NFL Team Honors IX : New York Jets

500-Jets

Les Jets sont revenus à la case départ quatre snaps après le début de la saison, et ils ont donc logiquement posté le même bilan que l’année dernière… OK c’est un raccourci un peu facile, mais sans surprise il y a eu les mêmes forces et les mêmes faiblesses ; le tableau des stats un peu plus bas ne va surprendre personne : la défense est prête à ne plus faire les trois-quarts du travail, les playmakers offensifs sont prêts à avoir un vrai leader, la ligne offensive reste un gros problème. La seule différence, c’est qu’avant, tout reposait sur les épaules d’un Quarterback de 39 ans, maintenant ils reposent sur un Quarterback de 40 ans qui revient d’une rupture du tendon d’Achille.

À lire en remettant ses oeufs dans le même panier (rafistolé).

 

NEW YORK JETS
3e AFC East ~ 7-10

 

Les prévisions de Madame Soleil 2023

 

Les Jets postaient avant cette saison les plus longues séries en cours suivantes : 7 ans sans bilans positifs, 12 ans sans playoffs et 54 ans sans participation au Super Bowl ; on pouvait rajouter 7 ans sans saison à 10+ victoires, 36 ans sans saisons consécutives à 10+ victoires ou 20 ans sans titre de division. Certaines de ces séries auraient du mal à s’arrêter en 2023, mais tout le monde espérait qu’une bonne partie allait enfin tomber suite à une intersaison de tous les espoirs.

Zach Wilson, Sam Darnold, Christian Hackenberg, Geno Smith, Mark Sanchez, Kellen Clemens, Chad Pennington : c’était la liste des Quarterbacks draftés dans les deux premiers tours par les Jets depuis 2000 ; voilà pourquoi l’arrivée de l’ex-Packer Aaron Rodgers était aussi importante. Et cette fois, pour comparer avec son prédécesseur (à Green Bay), la Grosse Pomme ne semblait pas du tout être un passage « forcé » avant d’aller ailleurs : Rodgers voulait jouer plusieurs saisons à Gotham. Pour l’acclimater au plus vite, un influx d’anciens Wisconsinites était arrivé en attaque, mené par le Coordinateur Offensif Nathaniel Hackett qui allait tenter de mettre son passage désastreux en Head Coach à Denver derrière lui ; les receveurs Allen Lazard et Randall Cobb ou l’Offensive Tackle Billy Turner offraient de la familiarité.

Cependant, AR ne pourrait pas faire de miracles : il fallait que la ligne offensive soit meilleure et davantage disponible que la saison précédente. La Free Agency avait surtout renforcé la profondeur, mais les titulaires devaient éviter les blessures : le Centre Connor McGovern avait été un roc en qualité et disponibilité, mais il avait été le seul ; Duane Brown, Mekhi Becton (qui devait se relancer à droite), Max Mitchell et Alijah Vera-Tucker avaient raté tout ou partie de l’exercice, alors que Laken Tomlinson avait un peu déçu. Cela avait rejailli aussi au sol où le coureur Breece Hall revenait de blessure avec Michael Carter en soutien et Dalvin Cook en arrivé de dernière minute. Ce trio pouvait faire de grandes choses si on le lui permettait, mais c’était bien le jeu aérien qui nourrissait les meilleures promesses : quand on voyait ce que Garrett Wilson avait fait avec un carrousel de lanceurs, il devait pouvoir faire un carnage avec le #12… pardon #8 aux commandes. La retraite de Corey Davis avait été une surprise mais l’ex-Chief Mecole Hardman était arrivé pour amener encore un peu plus d’explosivité au groupe, alors que le Tight End Tyler Conklin avait été sympathique.

Dans la famille des ex-Packers, on demandait le Safety Adrian Amos : il devait rebondir après une année ratée à Green Bay dans une unité qui avait rapidement inversé la tendance pour devenir une des forces de la franchise. Cela aidait d’avoir une Sauce Gardeneur au goût déjà exquis après sa saison rookie, mais il était loin d’être le seul Defensive Back brillant : le-Cornerback-à-ne-pas-confondre-avec-le-coureur-du-même-nom Michael Carter II avait explosé dans le slot et D.J. Reed avait continué sur sa lancée de Seattle. Amos rejoignait un poste où Jordan Whitehead était un bon élément, et il ne serait pas de trop pour contrebalancer la perte de l’ex-Raven Chuck Clark (venu sur échange mais rapidement parti sur IR) et celle de Lamarcus Joyner (non resigné).

