NFL Team Honors IX : New York Giants

500-Giants

Le Franchise Quarterback ? Blessé après six piteux match et un albatros de contrat qui risque de peser lourd dans le Salary Cap. Des playmakers de partout en attaque ? Un seul véritable, et il est désormais parti. Une ligne offensive renforcée ? Des blessures, des choix de draft douteux, et toujours les mêmes questions. Une défense boostée ? Pas exactement, même si elle a été impactée par les problèmes offensifs. Voilà comment les Giants, malgré leur version de Linsanity, sont les énièmes preuves qu’on ne peut pas survivre sur des victoires à l’arrache, et qu’il suffit que deux ou trois choses tournent dans le mauvais sens pour se retrouver top-5 de la draft suivante.

À lire con accento italiano.

 

NEW YORK GIANTS
3e NFC East ~ 6-11

 

Les prévisions de Madame Soleil 2023

 

Personne n’avait joué autant de matchs à une possession (13) et personne n’avait arraché plus de victoires dans le dernier quart-temps (5) en 2022 que les Giants ; sans pour autant remettre en cause le fait que l’équipe semblait repartir dans la bonne direction – comme l’avait prouvé la victoire en Wild Card – la question était donc de savoir si elle n’avait pas été un peu en surrégime la saison passée – comme l’avait prouvé la défaite cinglante en Divisional Round. Où se situait sa vraie valeur ?

Le Coach Of The Year Brian Daboll n’avait pas usurpé la récompense car il avait insufflé quelque chose de différent par rapport à Joe Judge, mais il fallait trouver la solution en attaque s’il voulait préserver son coeur et celui des fans. Il avait évidemment bénéficié du retour de Saquon Barkley qui avait permis de rééquilibrer le playcall ; même si on n’avait du mal à y croire vu le mélodrame autour du contrat du joueur pendant l’intersaison. Saquon devait encore être une large partie de la production offensive avec le soutien de Matt Breida. De ce côté-là, on ne se faisait pas trop de souci : l’amélioration devait se faire sentir ailleurs. La franchise avait décidé de parier sur le Quarterback Daniel Jones avec une extension : il sortait d’une bonne saison (que ce soit avec son bras ou ses jambes), mais on restait sceptique sur son comportement si le jeu au sol ne progressait pas.

Il n’avait pas vraiment été aidé par ses cibles, d’où un lessivage du secteur : au revoir Kenny Golladay, Richie James ou James Washington, bienvenue aux receveurs Parris Campbell, Jamison Crowder, Cole Beasley (sur le Practice Squad) ou au Tight End Darren Waller. Waller était le plus notable des quatre vu la pauvreté au poste, alors qu’il y avait embouteillage dans le slot, surtout en ajoutant Sterling Shepard et Wen’Dale Robinson ; Darius Slayton et Isaiah Hodgins menaient cet ensemble avec le troisième tour Jalin Hyatt derrière. La ligne offensive n’avait pas non plus été très inspirée : mis à part le roc Left Tackle Andrew Thomas, il fallait plus de solidité. Le deuxième tour John Michael Schmitz Jr. devait prendre la place au Centre, le sophomore Right Tackle Evan Neal avait connu une première saison compliquée, alors que les deux Guards Ben Bredeson et Mark Glowinski seraient important pour protéger l’intérieur. La profondeur de banc restait également suspecte.

La défense avait été mi-figue, mi-raisin : bon pass-rush, pas beaucoup de turnovers, elle avait souvent plié mais rarement totalement rompu, ce qui avait permis de laisser New York dans les matchs. Le gros point noir de 2022 avait été la défense contre la course, ce qui expliquait plusieurs mouvements dans le front-7, avec notamment les libérations des Defensive Linemen Justin Ellis et Nick Williams contre les signatures des Defensive Tackles Rakeem Nunez-Roches et A’Shawn Robinson. Ils venaient s’installer au coeur de l’unité pour renforcer le secteur aux côtés de Dexter Lawrence et Leonard Williams qui avaient fait leur maximum sans toujours être récompensés. L’organisation espérait aussi que le sophomore Micah McFadden avait accumulé suffisamment d’expérience car il devenait Inside Linebacker titulaire avec l’ex-Colt Bobby Okereke après le départ de Jaylon Smith, et ce même si l’ex-Cardinal Isaiah Simmons avait été récupéré tardivement sur échange.

