NFL Team Honors IX : Tennessee

500-Titans

Rebelote entre 2022 et 2023 : vous ne pouvez pas espérer survivre aux blessures et vous en sortir miraculeusement comme en 2021, il faut de la profondeur de banc pour cela. Oui, les Titans offrent un peu d’espoir en sélectionnant un jeune Quarterback, mais ça ne sert à rien si la ligne offensive le casse avant qu’il parvienne à faire quoi que ce soit. Oui, les Titans se sont vengés en dernière semaine en sortant les Jaguars des playoffs, mais ils ont offert le titre de division aux Texans qui semblaient au fond du trou il y a seulement un an, et qui venaient juste de leur donner la leçon. Pour info, Tennessee termine dernier de la division pour la première fois depuis 2015.

À lire en regardant le Blue Bulldozer rouler sur… vers d’autres contrées.

 

TENNESSEE TITANS
4e AFC South ~ 6-11

 

Les prévisions de Madame Soleil 2023

 

Tout semblait bien parti la saison dernière à 7-3 avant que les blessures ne soient enfin trop lourdes à supporter, exposant une profondeur de banc suspecte et menant à un mini-rotoplaf puis à la perte de la division. En général, récupérer ses blessés était une manière gratuite et rapide de s’améliorer, ce qui pouvait faire penser que les Titans devaient revenir en force en 2023… mais l’intersaison avait envoyé un message un peu différent qui, en retour, floutait le vrai niveau de l’équipe.

En effet, ce n’était visiblement pas seulement un problème de profondeur quand on voyait le ménage effectué par le nouveau General Manager, Ran Carthon. Prenez la ligne offensive, un secteur qui avait été touché par les deux problèmes précités (blessures et banc) : toute l’unité avait été modifiée à l’intersaison. Au centre, Ben Jones était parti, remplacé par le local de l’étape Aaron Brewer ; chez les Guards, Nate Davis laissait sa place au premier tour Peter Skoronski alors que l’ex-49er Daniel Brunskill se situait à droite ; chez les Offensive Tackles, Taylor Lewan avait quitté le Tennessee, supplanté par l’ex-Eagle Andre Dillard alors que l’ex-Brown Chris Hubbard s’installait à droite devant un Nicholas Petit-Frere suspendu. Vous aviez tout bien noté ? La première question était évidemment de savoir combien de temps cet assemblage allait mettre pour former une unité cohérente.

Car derrière, on ne rajeunissait pas : le Blue Bulldozer arrivait gentiment sur 30 ans et il avait déjà pas mal de kilomètres au compteur ; si on pouvait lui épargner de casser trois plaquages avant même d’avoir atteint la ligne de scrimmage, c’était un plus. Derrick Henry devait encore voir son cheptel de ballons dans la saison, avec un troisième tour Tyjae Spears en apprentissage, mais le nouveau Coordinateur Offensif Tim Kelly devait appeler un playcall un peu plus équilibré. Et pour cela, une acquisition de marque avait été faite avec la signature du receveur DeAndre Hopkins ; c’était une bonne nouvelle pour le reste des cibles et notamment Treylon Burks qui n’allait plus avoir à porter le costume de #1. Nick Westbrook-Ikhine et Chigoziem Okonkwo devaient également en profiter pour progresser davantage. Le Quarterback Ryan Tannehill, lui aussi, avançait en âge, et il venait de voir débarquer le deuxième tour Will Levis ; même si ce n’était pas un premier tour, voilà le genre de choses qui vous rappelaient que le temps n’attendait personne.

La défense avait tenté de combler les déficiences offensives et avait été méritante, mais cela n’avait pas empêché de voir beaucoup de départs. Le poste de Linebacker avait subi les plus grandes modifications : Zach Cunningham, Bud Dupree, David Long, Dylan Cole et DeMarcus Walker n’étaient plus dans le Tennessee. Ce dernier ayant aidé à maintenir le niveau du pass-rush durant la blessure de Harold Landry, il était dommage de ne pas les voir associés ; l’ex-Jaguar Arden Key devait monter au créneau avec un Rashad Weaver intéressant en 2022. L’ex-49er Azeez Al-Shaair était arrivé au centre de l’escouade, mais le nom de son partenaire était plus incertain : le sophomore non-drafté Jack Gibbens était en pôle position devant Monty Rice. C’était un sujet important car la défense contre la course avait fait de l’excellent travail la saison dernière et il ne fallait pas voir le niveau retomber : la ligne défensive en avait été une des raisons avec le duo inarrêtable Jeffery Simmons – Denico Autry flanqué d’un Teair Tart qui poussait gentiment.

