NFL Team Honors IX : Las Vegas

500-Raiders

Quand on regarde la plupart des séries en cours pour les Raiders, la majeure partie de celles qui sont positives n’ont pas été mises à jour depuis 2002 ; cela rappelle à la fois qu’ils sont allés au Super Bowl XXXVII, mais aussi qu’ils végètent depuis une vingtaine d’années malgré quelques sursauts ici ou là. Si nous parlons de 2002, c’est qu’une autre stat frappante nous y ramène : c’était la dernière fois que les Raiders avaient eu une défense top-10 en points et top-15 en yards… avant 2023. Voilà ce qu’Antonio Pierce a apporté après l’éviction de Josh McDaniels en cours d’année, et ce qu’il va devoir consolider tout en reconstruisant une attaque tombée dans un trou.

À lire à une table de craps.

 

LAS VEGAS RAIDERS
2e AFC West ~ 8-9

 

Les prévisions de Madame Soleil 2023

 

Le dernier programme court allait-il mieux laver que les précédents ? C’était la fin de l’ère Derek Carr chez les Raiders après 9 saisons frustrantes où le Quarterback avait été loin d’être ridicule, mais jamais suffisamment décisif pour amener la franchise à un succès pérenne (même s’il n’avait pas toujours été aidé avec des choix douteux, surtout à la draft). Afin de permettre au Head Coach Josh McDaniels de repartir du bon pied, l’organisation avait fait venir l’ancien Patriot et 49er Jimmy Garoppolo, poussé à la sortie par la draft de Trey Lance… enfin il aurait dû être poussé par la draft de Lance, sauf qu’un truc marrant était arrivé… mais c’était une histoire pour une autre équipe.

Restons dans le Nevada où, pour changer, une nouvelle lessive de l’effectif avait eu lieu. Le seul secteur qui n’avait pas bougé était celui de la ligne offensive : l’unité était encore en train de chercher son identité, même s’il y avait un certain talent qui ne se démentait pas. Le Left Tackle Kolton Miller était le meilleur élément alors que le Right Tackle Jermaine Eluemunor était plus à l’aise à l’aile mais il devait limiter ses pénalités ; il remplacerait encore Brandon Parker blessé. L’intérieur devait être plus constant avec le trio Dylan Parham – Andre James – Alex Bars. Personne n’attendait l’unité dominatrice du début des années Carr, mais elle devait hausser son niveau, surtout quand on connaissait l’histoire de Jimmy G avec les blessures. Bonus non négligeable, elle bloquerait encore pour Josh Jacobs cette saison, le joueur ayant accepté, fataliste, de jouer sous un « Franchise Tag amélioré » ; il n’était pas le seul à s’être heurté à la réticence des équipes de donner un contrat lucratif à un coureur.

Comme un pied de nez du Destin, un autre ex-Patriot était arrivé : le receveur Jakobi Meyers, l’auteur de cette passe en arrière lunaire qui avait permis à Las Vegas de l’emporter sur New England l’année dernière. Il allait pouvoir « légitimement » aider les Raiders à gagner des matchs, venant soutenir Davante Adams et Hunter Renfrow dans le jeu aérien ; le troisième tour Tre Tucker avait été ajouté via la draft. Néanmoins, la nouvelle la plus importante dans le groupe avait été l’échange du Tight End Darren Waller chez les Giants – sans oublier un autre départ, celui de Foster Moreau ; l’ex-Titan Austin Hooper et le deuxième tour Michael Mayer avaient à charge de prendre la suite. Certes Waller avait lutté contre les blessures ces derniers temps, mais il avait été une arme létale en 2019 et 2020 ; Hooper était sympathique mais lui aussi était loin de ses meilleures performances (et même là il n’était pas au niveau de Waller).