Sur les ailes, Kayvon Thibodeaux avait démarré lentement avant de se lâcher de plus en plus et il fallait s’attendre à un démarrage pied au plancher ; Azeez Ojulari faisait le pendant devant Jihad Ward ou le Superpétarmouillé Oshane Ximines. Le pass-rush devait principalement venir des pass-rushers, même si on connaissait le Coordinateur Défensif Wink Martindale et son appétence pour les blitz. Du côté de l’arrière-garde, le mouvement jeune continuait : les Cornerbacks premier tour Deonte Banks et sixième tour Tre Hawkins III rejoignaient Cor’Dale Flott et Dane Belton ; le départ de Fabian Moreau et la mise sur PUP d’Aaron Robinson allaient offrir des snaps. L’ex-Commander Safety Bobby McCain et le junior Jason Pinnock devaient tenter de supplanter Julian Love, une tâche ardue. En résumé, Adoree Jackson et Xavier McKinney pilotaient un groupe qui serait logiquement scruté.

Pas de changements dans les équipes spéciales malgré les soucis, notamment sur punt : Jamie Gillan et sa couverture devaient faire mieux, tout comme les retours. Le Kicker Graham Gano devait être un peu plus efficace sur XPs.

Cette qualification en playoffs 2022 était inespérée vu d’où partait l’équipe, et ce genre de réussite se reproduisait rarement deux fois. Les Giants avaient-ils fait suffisamment pour se renforcer, surtout offensivement ? Le cheptel de cibles était un peu plus rassurant mais on ne tombait pas de sa chaise, et la ligne continuait de poser question. La défense avait perdu un élément non négligeable avec Julian Love, et McFadden devait passer un palier au coeur de l’unité. Difficile de voir les G-men dépasser Philly et même Dallas dans la division, ce qui les condamnait encore à passer par un trou de souris… mais c’était encore plus facile de les voir rater les playoffs pour une ou deux victoires, surtout vu le calendrier à l’extérieur. Sans que ce soit une mauvaise chose.

 

La saison

 

Wk Loc. Adversaire Rés. Score Bilan Détails
1 vs. Dallas L 0-40 0-1 dwp
2 @ Arizona (0-1) W 31-28 1-1 co/W
3 @ San Francisco (2-0) L 12-30 1-2 cwp
4 vs. Seattle (2-1) L 3-24 1-3 cw
5 @ Miami (3-1) L 16-31 1-4 wp
6 @ Buffalo (3-2) L 9-14 1-5 wpo/L
7 vs. Washington (3-3) W 14-7 2-5 do
8 vs. NY Jets (3-3) L 10-13 (OT) 2-6 o/TL
9 @ Las Vegas (3-5) L 6-30 2-7
10 @ Dallas (5-3) L 17-49 2-8 dwp
11 @ Washington (4-6) W 31-19 3-8 d
12 vs. New England (2-8) W 10-7 4-8 o/W
13 BYE
14 vs. Green Bay (6-6) W 24-22 5-8 cwpo
15 @ New Orleans (6-7) L 6-24 5-9 cw
16 @ Philadelphia (10-4) L 25-33 5-10 dwpo
17 vs. LA Rams (8-7) L 25-26 5-11 cwpo
18 vs. Philadelphia (11-5) W 27-10 6-11 dwp

 

Le bilan de saison régulière

 

Global Bilans
Saison 6-11
Demi-saison 2-7 4-4
Quart-saison 1-4 1-3 3-1 1-3
Détail Bilans
Domicile 4-4
Extérieur 2-7
Division (d) 3-3
Conférence (d+c) 5-7
Équipes > .500 (w) 2-9
Équipes en playoffs (p) 2-7
Matchs à une possession (o) 4-4
4e quart-temps (W-L-TT-TL) 2-1-0-1
Prolongations 0-1
Difficulté Bilans
Calendrier projeté (2022) 157-129-2 (0.549, 3e)
Calendrier réel (2023) 148-141 (0.512, 12e)
Écart entre les deux -0.038 (5e)