L’ex-Buccaneer Sean Murphy-Bunting était la seule arrivée (via Free Agency) dans un secteur qui avait souffert des blessures et d’un pass-rush inconstant ; le meilleur exemple était le maudit Cornerback Caleb Fairley qui accumulait les problèmes physiques depuis sa draft en 2021. Il n’était pas le seul car Elijah Molden, Kristian Fulton ou Amani Hooker avaient également visité l’infirmerie la saison passée. Le sophomore Roger McCreary avait eu des hauts et des bas mais il s’était battu, alors que Kevin Byard était toujours le roc de l’unité.

Le Punter Ryan Stonehouse sortait d’une saison record mais il espérait ne pas devoir envoyer trop de mines « à cause » d’une attaque efficace. Un échange tardif avait amené l’ex-Patriot Kicker Nick Folk, alors que l’organisation devait arrêter de jouer aux chaises musicales sur les retours comme l’année dernière.

Les Titans étaient passés de 8-3 contre les équipes terminant en positif en 2021 à 0-9 en 2022 ; il paraissait difficile de croire qu’ils feraient un zéro pointé aussi en 2023. Avec une division où Jacksonville était le seul adversaire digne de ce nom, il y avait de quoi accumuler quelques victoires, sans oublier la NFC South aussi au programme. Peut-être que se trouver dans la position du chasseur au lieu du chassé ferait un peu de bien mentalement, mais pour viser les playoffs il fallait que la ligne offensive trouve son rythme et que le pass-rush maintienne la pression. Jacksonville partait avec un léger avantage.

 

La saison

 

Wk Loc. Adversaire Rés. Score Bilan Détails
1 @ New Orleans L 15-16 0-1 wo
2 vs. LA Chargers (0-1) W 27-24 (OT) 1-1 co/TL
3 @ Cleveland (1-1) L 3-27 1-2 cwp
4 vs. Cincinnati (1-2) W 27-3 2-2 cw
5 @ Indianapolis (2-2) L 16-23 2-3 dwo
6 vs. Baltimore (3-2) L 16-24 2-4 cwpo
7 BYE
8 vs. Atlanta (4-3) W 28-23 3-4 o
9 @ Pittsburgh (4-3) L 16-20 3-5 cwpo/L
10 @ Tampa Bay (3-5) L 6-20 3-6 wp
11 @ Jacksonville (6-3) L 14-34 3-7 dw
12 vs. Carolina (1-9) W 17-10 4-7 o
13 vs. Indianapolis (6-5) L 28-31 (OT) 4-8 dwo/TT
14 @ Miami (9-3) W 28-27 5-8 cwpo
15 vs. Houston (7-6) L 16-19 (OT) 5-9 dwpo/TL
16 vs. Seattle (7-7) L 17-20 5-10 wo/L
17 @ Houston (8-7) L 3-26 5-11 dwp
18 vs. Jacksonville (9-7) W 28-20 6-11 dwo

 

Le bilan de saison régulière

 

Global Bilans
Saison 6-11
Demi-saison 3-6 3-5
Quart-saison 2-3 1-3 2-2 1-3
Détail Bilans
Domicile 5-4
Extérieur 1-7
Division (d) 1-5
Conférence (d+c) 4-8
Équipes > .500 (w) 3-11
Équipes en playoffs (p) 1-6
Matchs à une possession (o) 5-7
4e quart-temps (W-L-TT-TL) 0-2-1-2
Prolongations 1-2
Difficulté Bilans
Calendrier projeté (2022) 127-157-4 (0.448, 28e)
Calendrier réel (2023) 151-138 (0.522, 9e)
Écart entre les deux 0.081 (32e)

