NFL Team Honors IX : New England

500-Patriots

Le fond de la casserole est définitivement tombé : il faut dire que c’était une sacrée casserole qui a tenu pendant plus de 20 ans, mais au bout d’un moment « tu étais poussière et tu retourneras à la poussière » (Genèse 3:19) oui le Season Review a fait catéchisme dans sa jeunesse pardonnez-lui il ne savait pas ce qu’il faisait. Pour le coup Madame Soleil n’a pas trop de mérite à l’avoir vu arriver car beaucoup l’ont vu arriver, les soucis étaient connus : c’était tout au plus une confirmation qu’il était temps de fermer l’incroyable chapitre Bill Belichick et d’en ouvrir un autre avec Jerod Mayo.

À lire en faisant un signe de croix.

 

NEW ENGLAND PATRIOTS
4e AFC East ~ 4-13

 

Les prévisions de Madame Soleil 2023

 

L’impensable allait-il arriver ? La dernière fois que les Patriots avaient terminé au fond de l’AFC East, c’était la première année avant le début de la dynastie, en 2000 ; donc avant même le réalignement des divisions en 2002. C’était la deuxième série en cours la plus longue derrière Pittsburgh, et elle n’avait jamais été aussi en danger que cette saison ; à la fois quand on regardait l’équipe en elle-même, et surtout les autres dans la division.

Une chose impensable était déjà arrivée : New England possédait le Quarterback le moins en vue des quatre franchises ; Buffalo avait un franchise player bien établi, Miami espérait que la progression du sien ne serait pas torpillée par les commotions, et les Jets avaient refait le coup de « on ne sait pas drafter autant attendre que Green Bay se sépare de son futur Hall Of Famer ». Certes, Mac Jones était loin d’être le pire Quarterback de la ligue, mais vu le reste de l’AFC East, il était difficile de ne pas faire la comparaison et de la trouver en sa défaveur. Il allait néanmoins pouvoir bénéficier de la fin de l’expérience lunaire « un Offensive Coordinateur, pourquoi faire ? » avec le retour de Bill O’Brien à New England pour prendre l’attaque en charge et la sortir de l’ornière.

Pour cela, il serait important de trouver enfin de la production au poste de Tight End : le combo Hunter Henry – Jonnu Smith n’avait pas du tout été à la hauteur des sous dépensés, surtout ce dernier qui était déjà reparti ; l’ex-Dolphin Mike Gesicki devait trouver sa voie même si l’absence du Gronk’ se faisait toujours sentir. Chez les receveurs, l’ex-Steeler JuJu Smith-Schuster venait supplanter Jakobi Meyers, alors que sur la ligne offensive l’ex-Bear Offensive Tackle Riley Reiff s’installait à droite à la place d’Isaiah Wynn. Pour le reste, c’était du connu : DeVante Parker devait faire plus devant Tyquan Thornton, Kendrick Bourne méritait de jouer davantage, alors que les gros avaient eu une saison en-deçà malgré les performances du Centre David Andrews et du Right Guard Michael Onwenu ; Cole Strange devait progresser et Trent Brown commettre moins de pénalités. Le coureur Rhamondre Stevenson reprenait du service après une belle performance en 2022, et il avait reçu le renfort tardif mais intrigant d’Ezekiel Elliott en tant que coureur « classique ».

La défense devrait encore livrer une prestation top-10 pour porter la franchise, et sans l’un de ses leaders historiques : le vénérable Safety Jason McCourty avait suivi son frère jumeau à un an d’intervalle et avait raccroché les crampons. Son expérience et sa disponibilité allaient manquer, mais il ne laissait pas la meilleure unité de la saison passée totalement orpheline : l’émergence de Kyle Dugger depuis deux ans donnait confiance aux côtés du solide Adrian Phillips et devant des jokers comme Jabrill Peppers ou Jalen Mills. Les Cornerbacks avaient également du talent avec les trois Jones Bros (Marcus, Jack & Jonathan), sans oublier le premier tour Christian Gonzalez qui était venu s’ajouter à une unité qui n’en avait presque pas besoin. Il faudrait encore compter avec la DCA de Foxborough en 2023.