Dans le front-7, l’arrivée du premier tour Defensive End Will McDonald IV avait été une petite surprise, un an après avoir déjà dépensé un premier tour sur Jermaine Johnson II. Néanmoins, si le pass-rush avait bien fonctionné en 2022, il avait eu besoin d’un peu tout le monde, à commencer par le nouveau riche Defensive Tackle Quinnen Williams ; les Defensive Ends Carl Lawson et John Franklin-Meyers avaient été présents mais avaient souvent eu du mal à finir leurs actions. Les jeunots – y compris le sophomore Micheal Clemons – devaient définitivement prendre leur place dans la rotation. Une certaine faiblesse à l’intérieur de la ligne avait été logiquement notée : Sheldon Rankins et Nathan Shepherd étaient partis, remplacés par les ex-Seahawks Al Woods et Quinton Jefferson, notamment pour aider au sol. De fait, les Linebackers Quincy Williams ou C.J. Mosley bénéficieraient de plus de solidité devant ; à noter que Kwon Alexander était reparti, poussant Jamien Sherwood sur le devant de la scène.

La franchise avait décidé d’aller dans une autre direction sur équipes spéciales en signant l’ex-Dolphin Punter Thomas Morstead, alors que le Kicker Greg Zuerlein devait améliorer son taux de FGs et que Hardman devait prendre les retours en charge pour amener plus de menace.

Il est plus difficile de garder le niveau en défense qu’en attaque d’une année sur l’autre (du fait que la première contrôle le ballon et la deuxième est plus en réaction), mais on imaginait difficilement l’escouade défensive, à moins d’une litanie de blessures, tomber dans un cratère. C’était tout ce dont une offensive menée par Rodgers avait besoin pour faire du grabuge : certes il risquait d’y avoir une période d’acclimatation même s’il y avait plusieurs têtes connues, d’autant plus que le calendrier démarrait sur les chapeaux de roues, mais cela se calmait ensuite. Le point vraiment critique était plutôt sur la ligne offensive, ce qui impacterait aussi le jeu au sol. Il semblait difficile pour les Jets de rattraper Buffalo tout de suite, mais les playoffs étaient tout à fait envisageables.

 

La saison

 

Wk Loc. Adversaire Rés. Score Bilan Détails
1 vs. Buffalo W 22-16 (OT) 1-0 dwpo/TT
2 @ Dallas (1-0) L 10-30 1-1 wp
3 vs. New England (0-2) L 10-15 1-2 do
4 vs. Kansas City (2-1) L 20-23 1-3 cwpo/L
5 @ Denver (1-3) W 31-21 2-3 c
6 vs. Philadelphia (5-0) W 20-14 3-3 wpo/W
7 BYE
8 @ NY Giants (2-5) W 13-10 (OT) 4-3 o/TT
9 vs. LA Chargers (3-4) L 6-27 4-4 c
10 @ Las Vegas (4-5) L 12-16 4-5 co/L
11 @ Buffalo (5-5) L 6-32 4-6 dwp
12 vs. Miami (7-3) L 13-34 4-7 dwp
13 vs. Atlanta (5-6) L 8-13 4-8 o
14 vs. Houston (7-5) W 30-6 5-8 cwp
15 @ Miami (9-4) L 0-30 5-9 dwp
16 vs. Washington (4-10) W 30-28 6-9 o
17 @ Cleveland (10-5) L 20-37 6-10 cwp
18 @ New England (4-12) W 17-3 7-10 d

 

Le bilan de saison régulière

 

Global Bilans
Saison 7-10
Demi-saison 4-5 3-5
Quart-saison 2-3 2-2 1-3 2-2
Détail Bilans
Domicile 4-5
Extérieur 3-5
Division (d) 2-4
Conférence (d+c) 4-8
Équipes > .500 (w) 3-6
Équipes en playoffs (p) 3-6
Matchs à une possession (o) 4-4
4e quart-temps (W-L-TT-TL) 1-2-2-0
Prolongations 2-0
Difficulté Bilans
Calendrier projeté (2022) 155-129-3 (0.545, 6e)
Calendrier réel (2023) 145-144 (0.502, 17e)
Écart entre les deux -0.038 (5e)