 

Ironiquement, Big Blue a été meilleure dans sa division, décidant notamment du champion de NFC East en battant Philly à la dernière semaine. Vous vous doutez de suite de la différence avec 2022 : -5 matchs joués à une possession et un bilan équilibré (ce qui aurait pu être pire) ; nous pouvons y rajouter l’écart moyen de -16.8 points dans les défaites (pire marque de la ligue) ou les 8 défaites sans jamais avoir mené au score (pire marque de la ligue aussi). Les bilans contre les meilleurs sont stables dans un calendrier qui a été un peu moins relevé que prévu (et que l’année dernière) car la NFC East a été un peu moins forte, tout comme l’AFC East.

 

La réalité

 

Attaque Giants Rang Adversaire Rang
Points par match 15.6 30 23.9 26
-5.9 29 +2.1 26
TDs 29 29 48 27
-11 28 +11 29
Yards par match 280.0 29 361.7 27
-53.9 30 +3.5 21
First Downs par match 15.7 30 20.7 28
-5.0 32 -1.1 13
Third Down % 30.242 30 37.037 9
-6.550 29 +1.915 23
Redzone Drive % 22.613 29 30.653 21
-7.690 25 -9.467 5
Redzone TD % 44.186 31 61.017 25
-19.079 32 +11.811 30
Big plays 54 24 54 8
+10 4 -16 4
Pass/Run ratio 1.328 16 1.297 20
+0.234 27 -0.002 20
QB/Cover Rating 83.4 22 84.1 9
-7.7 26 -5.8 7
Turnovers 19 12 31 1
+3 20 +12 3
Défense Giants Rang Adversaire Rang
Stop % 30.711 29
+1.881 18
Pressions 231 30 267 30
-40 28 +13 24
Sacks 34 28 85 32
-7 27 +36 32
Équipes Spéciales Giants Rang Adversaire Rang
Field Goal % 70.968 31 78.125 3
-19.657 31 -7.922 7
Extra Point % 96.000 17 91.304 4
+1.882 16 -3.140 4
Punt Net Yards 42.3 13 43.0 28
+1.7 7 +0.8 19
Autres Giants Rang Adversaire Rang
Pénalités par match 5.2 8 5.8 14
-1.0 2 -0.7 25
TOP moyen 29:26 21
-0:52 25
Extra Stat Giants Rang Adversaire Rang
Points Sur Premier Drive 9 31 27 12
-8 24 -10 11

 

Sans surprise, la plus grosse chute a été du côté de l’attaque et cela a patiné dès le démarrage : l’Extra Stat démontre que les G-men n’ont marqué que 3 petits FGs sur leurs 17 premiers drives offensifs pour un premier quart-temps à 1.5 points marqués en moyenne (pire marque) avec 1 seul TD scoré (pire marque) contre 12 TDs encaissés (29e). Il faut dire que cela n’aide pas quand vous ne gagnez que 1.7 yards en moyenne sur first down (pire marque).

La défense n’est pas exempte de tout reproche. Certes elle a beaucoup survécu sur les turnovers et elle a bien mieux limité les big plays, mais elle a toujours un gros problème pour empêcher les longs drives d’aller au bout avec, comme l’année dernière, 10 drives adverses de 80+ yards allant jusqu’au TD (pire marque). Elle a eu les bras en mousse (9% de plaquages ratés – 26e). Au moins elle s’est retrouvée avec l’attaque… sur le fait de s’écrouler totalement en redzone. Au final, aucune franchise ne poste de pires différentiels en yards (-81.7 par match), yards par action (-1.1), first downs (-5.0 par match) et efficacité en redzone (-16.8%).