Mais serait-elle aidée par un pass-rush aussi efficace ? Le taux de conversion de pressions en sacks avait été remarquable (37%), et il n’était pas facile de maintenir cela. C’était la raison pour laquelle l’organisation avait décidé de faire revenir au bercail l’ex-Lion Trey Flowers pour renforcer le secteur derrière l’excellent Matthew Judon, l’important Deatrich Wise et le spécialiste Josh Uche ; du moins, quand il serait revenu de PUP. Derrière eux, c’était le jaja avec le tandem Ja’Whaun Bentley – Jahlani Tavai qui patrouillait avec sérieux et démontrait de la polyvalence. Pas de changements non plus chez les maousses : Davon Godchaux et Lawrence Guy menaient encore le groupe alors que Christian Barmore avait prouvé être précieux quand il n’était pas blessé. Dans l’ensemble, beaucoup de stabilité pour la meilleure escouade, couplée à la science de Bill Belichick, de son fils Steve et de l’ancien Patriot Jerod Mayo pour encore retourner le cerveau de quelques adversaires.

Si vous n’aviez pas compris le message lors de la draft ou lors du NFL Team Honors VIII, le revoici en plus clair : au revoir Nick Folk et Jake Bailey, bonjour au quatrième tour Kicker Chad Ryland et au sixième tour Punter Bryce Baringer ; c’était un jour nouveau pour les équipes spéciales. Les couvertures seraient scrutées de très près et Marcus Jones ne pourrait pas réaliser des miracles à chaque fois.

Les Patriots avaient connu une période de succès inégalée dans l’ère de la Free Agency, il fallait bien que cela s’arrête. Le manque de réussite dans les récentes drafts et des décisions curieuses entravaient la franchise qui semblait prendre un peu de retard sur ses adversaires de division (et de conférence). À moins d’une catastrophe, la défense serait toujours là pour maintenir New England dans les matchs, mais les deux autres escouades avaient perdu trop d’efficacité pour lutter dans l’état actuel des choses. Avec le calendrier relevé qui arrivait, finir dernier de division n’était pas impossible du tout.

 

La saison

 

Wk Loc. Adversaire Rés. Score Bilan Détails
1 vs. Philadelphia L 20-25 0-1 wpo
2 vs. Miami (1-0) L 17-24 0-2 dwpo
3 @ NY Jets (1-1) W 15-10 1-2 do
4 @ Dallas (2-1) L 3-38 1-3 wp
5 vs. New Orleans (2-2) L 0-34 1-4 w
6 @ Las Vegas (2-3) L 17-21 1-5 co
7 vs. Buffalo (4-2) W 29-25 2-5 dwpo
8 @ Miami (5-2) L 17-31 2-6 dwp
9 vs. Washington (3-5) L 17-20 2-7 o
10 vs. Indianapolis (4-5) L 6-10 2-8 cwo
11 BYE
12 @ NY Giants (3-8) L 7-10 2-9 o/L
13 vs. LA Chargers (4-7) L 0-6 2-10 co
14 @ Pittsburgh (7-5) W 21-18 3-10 cwpo
15 vs. Kansas City (8-5) L 17-27 3-11 cwp
16 @ Denver (7-7) W 26-23 4-11 co
17 @ Buffalo (9-6) L 21-27 4-12 dwpo
18 vs. NY Jets (6-10) L 3-17 4-13 d

 

Le bilan de saison régulière

 

Global Bilans
Saison 4-13
Demi-saison 2-7 2-6
Quart-saison 1-4 1-3 1-3 1-3
Détail Bilans
Domicile 1-8
Extérieur 3-5
Division (d) 2-4
Conférence (d+c) 4-8
Équipes > .500 (w) 2-8
Équipes en playoffs (p) 2-6
Matchs à une possession (o) 4-8
4e quart-temps (W-L-TT-TL) 0-1-0-0
Prolongations 0-0
Difficulté Bilans
Calendrier projeté (2022) 156-128-3 (0.549, 3e)
Calendrier réel (2023) 151-138 (0.522, 9e)
Écart entre les deux -0.031 (10e)