Tout cela était pour la partie qui fonctionnait chez les Raiders ; maintenant il fallait regarder du côté de la partie qui coinçait année après année. Au coeur de la ligne défensive, l’organisation avait décidé de se séparer du meilleur des Defensive Tackles – Andrew Billings – ce qui forçait Bilal Nichols et Jerry Tillery à se réveiller ; le troisième tour Byron Young et l’ex-Dolphin John Jenkins étaient les nouvelles têtes. On en attendait un peu plus de Chandler Jones sur l’aile à l’opposé du Condor Maxx Crosby qui avait atteint son apogée mais qui se retrouvait bien seul ; le premier tour Tyree Wilson aurait besoin d’un temps d’adaptation et tout le monde espérait qu’il ferait mieux que Clelin Ferrell, parti à San Francisco. Au niveau des Linebackers, l’organisation avait aussi décidé de se séparer du meilleur d’entre eux – Denzel Perryman – ce qui forçait le sophomore Divine Deablo à grimper plusieurs échelons ; il avait reçu l’aide de l’ex-Steeler Robert Spillane qui était plutôt inconstant.

Comme si cela ne suffisait pas, devinez ce que les Raiders avaient fait chez les arrières ? Ils s’étaient séparés du meilleur des Cornerbacks – Rock Ya-Sin – mais au moins ils n’avaient pas mégoté en Free Agency en récupérant l’ex-Raven Marcus Peters ; il serait une aide précieuse pour le junior Nate Hobbs en difficulté la saison dernière et le quatrième tour Jakorian Bennett. Amik Robertson mériterait sa place dans le slot, Brandon Facyson était revenu au bercail après son passage à Indy et l’ex-Ram David Long Jr. avait également posé les valises. Chez les Safeties, Tre’von Moehrig devait rebondir après une mauvaise année 2022 et l’ex-Eagle Marcus Epps venait supplanter Duron Harmon.

Les équipes spéciales avaient été épargnées par la machine à laver, ce qui était plutôt normal étant donné que le Kicker Daniel Carlson et le Punter A.J. Cole donnaient satisfaction. L’ex-Charger DeAndre Carter avait été signé pour améliorer les retours.

On pouvait se poser toutes les questions que l’on voulait du côté offensif sur ce que Garo allait donner à la place de Carr, mais la vraie interrogation était de savoir si la défense pouvait s’améliorer. L’arrivée de Peters était une bonne nouvelle, mais pour le reste il y avait de quoi rester hautement sceptique. Les Raiders n’avaient pas ce qu’il fallait pour lutter dans la division ni dans la conférence actuellement, malgré la probabilité qu’il y ait une régression « positive » dans les matchs serrés. Et s’il fallait parier entre les Raiders et les Broncos, ces derniers avaient l’avantage.

 

La saison

 

Wk Loc. Adversaire Rés. Score Bilan Détails
1 @ Denver W 17-16 1-0 do/W
2 @ Buffalo (0-1) L 10-38 1-1 cwp
3 vs. Pittsburgh (1-1) L 18-23 1-2 cwpo
4 @ LA Chargers (1-2) L 17-24 1-3 do
5 vs. Green Bay (2-2) W 17-13 2-3 wpo/W
6 vs. New England (1-4) W 21-17 3-3 co
7 @ Chicago (1-5) L 12-30 3-4
8 @ Detroit (5-2) L 14-26 3-5 wp
9 vs. NY Giants (2-6) W 30-6 4-5
10 vs. NY Jets (4-4) W 16-12 5-5 co/W
11 @ Miami (6-3) L 13-20 5-6 cwpo
12 vs. Kansas City (7-3) L 17-31 5-7 dwp
13 BYE
14 vs. Minnesota (6-6) L 0-3 5-8 o/L
15 vs. LA Chargers (5-8) W 63-21 6-8 d
16 @ Kansas City (9-5) W 20-14 7-8 dwpo
17 @ Indianapolis (8-7) L 20-23 7-9 cwo
18 vs. Denver (8-8) W 27-14 8-9 d

 

Le bilan de saison régulière

 

Global Bilans
Saison 8-9
Demi-saison 4-5 4-4
Quart-saison 2-3 2-2 1-3 3-1
Détail Bilans
Domicile 6-3
Extérieur 2-6
Division (d) 4-2
Conférence (d+c) 6-6
Équipes > .500 (w) 2-6
Équipes en playoffs (p) 2-5
Matchs à une possession (o) 5-5
4e quart-temps (W-L-TT-TL) 3-1-0-0
Prolongations 0-0
Difficulté Bilans
Calendrier projeté (2022) 150-136-2 (0.524, 10e)
Calendrier réel (2023) 141-148 (0.488, 19e)
Écart entre les deux -0.035 (7e)