 

En effet, Madame Soleil, les Titans n’ont pas posté une bulle dans les matchs contre les équipes terminant en positif, ni contre les équipes de playoffs, et elle a été un peu plus solide à domicile… mais au final il y a bien une victoire de moins et aucune série de succès ; cette dernière petite stat étant bien représentative de la franchise, capable de coups et de rien d’autre. Comme à son accoutumée elle s’est battue (on ne peut jamais lui reprocher l’inverse à part peut-être le retour contre Houston), d’où un grand nombre de matchs à une possession, mais le bilan en dernier quart-temps exhibe les limitations. Et pour achever le tout, le calendrier a vu le plus grand bond de difficulté car seuls trois adversaires (Bolts, Cincy, Carolina) ont fait pire qu’en 2022.

 

La réalité

 

Attaque Titans Rang Adversaire Rang
Points par match 17.9 27 21.6 16
+0.4 16 +0.5 21
TDs 31 27 33 5
-3 19 -8 5
Yards par match 289.0 28 335.1 17
-7.8 14 -16.5 15
First Downs par match 17.5 26 19.6 20
+1.2 8 -0.3 19
Third Down % 33.491 28 38.528 17
-3.039 22 +4.306 29
Redzone Drive % 27.624 21 36.932 31
+2.624 6 +6.075 31
Redzone TD % 47.917 26 37.705 1
-16.369 31 -17.397 2
Big plays 64 11 59 15
+10 4 -8 10
Pass/Run ratio 1.257 9 1.283 21
+0.220 26 -0.538 32
QB/Cover Rating 83.2 23 96.4 27
-2.1 18 +3.4 21
Turnovers 20 14 14 31
-3 10 -6 25
Défense Titans Rang Adversaire Rang
Stop % 30.816 28
+0.276 27
Pressions 251 28 278 32
-73 32 +31 29
Sacks 45 16 64 28
+6 14 +15 27
Équipes Spéciales Titans Rang Adversaire Rang
Field Goal % 96.667 1 97.872 32
+13.334 4 +5.279 23
Extra Point % 93.333 26 96.667 18
-3.637 27 +2.549 19
Punt Net Yards 43.5 5 41.5 12
-0.5 21 +1.0 21
Autres Titans Rang Adversaire Rang
Pénalités par match 6.5 27 5.8 14
0.0 13 -1.0 30
TOP moyen 28:54 29
-0:04 18
Extra Stat Titans Rang Adversaire Rang
TDs Sur Drive 80+ Yards % 20.000 10 33.333 32
+7.500 3 +7.017 28

 

Rien de tel que d’avoir du vert dans les progressions mais du rouge dans les stats : félicitations, vous êtes un peu moins mauvais. C’est évidemment l’histoire de la saison du côté offensif où une unité a encore plombé le travail de toutes les autres (saurez-vous la trouver). Pour la deuxième année consécutive, les Titans n’ont pas dépassé 30 points inscrits dans un match (top 28 cette année, 27 l’année dernière). Pour renforcer cette idée d’écroulement dans le dernier quart-temps, aucune équipe n’a posté une pire différence de points en deuxième mi-temps à -4.5 par match.

Cela rappelle que le côté défensif a également son coup de tromblon à recevoir, même s’il tient un peu plus la route. Elle a été bien plus permissive en général pour ce qui est de laisser les adversaires à distance de points, avec un effondrement de l’efficacité en redzone, 47 FGs adverses tentés (pire marque), et une Extra Stat assez terrible : sur les 30 TDs encaissés par la défense, 10 sont venus sur des drives de 80+ yards ; quand votre attaque ne garde pas le cuir et que votre défense lâche régulièrement des drives de 9 actions et 5 minutes jusqu’au TD, cela commence à peser.