 

Le raccourci en entête n’était pas si facile (et faux) que cela : les bilans sont vraiment très semblables ; la grosse différence vient du fait qu’il y a eu moins de matchs contre les bonnes équipes à cause d’un calendrier qui a subi une grosse chute de difficulté par rapport à ce qui était prévu (baisse de niveau des deux divisions East ou des Bolts) ; et pour vous donner une idée, la projection était quasiment égale à la difficulté du calendrier de 2022. C’est ce dernier fait qui rend la saison encore plus médiocre, ce qui est confirmé par les écarts de points moyens : -1.6 lors des victoires à +9.3 (18e) et -5.6 lors des défaites à -15.2 (29e). Rajoutez -2 matchs à une possession et un moins bon bilan dans le dernier quart-temps ou 8 défaites sur 10 sans jamais mener au score (pire marque) et les soucis vont plus loin que l’absence d’un certain lanceur.

 

La réalité

 

Attaque Jets Rang Adversaire Rang
Points par match 15.8 29 20.9 12
-1.6 19 +2.3 27
TDs 22 32 36 9
-7 23 +5 25
Yards par match 268.6 31 292.3 3
-49.6 29 -18.8 14
First Downs par match 15.3 32 17.5 2
-2.0 25 -0.7 17
Third Down % 25.957 32 37.190 13
-8.626 32 -0.925 13
Redzone Drive % 20.673 31 25.592 2
-7.260 24 -1.994 18
Redzone TD % 32.432 32 48.980 7
-11.046 27 +1.154 20
Big plays 45 29 44 1
-15 24 -7 11
Pass/Run ratio 1.714 29 1.103 30
+0.062 17 -0.119 24
QB/Cover Rating 70.5 32 76.0 3
-4.5 21 -4.5 10
Turnovers 33 30 27 8
+10 30 +11 4
Défense Jets Rang Adversaire Rang
Stop % 36.490 8
+1.585 19
Pressions 334 8 277 31
+35 19 +22 26
Sacks 48 7 64 28
+3 20 +22 30
Équipes Spéciales Jets Rang Adversaire Rang
Field Goal % 92.308 8 87.180 20
+11.227 6 +10.436 28
Extra Point % 94.118 22 91.177 3
-2.434 23 -2.371 8
Punt Net Yards 41.8 19 40.9 8
+1.2 9 -0.0 16
Autres Jets Rang Adversaire Rang
Pénalités par match 7.3 32 5.5 22
+1.9 32 +0.2 12
TOP moyen 29:02 26
+0:02 16
Extra Stat Jets Rang Adversaire Rang
TDs Offensifs 18 32 33 8
-10 26 +4 27

 

Oui, l’attaque a réussi à faire moins bien que l’année dernière puisqu’elle n’était dernière dans aucune catégorie en 2022. Et cela aurait pu être encore pire sans l’aide de la défense et des équipes spéciales comme le montre l’Extra Stat : l’attaque a quasiment marqué UN TD PAR SEMAINE. Le plus ironique, c’est que la franchise a terminé les matchs en trombe avec 35 points scorés dans les deux dernières minutes de la rencontre (top NFL) ; c’est dommage d’avoir pioncé pendant les 58 minutes précédentes. Avancer a été une corvée, quelle que soit la tentative : 10.2 yards en moyenne à faire sur première, 8.5 en moyenne sur deuxième, 8.2 en moyenne sur troisième, que des pires marques.

La défense a davantage scoré avec 3 TDs (et l’attaque a offert 2 TDs défensifs aux adversaires), mais on remarque une petite baisse de régime dans les zones de vérité, d’où un peu plus de points encaissés. Elle n’a pas autant dominé en première mi-temps que l’année passée, autorisant +2.7 points à 13.2 par match (30e) ; mais elle a su donner un tour de vis après la pause à 7.6 points par match (3e). Il est quand même difficile de lui reprocher quoi que ce soit vu le boulet de l’autre côté.

