcé et 1 fumble récupéré ; heureusement qu’il était là. Bresee a été une bonne addition et Tanoh Kpassagnon a été plus incisif avec 33.5 pressions dont 3.5 sacks mais dans l’ensemble cela reste évidemment insuffisant.

 


(2021 : La défense contre la course)
(2022 : La couverture)

La couverture
Stats 59.7% (2e), 207.3 yards (10e), 22 TDs (16e), 18 INTs (3e)
Moyennes 6.3 yards par passe tentée (11e)
10.6 yards par complétion (26e)
YAC 53.6% (23e)
QB Rating 79.7 (5e)
Explosivité 47 big plays (14e) dont 8 homeruns (12e)
Matchs marquants 2 matchs d’un QB à 300+ yards (8e)
5 matchs d’une cible à 100+ yards (11e)

 

Il y a quelques points qui mériteraient amélioration, mais ce n’est déjà pas si mal vu son état l’année dernière et ce que nous avons dévoilé lors de la récompense précédente.

Adebo et Yiadom ont permis d’absorber la blessure de Lattimore déjà évoquée, sachant que le bonhomme a encore fait une bonne prestation via 57.4%, 1 TD, 1 INT, 8 passes défendues et 74.7 de Cover Rating. Dans le slot, le sophomore Alontae Taylor a été visé sans merci et il a fait de son mieux mais on voit quelques failles : 102 ciblages (6e), 60.8%, 11.0 yards par complétion, 4 TDs, 2 INTs, 14 passes défendues (9e) et 85.6 de Cover Rating ; 11 yards par complétion dans le slot, c’est beaucoup.

Vous serez peut-être surpris de ne pas voir le Honey Badger dans les récompenses, car Tyrann Mathieu a encore participé à hauteur de 54.3%, 3 TDs, 4 INTs dont un pick-6, 9 passes défendues et 60.6 de Cover Rating ; il était encore un des candidats au Defensive Player Of The Year mais la saison d’Adebo a été telle qu’il fallait lui donner un coup de projecteur. Jordan Howden, Marcus Maye (qui a fini sur IR) et Johnathan Abram ont fait des lieutenants sympathiques avec leurs 2 TD, 3 INTs et 8 passes défendues.

 


(2021 : L’attaque terrestre)
(2022 : Les équipes spéciales)

L’attaque terrestre
Stats 102.5 yards par match (21e), 3.6 yards par course (31e), 13 TDs (18e)
Explosivité 6 big plays (28e) dont 1 homerun (14e)
BTK 21 (25e) soit un toutes les 22.9 courses (27e)
Matchs marquants aucun match d’un coureur à 100+ yards (pire)

 

AK41 a fait une saison qui semble pleine : 255 touches, 1160 yards (top team), 4.4 yards par occasion, 6 TDs et 15 plaquages cassés ; de plus, nous n’allons sûrement pas lui tenir rigueur de ses 3.9 yards par course. Mais entre la suspension et le manque d’explosivité, cela n’a pas été dévastateur. Kendre Miller a été souvent à l’infirmerie et Jamaal Williams n’a – sans surprise – pas reproduit le miracle de 2022.

Le jeu au sol a donc ramé pour avancer, et une partie en incombe à une ligne offensive qui a navigué entre les blessures et les mauvaises performances. Les nouvelles qui ont fait le plus de bruit sont venues des ailes : le Left Tackle Trevor Penning a été mis sur le banc et le Right Tackle Ryan Ramczyk a un problème au genou qui pourrait lui coûter plus que sa fin de saison.

Andrus Peat s’est retrouvé à démarrer à gauche où il a fait ce qu’il a pu alors que Landon Young et Cameron Erving ont fait des intérims pas toujours convaincants. À l’intérieur, personne ne s’est vraiment démarqué entre Cesar Ruiz, James Hurst ou Max Garcia ; au moins Erik McCoy continue d’être solide. La protection a été très approximative avant de trouver son rythme, mais cela n’a jamais été le cas au sol.