 

Las Vegas est toujours trop friable hors de ses bases et contre les meilleurs : les bilans y sont équivalents à l’année dernière et, chose amusante, les nombre de matchs aussi car la difficulté de calendrier a été peu ou prou identique à celui de 2022 ; le delta avec la projection vient du même endroit que pour Denver (AFC East + Chargers). Comme attendu la franchise a été un peu plus en réussite dans les matchs à une possession avec un bien meilleur bilan dans le dernier quart-temps et aucune prolongation. Il est positif de l’avoir vu remporter 4 matchs sans jamais avoir été menée (contre 0 la saison dernière), mais elle reste limitée une fois menée de 8+ points avec aucune victoire et même aucun retour au score.

 

La réalité

 

Attaque Raiders Rang Adversaire Rang
Points par match 19.5 23 19.5 9
-3.7 26 -5.1 1
TDs 36 23 37 12
-7 23 -11 2
Yards par match 289.5 27 330.9 15
-63.0 32 -34.7 9
First Downs par match 17.2 28 19.4 18
-3.0 29 -1.8 8
Third Down % 35.648 24 41.410 27
-4.256 24 -0.338 17
Redzone Drive % 28.492 18 28.108 14
-2.372 13 -6.267 9
Redzone TD % 48.936 24 62.500 26
0.000 16 -3.538 12
Big plays 42 30 49 3
-21 28 -24 1
Pass/Run ratio 1.446 22 1.273 23
-0.005 15 -0.068 22
QB/Cover Rating 80.1 28 89.3 16
-6.6 24 -9.5 4
Turnovers 24 20 22 19
+3 20 +9 5
Défense Raiders Rang Adversaire Rang
Stop % 32.191 23
+5.190 10
Pressions 299 18 165 3
+48 14 -83 4
Sacks 46 13 40 12
+19 2 +5 20
Équipes Spéciales Raiders Rang Adversaire Rang
Field Goal % 86.667 14 83.333 10
-5.225 27 +13.333 30
Extra Point % 100.000 1 94.444 10
+2.778 10 -3.117 5
Punt Net Yards 45.1 1 42.9 27
+1.2 9 -1.3 6
Autres Raiders Rang Adversaire Rang
Pénalités par match 4.4 1 5.6 19
-2.2 1 +0.1 17
TOP moyen 28:34 30
-1:21 26
Extra Stat Raiders Rang Adversaire Rang
TDs Sur Drive 80+ Yards 2 28 9 25
-4 26 +3 30

 

Preuve en stats de ce que nous disions dans l’entête : la défense plie encore un peu trop en 3e tentative (ce qui explique l’Extra Stat) et en redzone (tout en ayant limité les voyages), mais il faut être aveugle pour ne pas avoir vu à l’oeil nu la progression de l’escouade une fois que Pierce a repris la main ; elle a même renchéri sur son habitude de scorer avec 5 TDs défensifs (seul Dallas a fait mieux). Elle a été à peu près constante sur la durée d’un match : premier drive, différents quarts-temps, deux dernières minutes, c’est solide. On peut aussi pointer la plus grande discipline au niveau des pénalités.

À l’inverse, si la défense a scoré 5 TDs, vous imaginez à quel point l’attaque s’est écrasée : en fait, si on ne conserve que les TDs offensifs, c’est un écart de -9 avec 2022. Contrairement à sa consoeur, elle a montré de sévères tendances en s’écroulant complètement après la pause, terminant avec 7.6 points par match (28e) et 13 TDs (29e) en deuxième mi-temps. Elle a réussi à poster un médiocre taux de 3e tentative alors qu’elle était en moyenne à 6.2 yards du first down (top NFL) à cause d’une incapacité majeure à convertir les 3e courtes – entre 1 et 3 yards (55.4% – 23e) – et surtout intermédiaires – entre 4 et 6 yards (27.8% – pire marque).