Voici les récompenses de la saison :

 


(2021 : Quinnen Williams)
(2022 : Quinnen Williams)

Quincy Williams – LB
Plaquages 139, avec 95 solo (5e), 13 manqués
Stops 80 (top) dont 52 contre la course (top)
Fumbles Déf. 2 forcés, 1 récupéré
Pass-Rush 39 snaps, 7 pressions dont 2 sacks, 2 hits et 3 hurries
Couverture 88 ciblages, 71.6%, 450 yards, 4 TDs, 10 PDs, 1 INT
Cover Rating 93.5
Moyennes 5.1 yards par ciblage
7.1 yards par complétion
Pénalités 5 total, 3 acceptées, 35 yards

 

Il a été élu Most Valuable Player par les Jets, ils sont le mieux placés pour le savoir non ? Le trophée reste dans la famille, mais il est impossible de ne pas récompenser la montée en puissance du grand frère qui aurait mérité d’aller au Pro-Bowl. Quincy a été une machine contre la course, il a tenu la route en couverture tout en étant top team en ciblages (ce qui vous donne une idée de la qualité de l’ensemble – nous y reviendrons), il a fait quelques petites apparitions dans le pass-rush, il a volé des ballons, qu’est-ce que vous voulez de plus ?

https://jetsxfactor.com/wp-content/uploads/2023/11/Quincy-Williams-NY-Jets-LB-Award.jpg

Son seul défaut est d’avoir aussi contribué à la montée… des plaquages manqués (+3.4% à 8.7% des tentatives – 23e), mais au moins dans son cas on peut lui pardonner vu son abattage.

 


(2021 : Quincy Williams)
(2022 : Michael Carter II)

Jermaine Johnson II – LB
Plaquages 55, avec 36 solo, 2 manqués
Stops 31 dont 20 contre la course
Fumbles Déf. 1 forcé, 1 récupéré
Pass-Rush 419 snaps, 54.5 pressions dont 7.5 sacks, 7 hits et 40 hurries
Couverture 5 ciblages, 40%, 17 yards, 7 PDs, 1 INT, 1 pick-6
Cover Rating 10.0
Moyennes 3.4 yards par ciblage
8.5 yards par complétion
Pénalités Aucune

 

Cela fait bizarre de mettre un (ancien) premier tour de draft comme Most Underrated Player, mais sinon le bonhomme va avoir du mal à décrocher une récompense personnelle vu le nombre de playmakers en défense ; or il le mérite amplement. Il a réussi le bond entre saisons rookie et sophomore dont toute équipe rêve avec une activité dans tous les secteurs, que ce soit pour plaquer du coureur, sacker du Quarterback, ou aider la couverture en déviant des passes. Et il a réussi un pick-6. Et il a bloqué un punt de Washington. Une saison pleine.

 


(2021 : Michael Carter)
(2022 : Garrett Wilson)

Breece Hall – RB
Course 223 courses, 994 yards, 5 TDs, 7 big plays (6e), 19 BTKs (10e)
Réception 76 réceptions, 591 yards, 4 TDs, 7 big plays, 11 BTKs (6e)
Avancé 80%, 5 drops, 102.2 de Target Rating
Cumulé 299 touches (7e), 1585 yards (4e), 9 TDs, 14 big plays, 30 BTKs (6e)
Moyennes 4.5 yards par course
7.8 yards par réception
5.0 yards par occasion (9e)
Fumbles Off. 2 commis

 

Il y avait match entre Hall et Garrett Wilson, jusqu’à ce que nous remarquions que le coureur a engrangé 40.2% des touches (4e), 31.6% des yards (top) et 50% des TDs de son équipe (top) ; et si vous vous posez la question, les deux réunis sont à 53.5% des touches, 52.4% des yards et 66.7% des TDs (sans compter les 25 big plays et 40 plaquages cassés).

https://i0.wp.com/defianttakesfootball.com/wp-content/uploads/2023/10/Breece-Hall-week-8.webp?resize=1080%2C720&ssl=1

Avantage donc à Hall qui a été autant remarquable à la course (ce qui n’est pas peu dire vu la ligne) qu’à la réception (ce qui n’est pas peu dire vu les lanceurs) ; en stats notables, on peut citer sa moyenne de 2.2 yards par course après contact (8e) et le fait qu’il a terminé top team en TDs à la course ET à la réception.