 


(2021 : Bradley Roby)
(2022 : Tyrann Mathieu)

Derek Carr – QB
Passe 68.4% (6e), 3878 yards, 25 TDs (10e), 8 INTs, 31 sacks
QB Rating 97.7 (10e)
Course 32 courses, 40 yards
Moyennes 7.1 yards par passe tentée
10.3 yards par complétion
1.3 yards par course
Fumbles Off. 7 commis, 3 perdus

 

Il n’a pas forcément été aidé au début par la ligne offensive en difficulté, toute la saison par un jeu au sol peu efficace, et par les blessures chez les cibles ; de plus il a accumulé lui-même les pépins physiques.

https://saintswire.usatoday.com/wp-content/uploads/sites/34/2023/10/USATSI_21685371.jpg?w=1000&h=600&crop=1

Cela explique qu’il ait mis du temps à s’acclimater, et qu’il ait proposé ses meilleures performances sur la fin, aidant les Saints à rester dans la course. Quand il a pu développer son jeu, on a retrouvé le Carr des bonnes années Raiders.

 


(2021 : Nick Vannett)
(2022 : Jarvis Landry)

Jamaal Williams – RB
Course 106 courses, 306 yards, 1 TD, 3 BTKs
Réception 18 réceptions, 62 yards
Avancé 90%, aucun drop, 79.6 de Target Rating
Cumulé 124 touches, 368 yards, 1 TD, 3 BTKs
Moyennes 2.9 yards par course
3.4 yards par réception
Fumbles Off. 1 commis

 

C’était illusoire de penser qu’il referait la même qu’à Detroit, mais le plus triste c’est que, connaissant le bonhomme, la seule chose qu’on retiendra de sa saison c’est son unique TD « offert » par les joueurs (à l’insu du Head Coach) sur la dernière action de la saison… alors que New Orleans menait déjà 41-17.

 


(2021 : Le sweep de Tampa Bay avec la bulle de Week 15)
(2022 : Les trois victoires après la bye week)

La victoire 23-13 à Tampa Bay en Week 17. C’est la seule victoire contre une équipe ayant terminé en positif, un succès dominateur à l’extérieur (il y avait 20-0 au début du dernier quart-temps) qui a maintenu les espoirs de playoffs.

 


(2021 : La défaite 26-7 à Carolina en Week 2)
(2022 : La défaite 17-16 à Tampa Bay en Week 13)

La défaite 18-17 à Green Bay en Week 3. On pourrait citer cette dernière action de la saison, mais quand on regarde dans le rétroviseur, c’est ce comeback de -17 pris dans les dents en un quart-temps à Green Bay qui a éliminé New Orleans des playoffs… un comeback cimenté par le FG de la victoire manqué par Blake Grupe qui a eu une saison compliquée.

 

Le futur

 

Wk Type Loc. Adversaire Bilan Statut JNR
1 vs. Carolina 2-15 Négatif 0
2 @ Dallas 12-5 DivChamp 0
3 vs. Philadelphia 11-6 Playoffs 1
4 @ Atlanta 7-10 Négatif 0
5 MNF @ Kansas City 11-6 Champ 0
6 vs. Tampa Bay 9-8 DivChamp -4
7 TNF vs. Denver 8-9 Négatif 0
8 @ LA Chargers 5-12 Négatif 4
9 @ Carolina 2-15 Négatif 0
10 vs. Atlanta 7-10 Négatif 0
11 vs. Cleveland 11-6 Playoffs -7
12 BYE
13 vs. LA Rams 10-7 Playoffs 7
14 @ NY Giants 6-11 Négatif -3
15 vs. Washington 4-13 Négatif -7
16 MNF @ Green Bay 9-8 Playoffs 0
17 vs. Las Vegas 8-9 Négatif -1
18 @ Tampa Bay 9-8 DivChamp 0

 

Matchs Nombre Rang
Vs. équipes avec un bilan positif en 2023 8 28
Vs. équipes qualifiées en playoffs en 2023 8 5
Bilans Bilan Rang
Cumulé total 131-158 (0.453) 31
Cumulé à domicile 70-83 (0.458) 28
Cumulé à l’extérieur 61-75 (0.449) 29
Écart domicile/extérieur 0.009 16
Stats additionnelles Valeur Rang
Kilométrage total théorique 10535 13
Total jours nets de repos entre les matchs -10 27

 

Retournez voir le calendrier d’Atlanta… difficile de croire que la difficulté est la même pour les deux n’est-ce pas ? Et pourtant c’est le cas alors que celui des Saints semble bien mieux réparti. Le début va être bien corsé, mais il y a la possibilité de faire quelque chose au milieu avant d’attaquer la période autour de la bye week. Et ce Monday Night Football à Green Bay pourrait sentir bon le parfum des playoffs.