 

New England a gagné un match par quart de saison, ce qui est à peu près la seule chose gentille qu’on puisse dire sur cette saison dans laquelle Gillette Stadium a été un théâtre des cauchemars : aucune équipe n’a fait un pire bilan à domicile. C’est assez bizarre de voir que quasiment aucun match des Patriots ne s’est décidé dans le dernier quart-temps, ce qui veut dire que s’ils ont souvent abdiqué avant les 15 dernières minutes, ils ont également acquis toutes leurs victoires avant, y compris contre Buffalo. Le calendrier a été un poil moins compliqué que prévu principalement à cause de la chute de niveau de la NFC East, mais il est tout de même resté costaud à cause de Buffalo et Miami.

 

La réalité

 

Attaque Patriots Rang Adversaire Rang
Points par match 13.9 31 21.5 15
-7.5 32 +1.1 23
TDs 27 30 38 15
-12 30 -2 14
Yards par match 276.2 30 301.6 7
-38.4 26 -20.4 12
First Downs par match 15.4 31 17.9 5
-1.5 21 -0.6 18
Third Down % 30.180 31 36.287 6
-4.704 25 -3.962 7
Redzone Drive % 18.227 32 28.079 12
-7.207 23 -1.466 19
Redzone TD % 58.333 11 46.154 6
+16.111 1 -11.846 5
Big plays 33 32 52 6
-36 32 -15 6
Pass/Run ratio 1.458 23 1.273 24
+0.091 20 -0.201 29
QB/Cover Rating 73.8 30 86.9 11
-13.9 31 +3.4 21
Turnovers 29 27 18 23
+6 24 -12 32
Défense Patriots Rang Adversaire Rang
Stop % 33.066 20
+3.745 12
Pressions 276 24 236 26
-44 29 +33 30
Sacks 36 27 48 24
-18 31 +7 22
Équipes Spéciales Patriots Rang Adversaire Rang
Field Goal % 64.000 32 81.579 7
-22.487 32 -1.180 14
Extra Point % 96.000 17 96.875 19
+4.571 8 +5.208 25
Punt Net Yards 40.8 23 42.7 25
+4.5 1 +4.0 31
Autres Patriots Rang Adversaire Rang
Pénalités par match 5.2 8 4.4 30
-0.9 4 -0.8 28
TOP moyen 28:02 31
-0:50 24
Extra Stat Patriots Rang Adversaire Rang
Points Sur Turnovers Par Turnover 2.7 17 3.9 30
-0.6 26 +2.3 32

 

L’Extra Stat est tellement frappante qu’il faut commencer par là : comme vous le voyez juste au-dessus d’elle, le turnover differential a pris une gigantesque claque dans le museau, passant de +7 (4e) à -11 (28e) entre 2022 et 2023. Mais ce n’est pas tout : l’année dernière, New England avait scoré 7 TDs défensifs pour seulement 2 autorisés ; cette année, c’est 1 TD défensif marqué contre 5 encaissés. C’est comme cela que vous arrivez à une moyenne de points consécutifs aux turnovers qui reçoit une baffe de même : pour info les totaux sont de -52 points marqués à 48 (25e) et +77 points encaissés à 114 (31e).

C’est pourquoi il ne faut pas trop taper sur la défense qui a eu un boulet intersidéral à traîner (voire deux quand on regarde le taux de réussite du côté des FGs) et qui, bien qu’ayant plié un peu davantage, est restée compétitive… même si on peut noter qu’elle a autorisé 6 conversions à deux points (pire marque). L’attaque a été incapable d’avancer, incapable de convertir des 3e tentatives, incapable de casser des plaquages (38 – 29e – soit un toutes les 20.2 actions – 26e), a accumulé les ballons perdus… au moins elle n’a pas été mauvaise une fois en redzone, le souci a surtout été d’y arriver.