Voici les récompenses de la saison :

 


(2021 : Kevin Byard)
(2022 : Derrick Henry)

Derrick Henry – RB
Course 280 courses (top), 1167 yards (2e), 12 TDs (7e), 5 big plays, 23 BTKs (5e)
Réception 28 réceptions, 214 yards, 2 big plays, 1 BTK
Avancé 77.8%, 1 drop, 91.4 de Target Rating
Cumulé 308 touches (5e), 1381 yards, 12 TDs, 7 big plays, 24 BTKs
Passe 66.7%, 14 yards, 2 TDs
Moyennes 4.2 yards par course
7.6 yards par réception
4.4 yards par occasion
4.7 yards par passe tentée
7.0 yards par complétion

 

Les mauvaises langues diront qu’il a posté sa pire moyenne par occasion en carrière et que c’est le début de la fin à 29 ans (il est vrai que les chevaux de labour comme lui ne vivent historiquement pas bien le tournant de la trentaine), les autres pointeront vers le peu d’aide qu’il a reçue et que cela lui fera du bien de voir autre chose (sans oublier qu’il pourrait faire partie des exceptions qui tournent encore bien même après 30 ans).

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Quoi qu’il en soit, il est impossible de ne pas s’incliner devant Henry et sa performance d’ensemble (y compris son toucher toujours inimitable à la passe) car il a vraiment dû batailler pour chaque yard ; la petite différence c’est qu’il s’est senti un peu moins seul en attaque, mais nous y reviendrons. Clap de fin sur un partenariat emblématique de huit saisons à Nashville où il a terminé comme meilleur marqueur de TDs avec 93 dont 90 au sol.

 


(2021 : Amani Hooker)
(2022 : Denico Autry)

Roger McCreary – CB
Plaquages 86, avec 62 solo, 10 manqués
Stops 33 dont 13 contre la course
Fumbles Déf. 1 forcé
Pass-Rush 37 snaps, 7 pressions dont 2 sacks et 5 hurries
Couverture 81 ciblages, 71.6%, 558 yards, 6 PDs, 1 INT
Cover Rating 85.3
Moyennes 6.9 yards par ciblage
9.6 yards par complétion
Pénalités 5 total, 5 acceptées, 48 yards

 

Il porte toujours un nom digne d’un inspecteur de police de série américaine des années 1970 sideburns – moustache – lunettes de soleil, et il a bâti sur la performance encourageante de sa saison rookie : non seulement il a été le deuxième défenseur Titan le plus utilisé (81.2%) – remarquable vu les soucis de blessure dans l’équipe – mais il a été encore plus solide en couverture, souvent aligné dans le slot. Il est vrai qu’il ne fait que répondre aux attentes puisqu’il avait été drafté au deuxième tour, mais pour autant sa progression mérite d’être soulignée.

 


(2021 : A.J. Brown)
(2022 : Derrick Henry)

DeAndre Hopkins – WR
Course 2 courses, 9 yards
Réception 75 réceptions, 1057 yards, 7 TDs, 15 big plays, 4 BTKs
Avancé 54.7%, 4 drops, 78.6 de Target Rating
Cumulé 77 touches, 1066 yards, 7 TDs, 15 big plays, 4 BTKs
Moyennes 4.5 yards par course
14.1 yards par réception

 

Certains se demandaient si King Dédédé en avait encore dans le moteur après deux années pourries par les blessures à Arizona : la réponse a été « viens-y donc tâter de mon maillet pour voir ».

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Le receveur a posté sa meilleure moyenne par réception depuis 2017 et sa première saison à 1000+ yards depuis 2021 ; ironiquement, c’est aussi son pire taux de réception depuis 2017, mais tout cela est lié à l’arrivée d’un jeune lanceur qui n’a pas eu froid aux yeux et qui a aidé Hopkins à renouer régulièrement avec le big play. Le fait qu’il termine avec plus du double de yards de la deuxième cible devrait suffire à vous dire à quel point il a été important, et à quel point les Titans ont un souci autour de lui.