Voici les récompenses de la saison :

 


(2021 : Xavier McKinney)
(2022 : Saquon Barkley)

Dexter Lawrence II – DT
Plaquages 53, avec 32 solo, 3 manqués
Stops 35 dont 30 contre la course
Pass-Rush 425 snaps, 63.5 pressions dont 4.5 sacks, 14 hits et 45 hurries
Pénalités Aucune

 

Il l’a raté de peu l’année dernière, mais cette fois il mérite d’être tout en haut de l’affiche : Lawrence a été une force sur la ligne défensive, à la fois contre la course et dans le pass-rush.

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Le fait qu’il termine top team en pressions avec 27.5% du total de l’équipe (6e) est représentatif de son importance, même s’il n’est pas le meilleur finisseur du monde. On aurait aimé que ce soit un peu plus solide autour de lui.

 


(2021 : Julian Love)
(2022 : Julian Love)

Micah McFadden – LB
Plaquages 101, avec 63 solo, 22 manqués (pire)
Stops 36 dont 26 contre la course
Fumbles Déf. 4 récupérés (top)
Pass-Rush 81 snaps, 13 pressions dont 1 sack, 4 hits et 8 hurries
Couverture 35 ciblages, 74.3%, 178 yards, 1 TD, 5 PDs, 1 INT
Cover Rating 82.8
Moyennes 5.1 yards par ciblage
6.8 yards par complétion (7e)
Pénalités Aucune

 

Certes, on remarque de suite ce total aberrant de plaquages manqués mais il faut rappeler que ce n’est qu’un deuxième année qui était perdu la saison précédente. Sa progression a été remarquable et il est plus solide dans tous les compartiments, sans oublier un nez pour récupérer les ballons perdus ; tout cela donne envie de voir ce qu’il pourra faire par la suite.

 


(2021 : Andrew Thomas)
(2022 : Andrew Thomas)

Saquon Barkley – RB
Course 247 courses (8e), 962 yards, 6 TDs, 7 big plays (6e), 12 BTKs
Réception 41 réceptions, 280 yards, 4 TDs, 4 big plays, 3 BTKs
Avancé 68.3%, 5 drops, 79.9 de Target Rating
Cumulé 288 touches (8e), 1242 yards, 10 TDs, 11 big plays, 15 BTKs
Moyennes 3.9 yards par course
6.8 yards par réception
4.0 yards par occasion
Fumbles Off. 2 commis, 2 perdus

 

Voici une stat de plus : Saquon est le plus faible top team en points marqués avec 60.

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Cela veut dire que non seulement il a été un poil moins efficace que l’année dernière, bien que ce ne soit pas totalement de sa faute (nous allons y revenir), mais surtout il a fini top team en points marqués… donc devant les Kickers de New York (la blessure de Graham Gano n’aidant pas).

 


(2021 : Leonard Williams)
(2022 : Dexter Lawrence)

Xavier McKinney – S
Plaquages 116, avec 78 solo, 8 manqués
Stops 26 dont 13 contre la course
Fumbles Déf. 1 forcé, 2 récupérés
Pass-Rush 44 snaps, 4.5 pressions dont 0.5 sack et 4 hurries
Couverture 65 ciblages, 63.1%, 456 yards, 1 TD, 11 PDs, 3 INTs
Cover Rating 69.8
Moyennes 7.0 yards par ciblage
11.1 yards par complétion
Pénalités 3 total, 3 acceptées, 42 yards

 

Une fois Lawrence écarté, ils sont deux à mériter la récompense, d’autant plus qu’ils sont les deux seuls Defensive Ironmen(tm) de la ligue, i.e. les deux seuls à avoir joué 100% des snaps défensifs de leur équipe.

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Comme l’un d’entre eux va recevoir une autre récompense plus bas, et pour son retour après une saison tronquée en 2022, McKinney est nommé Defensive Player Of The Year après une nouvelle excellente performance. Il a encore élevé son niveau cette année, devenant l’un des meilleurs champs-centre de la ligue, un redoutable défenseur aérien avec un plaquage sûr.