Voici les récompenses de la saison :

 


(2021 : J.C. Jackson)
(2022 : Rhamondre Stevenson)

Jahlani Tavai – LB
Plaquages 110, avec 65 solo, 10 manqués
Stops 35 dont 24 contre la course
Fumbles Déf. 2 forcés
Pass-Rush 79 snaps, 11 pressions dont 1 sack, 3 hits et 7 hurries
Couverture 35 ciblages, 74.3%, 166 yards, 1 TD, 5 PDs, 2 INTs
Cover Rating 69.5
Moyennes 4.7 yards par ciblage (7e)
6.4 yards par complétion (4e)
Pénalités Aucune

 

Il va être difficile de trouver des récompenses pour tous les défenseurs qui le méritent, mais s’il faut ressortir un élément qui a vraiment été exceptionnel, Tavai a eu un abattage incroyable. On savait déjà depuis l’année dernière qu’il était une vraie arme polyvalente capable de défendre contre la course, de se montrer dans le pass-rush et de couvrir les cibles adverses, mais il a réussi à être encore meilleur en 2023 avec un temps de jeu élargi ; sans compter ses piges sur équipes spéciales qui font de lui le 2e Patriot utilisé avec 1196 snaps. Enfin, ce qui ne gâche rien, il a eu un nez pour voler le cuir.

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Son partenaire du milieu, Ja’Whaun Bentley, a également eu du travail en général avec 114 plaquages (top team), 13 manqués et 39 stops dont 25 run stops, mais il a été davantage utilisé dans le pass-rush (77 blitz, top team et 5e NFL) via 21.5 pressions dont 4.5 sacks ; il a été un peu plus en difficulté en couverture avec 75%, 10.2 yards par complétion et 96.6 de Cover Rating.

 


(2021 : Adrian Phillips)
(2022 : Kyle Dugger)

Anfernee Jennings – LB
Plaquages 65, avec 50 solo, 6 manqués
Stops 46 dont 38 contre la course (8e)
Fumbles Déf. 1 récupéré
Pass-Rush 260 snaps, 19.5 pressions dont 1.5 sacks, 1 hit (pire) et 17 hurries
Couverture 15 ciblages, 93.3%, 67 yards, 1 TD
Cover Rating 107.5
Moyennes 4.5 yards par ciblage
4.8 yards par complétion
Pénalités 2 total, 2 acceptées, 10 yards

 

Tavai pourrait aussi convenir, mais autant étaler les récompenses. Les stats du pass-rush dans le tableau principal rappellent que tout n’a pas été évident en défense cette saison : les blessures de Matthew Judon et Josh Uche ont fait du mal au secteur, à tel point que le leader dans l’exercice est surprenant… et arrive un peu plus bas. Jennings est loin d’avoir mis le feu à la NFL, mais il a répondu présent, et surtout il a été extrêmement précieux contre la course, ce qui n’est pas toujours la spécialité d’un pass-rusher.

Judon est assez rapidement parti sur IR, alors que Uche a accumulé 34 pressions dont 3 sacks, ce qui n’est pas mirobolant non plus. Le deuxième tour Keion White (20 pressions dont 1 sack) renforce l’idée de manque de finition du pass-rush des Patriots cette saison : 13% des pressions ont donné des sacks (26e). Mack Wilson a ajouté 13.5 pressions dont 3.5 sacks et 2 fumbles forcés.

 


(2021 : Damien Harris)
(2022 : Michael Onwenu)

Michael Onwenu – OT
Protection 505 snaps, 23 pressions dont 3 sacks, 2 hits, 18 hurries
Pénalités 4 total, 4 acceptées, 25 yards

 

Entre ceux qui n’ont pas assez joué, ceux qui ont partagé le temps de jeu, les blessures et l’inefficacité générale de l’attaque, ce n’est pas évident de dire qu’un offensif a été au-dessus du lot. Onwenu mérite la récompense pour plusieurs raisons même si lui aussi n’a pas été épargné par les pépins physiques : il a joué 81% des snaps offensifs (2e team), il a été obligé de passer de Right Guard à Right Tackle en milieu d’exercice, et il a quand même réussi à rendre une copie de qualité.