Dalvin Cook ayant été largement inefficace (3.2 yards par course) il a porté le secteur à bout de bras : 96.9 yards par match (22e), 4.2 yards par course (14e), 7 TDs (pire) et 10 big plays (18e).

 


(2021 : C.J. Mosley)
(2022 : Sauce Gardner)

Quinnen Williams – DE
Plaquages 62, avec 39 solo, 7 manqués
Stops 42 dont 35 contre la course
Fumbles Déf. 1 forcé, 1 récupéré
Pass-Rush 435 snaps, 69.5 pressions dont 5.5 sacks, 11 hits et 53 hurries (10e)
Couverture 3 PDs, 1 INT
Pénalités 5 total, 3 acceptées, 35 yards

 

Le petit frère n’est pas tombé bien loin même s’il laisse le piédestal à l’aîné : Quinnen ne faiblit pas, continuant d’être une présence impressionnante sur la ligne défensive, mangeant des Offensive Linemen, mangeant des coureurs, mangeant des Quarterbacks, même pas d’indigestion, un bicarbonate et ça repart.

https://www.nydailynews.com/wp-content/uploads/migration/2023/05/16/JEDQPVR5LZFIJBHHFJNI2BT6KY.jpg

Il a comme toujours été assisté par John Franklin-Myers qui pourrait mériter un Most Underrated Player un de ces jours car le vétéran enchaîne les saisons solides dans l’ombre du maousse (50.5 pressions dont 3.5 sacks). Quinton Jefferson et Solomon Thomas, eux, se sont plutôt fait remarquer dans le pass-rush (41 pressions dont 11 sacks à eux deux).

Sur les extérieurs, la surprise est venue de Bryce Huff qui aurait pu prétendre au Most Underrated Player (il lui a manqué un peu plus de snaps) : il a confirmé les flashs entrevus avec un temps de jeu réduit l’année dernière, finissant top team avec 10 sacks (en 66 pressions). Ils ont fait un tel foin avec son acolyte Jermaine qu’ils ont à la fois éclipsé un Micheal Clemons toujours un peu tendre, et relégué sur le banc le rookie Will McDonald IV qui attend son heure – il a cependant fait un peu de bruit quand il a rarement joué (11 pressions dont 3 sacks).

Derrière, si Quincy a brillé, C.J. Mosley a encore élevé son niveau via 60 stops dont 32 run stops, 2 fumbles forcés, 1 fumble récupéré, 73.8%, 1 TD, 1 INT, 7 passes défendues et 94.9 de Cover Rating ; il faut juste qu’il attrape mieux le cuir avec 4 INTs droppées.

 


(2021 : Alijah Vera-Tucker)
(2022 : Garrett Wilson & Sauce Gardner)

Joe Tippmann – OL
Protection 578 snaps, 20 pressions dont 3 sacks, 2 hits, 15 hurries
Pénalités 8 total, 5 acceptées, 30 yards

 

La classe 2023 des Jets se divise entre ceux qui ont du temps de jeu et les autres ; parmi ces premiers, le deuxième tour a fait ce qu’il a pu dans le chaos général de la ligne offensive. Il est monté dans le depth chart pendant l’intersaison et a fait quelques piges en Guard avant de remplacer Connor McGovern suite à la blessure de ce dernier. Il a évidemment connu des moments difficiles – notamment en protection – mais il n’a jamais baissé la tête et il a clairement montré une progression.

Et puisque nous sommes sur le sujet, prenez une grande inspiration.

 


(2021 : Le playcall)
(2022 : Le poste de Quarterback.)

La ligne offensive
Pressions 277 (31e) soit 46.1% par action de passe (30e)
Sacks 64 (28e) soit 9.6% par action de passe (29e)
Taux de conversion 23.1% (21e)

 

Encore une fois, l’unité a été torpillée par les blessures : un seul Offensive Lineman des Jets à jouer 90+% des snaps (Laken Tomlinson, d’ailleurs il n’en a raté aucun), un seul autre à jouer 80+% des snaps (Mekhi Becton), un seul autre à jouer 70+% des snaps (Tippmann)… et ensuite ça tombe à 43%. DIX (10) joueurs ont dépassé les 200 snaps, et nous ne vous parlons pas des changements de position pour pallier aux blessures.