 


(2021 : Kadarius Toney)
(2022 : Kayvon Thibodeaux)

Deonte Banks – CB
Plaquages 64, avec 53 solo, 6 manqués
Stops 17 dont 5 contre la course
Couverture 96 ciblages, 55.2%, 606 yards, 4 TDs, 11 PDs, 2 INTs
Cover Rating 79.6
Moyennes 6.3 yards par ciblage
11.4 yards par complétion
Pénalités 8 total, 4 acceptées, 22 yards

 

Banks a été le Giant le plus ciblé et le résultat est prometteur : il a tenu son rang contre les receveurs adverses et il n’a pas explosé en concédant des valises de réceptions, yards ou TDs. Il doit faire attention aux pénalités qui sont un peu trop nombreuses, mais il a démontré pouvoir jouer dans différents schémas sans chute de qualité. Avec un peu de chance, il pourra peut-être faire oublier Eli Apple ou Deandre Baker, d’autres Cornerbacks pris au premier tour par les Giants.

 


(2021 : La production offensive générale)
(2022 : La défense contre la course)

La ligne offensive
Pressions 267 (30e) soit 51.5% par action de passe (31e)
Sacks 85 (pire) soit 14.1% par action de passe (pire)
Taux de conversion 31.8% (pire)

 

Tout d’abord, l’évidence : vous allez avoir du mal à obtenir une quelconque cohésion d’unité quand vous avez neuf Offensive Linemen à 250+ snaps sur la saison ; les blessures ont évidemment joué un rôle. Mais d’autres équipes ont subi la même chose sans autoriser le 2e plus grand total de sacks de l’histoire derrière les Eagles de 1986 (104). Les soucis de talent sur la ligne offensive ne sont donc toujours pas réglés.

Le Left Tackle Andrew Thomas est le seul qui a surnagé (comme d’habitude), revenant après sa blessure rapide avec son excellence habituelle. Pour le reste, sortez le tromblon. Evan Neal ? Pas d’améliorations par rapport à l’année dernière et il a terminé sur IR. Tyre Phillips a été passable en remplacement de Neal avant de se blesser lui aussi. Matt Peart n’a tellement pas convaincu en remplacement de Thomas que les Giants ont déplacé Joshua Eduzu (qui avait joué Guard l’année dernière) à sa place, et les deux ont été mauvais.

Le rookie John Michael Schmitz a pris la place au Centre avec grande difficulté, notamment en protection. Ben Bredeson a fait ce qu’il a pu pour dépanner à l’intérieur, terminant top offensif avec 91.8% des snaps joués. Mark Glowinski (24 pressions dont 6 sacks) s’est fait piquer sa place par Marcus McKethan qui a lutté. Justin Pugh a été baladé sur le flanc gauche et il a explosé (37 pressions dont 8 sacks). Au secours.

 


(2021 : La couverture)
(2022 : L’attaque terrestre)

La couverture
Stats 63.7% (11e), 229.3 yards (19e), 21 TDs (10e), 18 INTs (3e)
Moyennes 6.7 yards par passe tentée (19e)
10.5 yards par complétion (25e)
YAC 59.1% (29e)
QB Rating 84.1 (9e)
Explosivité 38 big plays (3e) dont 8 homeruns (12e)
Matchs marquants 5 matchs d’un QB à 300+ yards (22e)
7 matchs d’une cible à 100+ yards (19e)

 

Ces stats sont à mettre en relation avec le pass-rush qui a baissé de pied, mais il est probable que le secteur a tenu par sa capacité à limiter les TDs et à voler le cuir. Surtout qu’il faut rappeler le mouvement jeune chez les Cornerbacks avec les rookies Banks et Tre Hawkins III sur les ailes : si Banks a tenu la route dans l’ensemble, Hawkins a bien plus souffert avec 83.3%, 13.4 yards par ciblage, 16.1 yards par complétion, 4 TDs, 1 passe défendue et 158.3 de Cover Rating (le maximum).

Cela a forcé l’équipe à remettre le vétéran Adoree’ Jackson et à positionner le sophomore Cor’Dale Flott dans le slot : les deux ont alterné le chaud et le froid ; si ce n’est pas surprenant pour le jeune Flott (59.6%, 3 TDs, 1 INT, 5 passes défendues, 94.2 de Cover Rating), Jackson n’a pas eu son efficacité habituelle (65.9%, 2 TDs, 1 pick-6, 8 passes défendues et 95.5 de Cover Rating). Il faudrait peut-être utiliser davantage Nick McCloud, récupéré de Buffalo il y a deux ans, et qui a fait de bonnes performances dans un temps réduit (3 fumbles forcés, 1 TD, 1 INT, 72.4 de Cover Rating).