Voici les récompenses de la saison :

 


(2021 : Maxx Crosby)
(2022 : Josh Jacobs)

Maxx Crosby – DE
Plaquages 90, avec 55 solo, 3 manqués
Stops 58 (9e) dont 38 contre la course (8e)
Fumbles Déf. 2 forcés, 1 récupéré
Pass-Rush 630 snaps (top), 93.5 pressions (3e) dont 14.5 sacks (6e), 15 hits (10e) et 64 hurries (3e)
Pénalités 5 total, 5 acceptées, 43 yards

 

Comme l’année dernière, le Condor a été le Defensive Lineman le plus utilisé de la ligue (95.4% des snaps défensifs soit 1081) ; la différence c’est qu’il n’a plus été le seul à 90+% avec Aidan Hutchinson à Detroit.

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Comme l’année dernière, il est top team en pressions, sacks, stops et run stops, ce qui prouve à quel point il est essentiel à la défense toute entière ; la différence c’est qu’il n’a plus été seul dans le pass-rush, et c’est ce qu’on appelle une transition toute trouvée.

 


(2021 : Daniel Carlson)
(2022 : Jermaine Eluemunor)

Malcolm Koonce – DE
Plaquages 43, avec 32 solo, 2 manqués
Stops 27 dont 16 contre la course
Fumbles Déf. 3 forcés
Pass-Rush 330 snaps, 52 pressions dont 8 sacks, 10 hits et 34 hurries
Pénalités Aucune

 

Dans ses deux premières saisons, Koonce est passé totalement inaperçu : il a principalement fait son trou sur équipes spéciales, et même si cela l’a amené à trouver des snaps en défense, il n’y avait rien de bien folichon à se mettre sous la dent.

Est ensuite arrivé cet imbroglio improbable avec Chandler Jones avant la saison puis son arrestation menant à sa libération : avec le premier tour Tyree Wilson en rééducation de son problème au pied, Koonce a gagné du temps de jeu en défense. Après une demi-saison sans éclat, il a semblé trouver la clé et a explosé, devenant le parfait compagnon de Crosby. On a hâte de voir s’il pourra refaire la même en 2024 maintenant que tout le monde est prévenu.

 


(2021 : Hunter Renfrow)
(2022 : Davante Adams)

Davante Adams – WR
Réception 103 réceptions (10e), 1144 yards, 8 TDs (8e), 13 big plays, 2 BTKs
Avancé 58.9%, 8 drops, 79.3 de Target Rating
Moyennes 11.1 yards par réception

 

Davante reste Davante malgré les soucis de Quarterbacks que nous détaillerons plus bas.

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Il a encore été l’arme aérienne (et offensive) #1 dans une attaque dont nous avons déjà relaté les difficultés, mais dont le pendant aérien a quand même moins souffert que l’autre : 62.5% (25e), 198.8 yards par match (23e), 6.6 yards par passe tentée (25e), 20 TDs (22e), 18 INTs (27e), un QB Rating de 80.1 (28e), 35 big plays (29e) et 1 match d’un Quarterback à 300+ yards (26e).

C’est également grâce à la signature de Jakobi Meyers qui rate le FA Signing Of The Year de peu : 71 réceptions pour 807 yards et 8 TDs avec seulement 2 drops ; il a été le parfait lieutenant d’Adams tout en profitant de sa présence qui attire les défenseurs.

Le souci c’est qu’on descend de trois échelons derrière : Hunter Renfrow a été remplacé par son jumeau vendeur de savates de profession (255 yards), le troisième tour Tre Tucker est avant tout un dragster (331 yards à 17.4 par réception et 2 TDs), le deuxième tour Michael Mayer est encore brut (304 yards et 2 TDs) et Austin Hooper a manqué d’impact (234 yards).

 


(2021 : Yannick Ngakoue)
(2022 : Maxx Crosby)

En général nous essayons d’étaler les récompenses, mais Maxx Crosby a été tellement dominateur et il n’y a pas vraiment d’autres joueurs avec le même rapport qualité / quantité. Ou plutôt il y en a un, mais il va remporter une autre récompense et, entre les deux, Crosby mérite le plus d’en recevoir deux.