 


(2021 : Jeffery Simmons)
(2022 : Kevin Byard)

Denico Autry – DE
Plaquages 50, avec 30 solo, 7 manqués
Stops 28 dont 16 contre la course
Fumbles Déf. 2 forcés
Pass-Rush 467 snaps, 52.5 pressions dont 11.5 sacks, 5 hits et 36 hurries
Couverture 4 PDs
Pénalités 4 total, 2 acceptées, 10 yards

 

Autry est un mystère, lui qui n’a jamais pu s’implanter durablement, ni à Oakland ni à Indianapolis, alors qu’il a toujours rendu de bons services. C’est sympathique de le voir signer une extension à Tennessee, car encore une fois il a été d’une importance capitale en étant top team pass-rusher. Il a été un peu moins influent contre la course mais son abattage dans le front-7 a été essentiel.

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Mais où sont donc passés les autres suspects usuels ? Le récipiendaire de l’année dernière a été une des surprises de l’année avec un échange à Philly en cours de saison, et le récipiendaire d’il y a deux ans a terminé l’année sur IR. Cependant, même avant sa blessure rédhibitoire, Jeffery Simmons n’avait pas vraiment eu le même impact que les années précédentes, terminant avec 29 stops dont 23 run stops et 46.5 pressions dont 5.5 sacks. Il n’a pas forcément été bien soutenu à l’intérieur d’ailleurs : Teair Tart a un peu disparu avant d’être libéré pendant la saison alors que ni Kyle Peko, ni Jaleel Johnson ni le reste de la rotation n’a vraiment sorti son épingle du jeu.

C’est à se demander comment la défense au sol a pu aussi bien tenir : 107.7 yards par match (13e), 3.8 yards par course (7e), 10 TDs (4e) et 9 big plays (11e).

Réponse un peu plus bas.

 


(2021 : Elijah Molden)
(2022 : Ryan Stonehouse)

Will Levis – QB
Passe 58.4%, 1808 yards, 8 TDs, 4 INTs (4e), 28 sacks
QB Rating 84.2
Course 25 courses, 57 yards, 1 TD
Moyennes 7.1 yards par passe tentée
12.1 yards par complétion (7e)
2.3 yards par course
Fumbles Off. 7 commis, 4 perdus

 

Deux rookies mériteraient de partager le titre, mais le deuxième va en partager un autre un peu plus bas donc donnons le Rookie Of The Year au deuxième tour. Levis, qui a remplacé Ryan Tannehill blessé en Week 6 (4 TDs et 7 INTs), le mérite d’autant plus avec ce qui vient juste derrière, et le manque de cibles de qualité. Cela ne l’a pas empêché de créer une sacrée connexion avec Dédédé et d’allonger le jeu comme vous pouvez le voir dans les moyennes.

Nous l’avons évoqué, Hopkins a terminé loin devant la deuxième cible, Chigoziem Okonkwo et ses 54 réceptions pour 528 yards et 1 TD. La grosse déception est venue de Treylon Burks : on s’attendait à ce que le premier tour bénéficie de la planète Nuk pour attirer les satellites défensifs vers lui, mais il a totalement disparu, que ce soit à l’infirmerie ou sur le terrain (16 réceptions à 53.3% pour 221 yards). Chris Moore a joué le rôle de dragster nucléaire via 22 réceptions pour 424 yards (19.3 – top NFL) alors que Nick Westbrook-Ikhine a terminé à 370 yards et 3 TDs.

 


(2021 : La ligne offensive)
(2022 : La couverture)

La ligne offensive
Pressions 278 (pire) soit 56.3% par action de passe (pire)
Sacks 64 (28e) soit 11.5% par action de passe (31e)
Taux de conversion 23.0% (20e)

 

Le Centre Aaron Brewer est le seul Offensive Lineman Titan qui a fait toute la saison, mais il continue d’avoir un sérieux penchant pour le jeu au sol ; il a autorisé 34 pressions dont 6 sacks. Le premier tour Peter Skoronski a bien démarré avant d’être rapidement mis sur la touche par une appendicite ; à son retour, il a connu les inconstances classiques de la saison du rookie mais on a vu une base intéressante pour le futur. Daniel Brunskill continue d’être sympathique mais il a aussi été blessé et Calvin Throckmorton a eu du mal à suivre en remplacement.