Nous reviendrons sur les Linebackers un peu plus bas, terminons avec les Safeties. McKinney a été intransigeant dans les airs tout comme son partenaire Jason Pinnock : l’ex-Jet a été solide à tous les niveaux, réussissant notamment 2 fumbles forcés, 2 INTs, 6 passes défendues et 74.8 de Cover Rating.

 


(2021 : L’attaque terrestre)
(2022 : La ligne offensive)

L’attaque aérienne
Stats 65.3% (14e), 169.8 yards (31e), 15 TDs (28e), 12 INTs (13e)
Moyennes 6.5 yards par passe tentée (27e)
8.5 yards par complétion (30e)
YAC 55.5% (8e)
QB Rating 83.4 (22e)
Explosivité 43 big plays (25e) dont 7 homeruns (17e)
Matchs marquants 2 matchs d’un QB à 300+ yards (21e)
2 matchs d’une cible à 100+ yards (26e)

 

C’est facile de comparer les trois lanceurs puisqu’ils ont à peu près tenté le même nombre de passes. Daniel Jones : 67.5%, 5.7 yards par passe tentée, 2 TDs, 6 INTs, 30 sacks, 70.5 de QB Rating. Tyrod Taylor : 64.4%, 7.4 yards par passe tentée, 5 TDs, 3 INTs, 17 sacks, 89.1 de QB Rating. Tommy DeVito : 64.0%, 6.2 yards par passe tentée, 8 TDs, 3 INTs, 37 sacks, 89.2 de QB Rating.

Il est intéressant de voir que Taylor a essayé d’allonger davantage le jeu que les deux autres, surtout par rapport à Jones, alors que DeVito a été l’OVNI de quelques matchs qui a permis le seul enchaînement de victoires de la saison. Bref pour résumer : les Giants se sont mis dedans avec cette extension pour Jones, et sans surprise Taylor est le plus faible top team avec 1341 yards à la passe.

Du côté des cibles, Darius Slayton a encore été « le-numéro-un-par-la-force-des-choses », faisant son maximum via 50 réceptions pour 770 yards et 4 TDs ; Wen’Dale Robinson est apparu de plus en plus à l’aise après sa rupture d’ACL, compilant 60 réceptions pour 525 yards et 1 TD. Darren Waller a fait un passage par l’IR mais n’a pas démérité avec 52 réceptions pour 552 yards et 1 TD. Vous voyez de suite les deux gros soucis : manque d’explosivité et manque de TDs ; le rookie Jalin Hyatt a fait quelques escarmouches à 16.2 yards par réception, mais il doit continuer à s’adapter.

 


(2021 : Adoree’ Jackson)
(2022 : Isaiah Hodgins)

Bobby Okereke – LB
Plaquages 149 (9e), avec 92 solo (7e), 12 manqués
Stops 56 dont 38 contre la course (8e)
Fumbles Déf. 4 forcés (5e)
Pass-Rush 127 snaps, 17.5 pressions dont 2.5 sacks, 2 hits et 13 hurries
Couverture 42 ciblages, 81%, 302 yards, 2 TDs, 10 PDs, 2 INTs
Cover Rating 92.7
Moyennes 7.2 yards par ciblage
8.9 yards par complétion
Pénalités 7 total, 6 acceptées, 49 yards

 

Voilà l’autre Defensive Ironman(tm) de cette année, et une signature de poids : Orikiki continue de ne pas l’être, sur la lancée de sa dernière saison à Indy.

https://www.nydailynews.com/wp-content/uploads/2023/12/AP23303620621866-1.jpg?w=1024

S’il a autorisé un peu trop de réceptions il a largement minimisé leur impact, il a été présent contre la course et il a fait des apparitions dans le pass-rush, offrant une sécurité au poste qui manquait depuis le départ de Blake Martinez.