 


(2021 : Nate Hobbs)
(2022 : Dylan Parham)

Aidan O’Connell – QB
Passe 62.1%, 2218 yards, 12 TDs, 7 INTs, 24 sacks
QB Rating 83.9
Course 17 courses, 11 yards, 1 TD
Moyennes 6.5 yards par passe tentée
10.4 yards par complétion
0.6 yards par course
Fumbles Off. 4 commis, 2 perdus

 

Dans l’ensemble, s’il faut en choisir un, O’Connell a été le plus prometteur : il a profité du changement de Head Coach pour être propulsé sur le terrain (après un essai intéressant à l’aller contre les Chargers), et il a bâti sa confiance à partir de là, finissant la saison sur une belle série (OK, il y a eu cette horreur contre Minnesota et il n’a pas été pour grand chose dans la victoire contre Kansas City). D’ici à affirmer qu’il est le futur, la question est évidemment ouverte, mais au moins il a mérité d’avoir sa chance.

 


(2021 : Les Raiders continuent de faire nawak avec leurs choix de premier tour)
(2022 : L’incapacité à tenir la distance)

Mark Davis, Josh McDaniels et Dave Ziegler. Le duo formé du deuxième et du troisième a été une tentative (ratée) de plus de recréer le succès de New England dans une autre franchise ; comme… par exemple… Denver en 2009 (le dernier poste de Head Coach de McDaniels).

Entre la manie de virer le Quarterback en place sans vrai plan de remplacement ou alors un plan foireux (nous allons reparler de son choix au poste cette saison, et faut-il rappeler que McDaniels nous a offert la draft au premier tour de Tim Tebow à Denver), la signature de moult ex-Patriots (pas toujours bien sentie même s’il y a eu des réussites), la valise de contrats d’un an pour boucher les trous ou la manie de se mettre les leaders à dos (par incapacité à créer une relation ou via ses décisions en match), les deux recettes se ressemblent… au moins il n’y a pas eu de scandale d’espionnage cette fois. Yay.

Et quant à Davis, tout commence par lui : il a un gros capital sympathie, ce qui l’empêche d’être le nouveau Dan Snyder, mais il en est à 5 Head Coaches et 4 General Managers en 13 ans.

 


(2021 : L’attaque aérienne)
(2022 : L’attaque terrestre)

Le pass-rush
Pressions 299 pressions (18e) soit 53.0% par action de passe (15e)
Sacks 46 sacks (13e) soit 7.5% par action de passe (11e)
Taux de conversion 15.4% (10e)
Sackeurs 14 (9e) soit 3.3 par joueur (19e)

 

Avec l’émergence de Koonce derrière Crosby, il n’est pas surprenant que le pass-rush ait enfin vu des améliorations notables ; et ce malgré les soucis précités (Chandler Jones libéré et Tyree Wilson ayant son intersaison pourrie par sa blessure au pied). Si on rajoute l’idée de balader Wilson sur la ligne au vu de son gabarit intermédiaire, cela n’a pas dû aider le rookie, mais il a quand même ajouté 23.5 pressions dont 3.5 sacks ; Adam Butler s’intercale entre lui et les deux premiers avec 27 pressions dont 5 sacks. Vous êtes probablement surpris que ce secteur soit quand même choisi car les résultats restent moyens, mais la progression est suffisante et aucun autre secteur n’a vraiment brillé.

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Prenez la couverture : 66.7% (25e), 212.4 yards par match (12e), 6.4 yards par passe tentée (12e), 21 TDs (10e), 13 INTs (17e), un QB Rating adverse de 89.3 (16e), 39 big plays (5e) et 1 match d’un Quarterback à 300+ yards (4e).