Toutefois, cela n’est rien comparé aux ailes : Chris Hubbard était sympathique avant de se blesser, alors que Dillon Radunz a dû se remettre d’une rupture d’ACL mais a fini la saison de manière plutôt intéressante (il a juste été bien trop pénalisé avec 11 flags). Nicholas Petit-Frere a encore lutté avant de rapidement partir sur IR à son tour. Résultat, Tennessee a dû aligner le duo Andre Dillard – Jaelyn Duncan qui a totalisé 77 pressions dont 21 sacks en 538 snaps combinés : aucun Tackle n’a autant souffert qu’eux deux en protection cette saison.

 


(2021 : L’attaque terrestre)
(2022 : La défense contre la course)

L’attaque terrestre
Stats 108.6 yards par match (17e), 4.2 yards par course (15e), 16 TDs (11e)
Explosivité 13 big plays (9e) dont 3 homeruns (7e)
BTK 28 (16e) soit un toutes les 15.9 courses (17e)
Matchs marquants 4 matchs d’un coureur à 100+ yards (5e)

 

En plus de Henry, le troisième tour Tyjae Spears a ajouté une touche explosive, totalisant 152 touches pour 838 yards, 4.9 yards par occasion et 3 TDs.

Mention aux botteurs : Nick Folk a été le top Kicker en taux de réussite sur FG alors que Ryan Stonehouse a envoyé parpaing sur parpaing… avant de se blesser au genou parce que bien sûr pourquoi pas aussi le Punter tant qu’on y est.

 


(2021 : La phase de kick)
(2022 : La ligne offensive)

La couverture
Stats 67.8% (30e), 227.4 yards (18e), 20 TDs (8e), 6 INTs (pire)
Moyennes 6.8 yards par passe tentée (23e)
10.0 yards par complétion (13e)
YAC 47.1% (5e)
QB Rating 96.4 (27e)
Explosivité 50 big plays (19e) dont 9 homeruns (20e)
Matchs marquants 3 matchs d’un QB à 300+ yards (12e)
8 matchs d’une cible à 100+ yards (25e)

 

Elle a lâché un peu moins de yards que l’année dernière, mais le manque d’INTs a fait beaucoup de mal. Sean Murphy-Bunting était plus efficace dans le slot à Tampa, et il a été resitué sur l’aile avec un résultat moindre même s’il n’est pas affreux (63.8%, 14.7 yards par complétion, 2 TDs, 2 INTs, 8 passes défendues et 91.8 de Cover Rating). Kristian Fulton a régulièrement eu du mal à tenir (75.5%, 10.1 yards par ciblage, 1 TD, 5 passes défendues et 114.1 de Cover Rating), idem pour Elijah Molden et ses 10.1 yards par ciblage, 3 TDs, 1 INT, 4 passes défendues et 122.3 de Cover Rating, et que dire de Tre Avery : 5 TDs et 135.3 de Cover Rating.

K’Von Wallace, Amani Hooker et Terrell Edmunds ont tenté de limiter les dégâts, mais même ce deuxième a eu des trous d’air (4 TDs, 1 INT et 110.1 de Cover Rating).

 


(2021 : Denico Autry)
(2022 : DeMarcus Walker)

Azeez Al-Shaair – LB
Plaquages 163 (5e), avec 84 solo, 13 manqués
Stops 56 dont 41 contre la course (5e)
Fumbles Déf. 1 récupéré
Pass-Rush 54 snaps, 7 pressions dont 2 sacks, 2 hits et 3 hurries
Couverture 49 ciblages, 69.4%, 281 yards, 2 TDs, 4 PDs
Cover Rating 97.4
Moyennes 5.7 yards par ciblage
8.3 yards par complétion
Pénalités 4 total, 4 acceptées, 49 yards

 

Dédédé a déjà eu sa récompense, donc nommons l’ex-49er qui est une des raisons de la bonne tenue de la défense au sol. Al-Shaair s’est inséré sans aucun problème au coeur de la défense et il a été le Titan le plus utilisé (1176 snaps total).