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La ligne offensive a eu beaucoup de mal à avoir une vraie continuité : seul le Centre David Andrews a survécu en jouant la totalité des snaps devant Onwenu, et s’il est toujours redoutable au sol, on l’a connu un peu plus solide en protection avec 30 pressions dont 6 sacks. Chez les Guards, Cole Strange et Sidi Sow ont été OK sans plus, alors que Atonio Mafi a été en grande difficulté (7 pénalités). À l’opposé de Onwenu, Trent Brown a fait une belle prestation mais écourtée ; Vederian Love a été très largement dépassé, autorisant 38 pressions dont 6 sacks sur 290 snaps de protection, ce qui a poussé à mettre Riley Reiff à sa place quand ce dernier est sorti de l’infirmerie. Connor McDermott a été sympathique sans plus (comme toujours)… quand il n’était pas sur IR.

 


(2021 : Matthew Judon)
(2022 : Matthew Judon)

Christian Barmore – DT
Plaquages 64, avec 39 solo, 2 manqués
Stops 40 dont 32 contre la course
Fumbles Déf. 1 forcé
Pass-Rush 458 snaps, 49.5 pressions dont 8.5 sacks, 7 hits et 34 hurries
Pénalités 3 total, 2 acceptées, 30 yards

 

Si vous avez tout suivi, vous avez compris que c’est donc probablement Barmore qui termine top team pass-rusher, et il n’est même pas plus faible top team de la ligue ni en pressions ni en sacks. Rajoutez son activité générale dans les stops et son effet moulin à vent (6 passes déviées), et vous obtenez une saison pleine pour le maousse qui est bien revenu après une deuxième saison torpillé par les blessures.

https://www.bostonherald.com/wp-content/uploads/2023/12/AP23359130618315.jpg?w=525

Sur le reste de la ligne défensive, le trio Deatrich WiseDavon GodchauxLawrence Guy a apporté son soutien à Barmore : Wise a notamment agi dans le pass-rush (35.5 pressions dont 4.5 sacks) mais, un peu comme en 2022, on en espérait peut-être un peu plus de la part de la première ligne de défense.

 


(2021 : Mac Jones)
(2022 : Marcus Jones)

DeMario Douglas – WR
Course 8 courses, 41 yards, 1 big play
Réception 49 réceptions, 561 yards, 6 big plays, 1 BTK
Avancé 62.8%, 1 drop, 68.4 de Target Rating
Cumulé 57 touches, 602 yards, 7 big plays, 1 BTK
Punt Return 11 retours, 56 yards
Moyennes 5.1 yards par course
11.4 yards par réception
5.1 yards par retour de punt
Fumbles Off. 1 commis, 1 perdu

 

Douglas n’a pas eu une saison facile avec plusieurs commotions, mais il s’en sort avec les honneurs en étant le meilleur receveur de l’équipe… bien que cela ne soit pas un énorme compliment (nous en reparlons juste après).

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Avant de sortir le tromblon, évoquons le premier tour Christian Gonzalez, ce qui va nous permettre de faire le point sur la couverture. Il était parti pour prouver que certaines franchises avaient fait une erreur en le laissant tomber aussi « bas », mais une blessure à l’épaule a mis fin prématurément à sa saison.

Voici les stats de la couverture, en gardant à l’esprit les soucis de pass-rush : 64.3% (13e), 208.4 yards par match (11e), 6.2 yards par passe tentée (8e), 19 TDs (4e), 10 INTs (23e), un QB Rating adverse de 86.9 (11e), 46 big plays (12e) et 3 matchs d’un Quarterback à 300+ yards (12e).

Marcus Jones ayant également fini sur la touche rapidement, les Patriots ont fait revenir J.C. Jackson pour l’associer à Jonathan Jones et Myles Bryant dans le slot. Le retour de Jackson est allé aussi bien que son passage aux Chargers (c’est-à-dire mauvais avec 4 TDs, 6 passes défendues et 107.8 de Cover Rating) alors que Jones a un peu surnagé (2 TDs, 7 passes défendues et 94 de Cover Rating) et Bryant a eu quelques difficultés (75.6%, 3 TDs, 1 INT, 7 passes défendues et 103.4 de Cover Rating).