Des stats sympathiques ici ou là, mais il y a encore du travail, comme par exemple les 136.8 YAC par match (pire marque). Cependant, on ne remarque aucun maillon faible, ce qui est déjà une bonne chose. Nate Hobbs a été le plus visé mais surtout il est retourné dans le slot où il a été bien plus solide qu’en 2022, postant 69.9%, 4 TDs, 1 INT, 7 passes défendues et 97.2 de Cover Rating. Il a pu le faire car Amik Robertson a encore progressé sur l’aile avec 59.1%, 3 TDs, 2 INTs, 6 passes défendues et 87.4 de Cover Rating ; les signatures de Marcus Peters et Jack Jones ont été une bonne idée pour renforcer le tout via 4 TDs, 3 picks-6 et 9 passes défendues alors que le quatrième tour Jakorian Bennett a eu un peu plus de mal (68.4%, 1 TD et 102.5 de Cover Rating).

Chez les Safeties, le duo Tre’Von MoehrigMarcus Epps a été très disponible et de qualité : le premier a notamment retrouvé son mojo de 2021 (3 TDs, 3 INTs, 8 passes défendues et 79.5 de Cover Rating). Attention quand même aux bras en mousse : Peters a fini à 12 plaquages manqués soit 21.8% de ses tentatives (4e pire marque) et Epps à 12 plaquages manqués aussi soit 15.4% de ses tentatives.

 


(2021 : L’attaque terrestre)
(2022 : La couverture)

L’attaque terrestre
Stats 90.7 yards par match (30e), 3.7 yards par course (28e), 11 TDs (20e)
Explosivité 7 big plays (25e) dont 2 homeruns (13e)
BTK 23 (21e) soit un toutes les 18.0 courses (19e)
Matchs marquants 4 matchs d’un coureur à 100+ yards (5e)

 

Les deux pans offensifs pourraient apparaître ici, mais Josh Jacobs a lutté contre les blessures et contre une certaine inefficacité : 270 touches pour 1101 yards, 3.8 yards par occasion, 3.5 yards par course, 6 TDs et 13 plaquages cassés. Zamir White a été bien plus explosif après contact, cumulant 119 touches pour 549 yards, 4.3 yards par course et 1 TD.

Peut-on taper sur la ligne offensive pour ces soucis ? Elle a été un peu plus active en protection qu’au sol. Son principal souci est d’avoir vu l’excellent Kolton Miller rater plusieurs matchs ; le jeune Thayer Munford Jr. n’a pas eu la vie facile (28 pressions dont 4 sacks en 303 snaps c’est deux fois plus que Miller en 75% des snaps) et Jermaine Eluemunor a été un peu moins en verve sans être à la rue (28 pressions dont 6 sacks). Au milieu, Andre James continue de progresser, tout comme Dylan Parham ; Greg Van Roten a été un peu plus mis en difficulté en protection (ils ont 10 sacks à eux trois) mais parfois ça a été un peu moins évident au sol.

Quoi qu’il en soit, l’unité recommence à devenir une force.

 


(2021 : Denzel Perryman)
(2022 : Davante Adams)

Robert Spillane – LB
Plaquages 148 (10e), avec 82 solo, 12 manqués
Stops 52 dont 32 contre la course
Fumbles Déf. 1 forcé, 1 récupéré
Pass-Rush 52 snaps, 15.5 pressions dont 3.5 sacks et 12 hurries
Couverture 55 ciblages, 72.7%, 410 yards, 2 TDs, 4 PDs, 3 INTs
Cover Rating 83.1
Moyennes 7.5 yards par ciblage
10.3 yards par complétion
Pénalités Aucune

 

Si Meyers a aidé Adams à porter un peu l’attaque, Spillane a été une vraie plus-value au coeur de la défense : l’amélioration contre la course vient de son activité incessante, et il n’a pas été à la rue en couverture. Il a été indispensable et disponible, étant même le Raider le plus utilisé avec 1133 snaps.

https://media.lasvegassun.com/media/img/photos/2023/10/09/1009_sun_RaidersPackers16_t600.JPG?42b0fb247f69dabe2ae440581a34634cbc5420f3

Pourtant, ce n’était pas forcément gagné car il reste encore un peu de travail au sol : 118.5 yards par match (21e), 4.2 yards par course (18e), 15 TDs (17e) et 10 big plays (15e).