Tomlinson a fait ce qu’il a pu pour limiter la casse mais 51 pressions dont 7 sacks pour un Guard, c’est beaucoup. Becton a eu toutes les peines du monde à revenir après sa blessure avec 50 pressions dont 12 sacks (pire marque). Tippmann a fait ce qu’il a pu. Connor McGovern n’a même pas joué une demi-saison. Le sophomore Mike Mitchell et le rookie Carter Warren ont été bien trop friables (50 pressions dont 11 sacks à eux deux). Alijah Vera-Tucker est parti sur IR après 5 matchs. Duane Brown a démarré sur IR avant de revenir et d’y retourner prestement. Wes Schweitzer a fait une ou deux apparitions entre les blessures ; Jake Hanson, Billy Turner, Xavier Newman, personne n’est sorti du lot, laissez-nous sortir.

 


(2021 : Braxton Berrios)
(2022 : La couverture)

La couverture
Stats 60.0% (3e), 168.3 yards (2e), 19 TDs (4e), 17 INTs (8e)
Moyennes 5.5 yards par passe tentée (4e)
9.1 yards par complétion (5e)
YAC 64.5% (pire)
QB Rating 76.0 (3e)
Explosivité 36 big plays (top) dont 8 homeruns (12e)
Matchs marquants 1 match d’un QB à 300+ yards (4e)
8 matchs d’une cible à 100+ yards (25e)

 

Quand Quincy et Mosley sont vos « pires » joueurs en couverture, vous savez que vous tenez une unité d’élite.

https://static.clubs.nfl.com/image/private/t_editorial_landscape_12_desktop/jets/e13z4dhiym368rukevxe

Faut-il revenir sur la Sauce Gardeneur (56.4%, 1 TD, 12 passes défendues, 80.3 de Cover Rating ; par contre grands dieux Sauce, travaille les plaquages avec 19.7% manqués) ? Faut-il revenir sur D.J. Reed (58.8%, 2 TDs, 1 INT, 9 passes défendues, 81.6 de Cover Rating) ? Faut-il revenir sur le Cornerback – qu’on ne risque plus de confondre avec le coureur du même nom puisqu’il est désormais à Arizona – Michael Carter II (51.6%, 1 TD, 9 passes défendues, 70.6 de Cover Rating) ?

Chez les Safeties, Jordan Whitehead a été solide mais il a eu quelques trous d’air, voyez plutôt : 26 stops dont 20 run stops, 14.2% de plaquages manqués, 55.3%, 7 TDs, 4 INTs, 9 passes défendues et 78.8 de Cover Rating. Le sophomore Tony Adams a vu son temps de jeu exploser suite à la blessure de Chuck Clark et il s’en est bien sorti dans l’ensemble via 1 TD, 3 INTs et 69.5 de Cover Rating. Ashtyn Davis a été incroyable dans un petit temps de jeu avec 3 INTs.

 


(2021 : La couverture)
(2022 : L’attaque aérienne)

L’attaque aérienne
Stats 59.2% (31e), 171.7 yards (30e), 11 TDs (pire), 15 INTs (21e)
Moyennes 5.6 yards par passe tentée (31e)
8.2 yards par complétion (31e)
YAC 61.0% (3e)
QB Rating 70.5 (pire)
Explosivité 35 big plays (29e) dont 2 homeruns (pire)
Matchs marquants 1 match d’un QB à 300+ yards (26e)
2 matchs d’une cible à 100+ yards (26e)

 

Nous y voilà, au secours. Après la blessure d’Aaron Rodgers, c’était retour à la case Zach Wilson avant que Trevor Siemian ne fasse quelques piges pendant que tout le monde attendait que la saison se termine. Wilson est désormais à Denver (car visiblement le dernier Wilson Quarterback ne leur a pas suffi).

Sauvons ce qui peut l’être : Garrett Wilson a été remarquable, compilant 99 touches pour 1042 yards et 3 TDs, alors que le Tight End Tyler Conklin a encore été la deuxième cible (enfin troisième après Hall) avec 61 réceptions pour 621 yards. Pour le reste, nous vous redirigeons vers le FA Bust Of The Year.