Fort heureusement ils ont un sacré duo de Safeties derrière avec Jabrill Peppers et Kyle Dugger : Petit Poivre a été partout avec 28 stops dont 17 run stops, 5 pressions dont 1 sack, 1 fumble forcé, 1 fumble récupéré, 7.5 yards par complétion, 2 TDs, 2 INTs, 8 passes défendues et 72.7 de Cover Rating ; Dugger a été également polyvalent via 27 stops dont 12 run stops, 14.5 pressions dont 1.5 sacks, 1 fumble forcé, 10.9 yards par complétion, 1 TD, 2 INTs, 7 passes défendues et 82.7 de Cover Rating. Jalen Mills a été un peu plus en retrait.

 


(2021 : La chute de tension en Wild Card)
(2022 : Un Coordinateur Offensif, pourquoi faire ?)

L’attaque aérienne
Stats 63.0% (22e), 180.5 yards (28e), 16 TDs (27e), 21 INTs (30e)
Moyennes 6.1 yards par passe tentée (30e)
8.7 yards par complétion (29e)
YAC 60.3% (5e)
QB Rating 73.8 (30e)
Explosivité 31 big plays (31e) dont 4 homeruns (28e)
Matchs marquants 1 match d’un QB à 300+ yards (26e)
aucun match d’une cible à 100+ yards (pire)

 

La dernière cible des Patriots à atteindre 1000 yards en réception sur une saison était Julian Edelman en 2019. Douglas est le meilleur receveur des Patriots en yards et le plus faible top team loin derrière le 31e (770). L’identité du top receveur de New England en réceptions est lunaire (et il arrive un peu plus bas). Au secours.

Le Tight End Hunter Henry apparaît derrière Douglas pour une performance un peu plus sympathique que l’année dernière (ce n’était pas dur) ; il a notamment été la machine à marquer avec 419 yards et 6 TDs. Kendrick Bourne a fait une moitié de saison mais finit quand même avec 406 yards et 4 TDs, et DeVante Parker a aussi été touché. On en attendait largement plus de Mike Gesicki (244 yards et 2 TDs). Au moins Jalen Reagor a scoré un TD sur retour de kick.

Et bien entendu, on termine avec la fin du passage de Mac Jones qui a laissé sa place à Bailey Zappe : chacun a eu quelques moments de répit ici ou là mais l’ensemble a été totalement insuffisant ; chacun termine notamment avec un ratio TD:INT inférieur à 1 (10:12 pour le premier, 6:9 pour le deuxième) et une moyenne tournant à 6 yards par passe tentée.

 


(2021 : La couverture)
(2022 : La couverture)

La défense contre la course
Stats 93.2 yards par match (4e), 3.3 yards par course (top), 14 TDs (11e)
Explosivité 6 big plays (4e) dont 3 homeruns (23e)
Run stops 262 (5e) soit 54.6% des courses (13e)
Matchs marquants 2 matchs d’un coureur à 100+ yards (12e)

 

Avec la chute du pass-rush, c’est la défense contre la course qui a fait la meilleure saison ; et ce même si la première ligne a été un peu moins solide. Le travail des JaJa derrière et la participation des arrières ont énormément oeuvré pour limiter les adversaires.

 


(2021 : La défense contre la course)
(2022 : Les équipes spéciales)

La phase de kick
FG 16/25 soit 64.0% (pire)
XP 24/25 soit 96.0% (17e)
Touchback 63.9% (23e)

 

Vous savez ce qui n’aide pas une attaque qui pédale déjà dans la chaudrée de palourdes ? Le quatrième tour Kicker Chad Ryland qui poste le plus faible taux de FGs… mais qui termine quand même meilleur marqueur de l’équipe avec 72 points… soit le 2e plus faible top team de NFL.