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Il a été assisté par un joueur qui aurait pu mériter le Most Underrated Player, Jack Gibbens : Madame Soleil était sceptique malgré quelques apparitions intéressantes l’année passée, mais le deuxième année a plus que tenu la route avant, lui aussi, de succomber aux blessures : 37 stops dont 29 run stops, 5 pressions dont 1 sack, 66.7%, 3 passes défendues et 93.1 de Cover Rating. Il n’y a rien d’extrêmement tape-à-l’oeil dans sa performance, mais une belle surprise dans un temps de jeu élargi.

Pour finir avec les Linebackers, parlons de ceux qui officiaient sur les côtés : Harold Landry a mis un peu de temps à revenir de sa rupture d’ACL en 2022, mais il a retrouvé ses marques au fur et à mesure, suivant de près Autry avec 45.5 pressions dont 10.5 sacks. Arden Key n’a pas été aussi complet qu’à Jacksonville mais il a néanmoins apporté dans le rush via 39 pressions dont 6 sacks et 2 fumbles forcés. Il a piqué des snaps à Rashad Weaver qui a été un peu trop transparent, mais dans l’ensemble ce groupe a été la force de la défense des Titans.

 


(2021 : Bud Dupree)
(2022 : Dennis Daley)

Andre Dillard – OT
Protection 331 snaps, 41 pressions dont 12 sacks (pire), 9 hits, 20 hurries
Pénalités 5 total, 5 acceptées, 30 yards

 

L’ancien premier tour des Eagles n’a jamais trouvé sa place à Philly, jouant des bouts de saison par-ci, par-là, mais au moins il avait l’air compétent. Cette fois il a totalement explosé, notamment en protection.

 


(2021 : La victoire 28-16 chez les Rams en Week 9)
(2022 : La victoire 27-17 à Green Bay en Week 11)

La victoire 28-27 à Miami en Week 14. Avoir éjecté les Jags des playoffs a fait du bien sur le court terme, mais cette victoire chez les Fins avec un retour du diable Vauvert en quatrième quart-temps porte les bourgeons du long terme : Levis et Spears en ont été les artisans, avec Dédédé en guest star et Henry en finisseur.

 


(2021 : La défaite en Divisional Round)
(2022 : La double confrontation contre Houston)

La défaite 26-3 à Houston en Week 17. Non seulement parce que le match était plié à la mi-temps, non seulement parce que la ligne offensive a réussi à casser Levis, mais surtout quand on se rappelle où étaient les deux équipes au début de la saison.

 

Le futur

 

Wk Type Loc. Adversaire Bilan Statut JNR
1 @ Chicago 7-10 Négatif 0
2 vs. NY Jets 7-10 Négatif 1
3 vs. Green Bay 9-8 Playoffs 0
4 MNF @ Miami 11-6 Playoffs 0
5 BYE
6 vs. Indianapolis 9-8 Positif 6
7 @ Buffalo 11-6 DivChamp 1
8 @ Detroit 12-5 DivChamp 0
9 vs. New England 4-13 Négatif 0
10 @ LA Chargers 5-12 Négatif 0
11 vs. Minnesota 7-10 Négatif 0
12 @ Houston 10-7 DivChamp 1
13 @ Washington 4-13 Négatif 0
14 vs. Jacksonville 9-8 Positif 0
15 vs. Cincinnati 9-8 Positif 1
16 @ Indianapolis 9-8 Positif 0
17 @ Jacksonville 9-8 Positif 0
18 vs. Houston 10-7 DivChamp -4

 

Matchs Nombre Rang
Vs. équipes avec un bilan positif en 2023 11 4
Vs. équipes qualifiées en playoffs en 2023 6 27
Bilans Bilan Rang
Cumulé total 142-147 (0.491) 21
Cumulé à domicile 64-72 (0.471) 21
Cumulé à l’extérieur 78-75 (0.510) 15
Écart domicile/extérieur -0.039 23
Stats additionnelles Valeur Rang
Kilométrage total théorique 9789 9
Total jours nets de repos entre les matchs +6 7

 

La bye week précoce ne sera pas de trop pour couper cette série de frappadingue au début (sympa les déplacements à Miami, Buffalo et Detroit au passage), mais que dire de ce finish où c’est la fête de l’AFC South avec Cincinnati (et Washington) au milieu.