 


(2021 : Morgan Moses)
(2022 : D.J. Reed)

Thomas Morstead – P
Punting 99 punts (top), 4831 yards (top), 36.4% dans les 20 yards adverses
Moyennes 48.8 yards bruts par punt (10e)
41.8 yards nets par punt

 

Quand on en vient à souligner la signature d’un Punter, vous imaginez déjà que nous fourbissons le tromblon sur la récompense suivante. Mais ce n’est pas comme s’il ne le méritait pas, surtout qu’il a eu bien plus de travail que prévu, et pas toujours dans les meilleures conditions.

 


(2021 : Les blessures)
(2022 : Laken Tomlinson & Duane Brown)

Quiconque est le vrai General Manager des Jets. Allen Lazard (23 réceptions), Randall Cobb (5 réceptions), Adrian Amos et Billy Turner ont deux points communs : le premier est de venir du Wisconsin, le deuxième est d’avoir eu un impact nul (à tel point que « 4 ans et 44M$ » Lazard a fini comme inactif lors des matchs). Cela portera peut-être ses fruits en 2024, mais pour 2023 on repassera. Ceci dit, Rodgers n’est pas le seul fautif : ce n’est pas comme si Schweitzer, Cook ou Mecole Hardman (échangé en cours de saison) avaient été bien plus efficaces. Si on combine avec une draft loin d’être épatante, on se demande où est passé Mastermind Joe Douglas qui a su si brillamment flouer les Packers sur l’échange pour le Quarterback.

 


(2021 : La victoire 34-31 contre Cincinnati en Week 8)
(2022 : La victoire 20-17 contre Buffalo en Week 9)

La victoire 20-14 contre Philly en Week 6. Non seulement car elle est venue au milieu d’une série qui a redonné un peu de vie et c’était contre des Eagles invaincus, mais surtout c’était la première victoire de l’histoire des Jets face à Philly.

 


(2021 : La tôle 54-13 contre New England en Week 7)
(2022 : La défaite 10-3 contre New England en Week 11)

Le 4e snap de la saison. Les Jets ont fait cuire pendant plusieurs mois un soufflé promettant d’être parfait, et au bout de 4 snaps le four a claqué d’un seul coup. Et non aucune réparation miraculeuse ne l’aurait fait remarcher assez vite. Rendez-vous en 2024 pour voir si le soufflé sera plus réussi.

 

Le futur

 

Wk Type Loc. Adversaire Bilan Statut JNR
1 MNF @ San Francisco 12-5 DivChamp 0
2 @ Tennessee 6-11 Négatif -1
3 TNF vs. New England 4-13 Négatif 0
4 vs. Denver 8-9 Négatif 3
5 TOT @ Minnesota 7-10 Négatif 0
6 MNF vs. Buffalo 11-6 DivChamp 0
7 SNF @ Pittsburgh 10-7 Playoffs -1
8 @ New England 4-13 Négatif 0
9 TNF vs. Houston 10-7 DivChamp 0
10 @ Arizona 4-13 Négatif 3
11 SNF vs. Indianapolis 9-8 Positif 0
12 BYE
13 vs. Seattle 9-8 Positif 7
14 @ Miami 11-6 Playoffs -3
15 @ Jacksonville 9-8 Positif 0
16 vs. LA Rams 10-7 Playoffs -3
17 @ Buffalo 11-6 DivChamp 0
18 vs. Miami 11-6 Playoffs 0

 

Matchs Nombre Rang
Vs. équipes avec un bilan positif en 2023 11 4
Vs. équipes qualifiées en playoffs en 2023 8 5
Bilans Bilan Rang
Cumulé total 146-143 (0.505) 12
Cumulé à domicile 72-64 (0.529) 9
Cumulé à l’extérieur 74-79 (0.484) 21
Écart domicile/extérieur 0.045 9
Stats additionnelles Valeur Rang
Kilométrage total théorique 14730 22
Total jours nets de repos entre les matchs +5 8

 

Il y a ceux qui voient le verre à moitié plein et qui se disent qu’au moins les Jets seront obligés d’être en mode playoffs après la bye week vu le programme – et donc qu’ils seront dans le bain pour le tournoi final (sans compter qu’une bye week tardive veut dire des joueurs plus frais pour le finish), et il y a ceux qui voient le verre à moitié vide parce que merci l’enchaînement mortel s’il y a une place de playoffs à jouer.