La première ligne reste un peu trop perméable en son milieu : John Jenkins a fait quelques apparitions (26 run stops) mais dans l’ensemble cela est trop friable entre Jerry Tillery, Adam Butler ou Bilal Nichols. Divine Deablo continue de gagner du temps de jeu dans ce rôle hybride où il manque encore un peu d’impact (34 stops, 1 sack, 77.6%, 2 TDs et 104.8 de Cover Rating).

 


(2021 : La ligne offensive)
(2022 : Bilal Nichols)

Jimmy Garoppolo – QB
Passe 65.1%, 1205 yards, 7 TDs, 9 INTs, 14 sacks
QB Rating 77.7
Course 20 courses, 39 yards, 1 BTK
Moyennes 7.1 yards par passe tentée
11.0 yards par complétion
2.0 yards par course
Fumbles Off. 1 commis

 

Oui, Garo a posté un pire QB Rating que O’Connell, avec un ratio TD:INT inférieur à 1, et ce n’est pas tout : il a été atroce sous pression avec 39%, 0 TD, 5 INTs et 16.0 de QB Rating (à comparer avec le 63.8 du rookie). L’attaque a été vidée de toute explosivité avec lui, aidant les défenses à se concentrer sur la course (ce qui nous ramène aux stats de Jacobs), et elle n’a jamais atteint 20 points dans aucune de ses titularisations.

 


(2021 : La victoire 35-32 contre les Chargers en Week 18)
(2022 : La victoire 27-20 contre les Chargers en Week 13)

La tôle 63-21 contre les Chargers en Week 15. Attaque, défense, il n’a manqué qu’un TD des équipes spéciales pour parfaire le tableau.

 


(2021 : Les deux baffes contre Kansas City)
(2022 : La bulle à New Orleans en Week 8)

La défaite 30-12 à Chicago en Week 7. Le « match » contre Minnesota a été une horreur sans nom mais au moins la défense était présente, et c’était contre une équipe qui s’était retrouvée. La défaite à Chicago a été une catastrophe de A à Z face à une franchise à 1-5 menée par le monstre Tyson Bagent ; elle a probablement signé la fin de l’expérience McDaniels avec un peu d’avance.

 

Le futur

 

Wk Type Loc. Adversaire Bilan Statut JNR
1 @ LA Chargers 5-12 Négatif 0
2 @ Baltimore 13-4 DivChamp -3
3 vs. Carolina 2-15 Négatif 0
4 vs. Cleveland 11-6 Playoffs 0
5 @ Denver 8-9 Négatif 0
6 vs. Pittsburgh 10-7 Playoffs 0
7 @ LA Rams 10-7 Playoffs -7
8 vs. Kansas City 11-6 Champ 0
9 @ Cincinnati 9-8 Positif 0
10 BYE
11 @ Miami 11-6 Playoffs 8
12 vs. Denver 8-9 Négatif 0
13 BF @ Kansas City 11-6 Champ 0
14 @ Tampa Bay 9-8 DivChamp 2
15 MNF vs. Atlanta 7-10 Négatif 0
16 vs. Jacksonville 9-8 Positif -1
17 @ New Orleans 9-8 Positif 1
18 vs. LA Chargers 5-12 Négatif 0

 

Matchs Nombre Rang
Vs. équipes avec un bilan positif en 2023 11 4
Vs. équipes qualifiées en playoffs en 2023 8 5
Bilans Bilan Rang
Cumulé total 148-141 (0.512) 8
Cumulé à domicile 63-73 (0.463) 25
Cumulé à l’extérieur 85-68 (0.556) 1
Écart domicile/extérieur -0.093 31
Stats additionnelles Valeur Rang
Kilométrage total théorique 18808 27
Total jours nets de repos entre les matchs 0 18

 

Sans surprise quand vous croisez avec l’AFC North – même si la NFC South essaie de tirer tout cela vers le bas – le programme est plutôt chargé. Le départ est piégeux, l’avant bye week est une horreur, l’après n’est pas beaucoup mieux et le final pourrait voir une bagarre pour les playoffs. Et sinon, nous vous invitons à rejeter un coup d’oeil plus haut au bilan des Raiders à l’extérieur en 2023.