 


(2021 : Hunter Henry)
(2022 : Jabrill Peppers)

Ezekiel Elliott – RB
Course 184 courses, 642 yards, 3 TDs, 5 BTKs
Réception 51 réceptions, 313 yards, 2 TDs, 1 big play, 7 BTKs
Avancé 78.5%, 2 drops, 97.0 de Target Rating
Cumulé 235 touches, 955 yards, 5 TDs, 1 big play, 12 BTKs
Moyennes 3.5 yards par course
6.1 yards par réception
3.8 yards par occasion
Fumbles Off. 2 commis, 1 perdu

 

Non, vous ne rêvez pas : Zeke a bien été le Patriot le plus ciblé ; il a aussi été le plus faible top team en réceptions. Rien que pour cela il mérite le FA Signing Of The Year, car sinon pour le reste il n’a pas été d’une folle efficacité non plus ; au moins il a eu le mérite d’être disponible toute la saison contrairement à Rhamondre Stevenson. Ce dernier a encore été important malgré son absence sur blessure en accumulant 194 touches pour 857 yards, 4.1 yards par occasion, 4.0 yards par course et 4 TDs.

 


(2021 : Jonnu Smith)
(2022 : Aucun)

JuJu Smith-Schuster – WR
Réception 29 réceptions, 260 yards, 1 TD, 3 big plays
Avancé 61.7%, 2 drops, 48.2 de Target Rating
Moyennes 9.0 yards par réception

 

J2S2 a été dans la même veine que le jeu aérien, c’est-à-dire largement insuffisant.

 


(2021 : La victoire 36-13 contre Tennessee en Week 12)
(2022 : La victoire 23-21 contre Miami en Week 17)

La victoire 29-25 contre Buffalo en Week 7. Le meilleur match de Mac Jones pour la 300e victoire de Belichick et ce drive final avec le TD de la victoire de Gesicki.

 


(2021 : La baffe 47-17 en Wild Card)
(2022 : La défaite 30-24 à Las Vegas en Week 15)

Vous avez le choix : vous préférez les deux pires défaites coup sur coup de l’histoire de Belichick (Dallas et New Orleans) ou trois défaites de suite sans encaisser plus de 10 points sur chaque match (première pour New England depuis 1938) ? Le Season Review a une préférence pour le côté historique et choisit la deuxième série qui est la meilleure démonstration de la franchise depuis maintenant deux saisons.

 

Le futur

 

Wk Type Loc. Adversaire Bilan Statut JNR
1 @ Cincinnati 9-8 Positif 0
2 vs. Seattle 9-8 Positif 0
3 TNF @ NY Jets 7-10 Négatif 0
4 @ San Francisco 12-5 DivChamp 3
5 vs. Miami 11-6 Playoffs 1
6 vs. Houston 10-7 DivChamp 0
7 WBL @ Jacksonville 9-8 Positif 0
8 vs. NY Jets 7-10 Négatif 0
9 @ Tennessee 6-11 Négatif 0
10 @ Chicago 7-10 Négatif 0
11 vs. LA Rams 10-7 Playoffs 1
12 @ Miami 11-6 Playoffs 0
13 vs. Indianapolis 9-8 Positif 0
14 BYE
15 @ Arizona 4-13 Négatif 7
16 @ Buffalo 11-6 DivChamp 0
17 vs. LA Chargers 5-12 Négatif 0
18 vs. Buffalo 11-6 DivChamp 0

 

Matchs Nombre Rang
Vs. équipes avec un bilan positif en 2023 11 4
Vs. équipes qualifiées en playoffs en 2023 7 17
Bilans Bilan Rang
Cumulé total 148-141 (0.512) 8
Cumulé à domicile 72-64 (0.529) 9
Cumulé à l’extérieur 76-77 (0.497) 17
Écart domicile/extérieur 0.032 12
Stats additionnelles Valeur Rang
Kilométrage total théorique 16484 25
Total jours nets de repos entre les matchs +12 2

 

Apparemment le programmateur a oublié que les Patriots étaient devenus mauvais : regardez un peu ce début de calendrier ! Et en plus la bye week est placée la plus tard possible, après un triptyque compliqué et juste avant la double confrontation avec Buffalo en trois semaines parce que pourquoi pas tant qu’on y est. Le déplacement à Londres fait gonfler le kilométrage, mais au moins il y a quelques jours de repos en plus.