Isaiah Simmons a également été actif en couverture même si lui aussi pourrait être moins permissif (81.5%, 0 TD, 1 pick-6, 3 passes défendues et 81.9 de Cover Rating).

 


(2021 : Aucun)
(2022 : John Feliciano & Mark Glowinski)

Rakeem Nunez-Roches – DT
Plaquages 26, avec 14 solo, 2 manqués
Stops 12 dont 11 contre la course
Pass-Rush 229 snaps, 6.5 pressions dont 0.5 sack et 6 hurries
Pénalités Aucune

 

Regardez les stats contre la course : 132.4 yards par match (29e), 4.7 yards par course (31e), 24 TDs (30e) et 16 big plays (27e).

Malgré la bonne volonté des Linebackers, de Lawrence ou de A’Shawn Robinson (36 run stops), la ligne n’a pas suffisamment tenu le fort, et RNR en est un des représentants. Si on y ajoute le manque de pass-rush précité, dans l’ensemble la première muraille a été largement inconstante.

Kayvon Thibodeaux a été présent avec 41.5 pressions dont 11.5 sacks, 3 fumbles forcés et 1 fumble récupéré, mais on l’a bien moins vu contre la course. Azeez Ojulari et Jihad Ward ont dû se mettre à deux pour tout juste effleurer la production du deuxième année (42.5 pressions dont 7.5 sacks), et ils ont été inexistants au sol.

 


(2021 : La victoire 27-21 à New Orleans en Week 4)
(2022 : La victoire 31-24 à Minnesota en Wild Card)

Tommy DeVito. Non les G-men n’ont pas trouvé leur Brock Purdy, mais c’était un peu de lumière dans une saison sombre.

 


(2021 : La vie sans Daniel Jones)
(2022 : La défaite 38-7 à Philly en Divisional Round)

Le crash en ouverture 40-0 contre Dallas. Certes les résultats de Week 1 sont toujours à prendre avec des pincettes, mais cette bulle à domicile était annonciatrice des soucis à venir.

 

Le futur

 

Wk Type Loc. Adversaire Bilan Statut JNR
1 vs. Minnesota 7-10 Négatif 0
2 @ Washington 4-13 Négatif 0
3 @ Cleveland 11-6 Playoffs 0
4 TNF vs. Dallas 12-5 DivChamp 0
5 @ Seattle 9-8 Positif 4
6 SNF vs. Cincinnati 9-8 Positif 0
7 vs. Philadelphia 11-6 Playoffs 0
8 MNF @ Pittsburgh 10-7 Playoffs 0
9 vs. Washington 4-13 Négatif -1
10 MUN @ Carolina 2-15 Négatif 0
11 BYE
12 vs. Tampa Bay 9-8 DivChamp 0
13 TG @ Dallas 12-5 DivChamp 0
14 vs. New Orleans 9-8 Positif 3
15 vs. Baltimore 13-4 DivChamp -7
16 @ Atlanta 7-10 Négatif 1
17 vs. Indianapolis 9-8 Positif 0
18 @ Philadelphia 11-6 Playoffs 0

 

Matchs Nombre Rang
Vs. équipes avec un bilan positif en 2023 12 1
Vs. équipes qualifiées en playoffs en 2023 8 5
Bilans Bilan Rang
Cumulé total 149-140 (0.516) 6
Cumulé à domicile 83-70 (0.542) 5
Cumulé à l’extérieur 66-70 (0.485) 20
Écart domicile/extérieur 0.057 6
Stats additionnelles Valeur Rang
Kilométrage total théorique 9758 7
Total jours nets de repos entre les matchs 0 18

 

Pas de bol pour les Giants : non seulement ils ont évidemment Philly et Dallas au programme, mais la NFC East croise avec l’AFC North, et en plus comme troisième de division ils prennent Seattle et New Orleans qui ont fini en positif. Voilà comment on passe d’un calendrier moyen comme celui de Washington à un programme bien compliqué. Les moments de répit vont être rares, Dallas sur une semaine courte n’est pas un cadeau, et cet après bye week est une horreur.