NFL Team Honors IX : Carolina

500-Panthers

On se doutait que les choses ne seraient pas roses de suite à Carolina, mais sûrement pas que la franchise allait se crasher avec pertes et fracas, offrant ainsi un joli top choix de draft à Chicago. L’expérience Frank Reich ne sera même pas allée jusqu’à son terme, Bryce Young a sorti les rames tôt et souvent dans une attaque anémique, la défense a fait ce qu’elle a pu en perdant des éléments à droite et à gauche, et à ce propos la moitié des joueurs cités par Madame Soleil comme devant se montrer sont passés par l’IR. Bref, c’était mission impossible, et le nouveau duo Dan Morgan – Dave Canales a du pain sur la planche.

À lire en allant chez un bon véto.

 

CAROLINA PANTHERS
4e NFC South ~ 2-15

 

Les prévisions de Madame Soleil 2023

 

En 2023, la division entière allait changer de Quarterback titulaire par rapport à la Week 1 2022, et il était évident que nul autre ne serait attendu autant que le top choix de la draft ; d’autant plus que les Panthers avaient payé un pactole à Chicago pour avoir le droit de le sélectionner. Pour autant, cela venait avec son lot de risques au début, surtout quand ce n’était pas le seul changement remarquable qu’il y avait eu.

Le Head Coach Matt Rhule avait été remercié en milieu de saison et Steve Wilks avait assuré l’intérim avec un résultat sympathique dans l’ensemble, mais c’était désormais l’ex-Colt Frank Reich qui reprenait les rênes. Sa présence était un plus pour Bryce Young qui devait profiter de sa grande expérience à la fois comme joueur et entraîneur, lui qui avait dû composer avec plusieurs Quarterbacks différents lors de son passage à Indy ; l’ajout d’Andy Dalton comme vétéran remplaçant était également bien vu. Toutefois, il était tout aussi vrai que Young n’arrivait pas dans une situation idéale : il aurait été préférable pour lui d’avoir le polyvalent Christian McCaffrey et le receveur D.J. Moore sur lesquels s’appuyer, mais les deux avaient été échangés – le premier pendant la saison précédente, le deuxième pour remonter dans la draft ; de plus, le supersub coureur D’Onta Foreman était parti.

Alors que restait-il ? Au sol, Chuba Hubbard était toujours là et l’ex-Eagle Miles Sanders avait posé ses valises en Caroline pour reprendre le flambeau ; ce n’était pas CMC notamment à la réception, mais c’était une bonne addition. Le groupe des cibles était, lui, plus expérimental, ayant été presque totalement reconstruit : l’ex-Lion D.J. Chark, l’ex-Viking Adam Thielen, l’ex-Bengal Hayden Hurst et le deuxième tour Jonathan Mingo avec Laviska Shenault, Terrace Marshall ou Ian Thomas en soutien ; difficile de prédire ce que tout cela allait donner, surtout au poste de Tight End où Greg Olsen n’avait toujours pas de successeur. Et surtout, la ligne offensive était encore en chantier : seul le Right Tackle Taylor Moton assurait, même si la signature du Guard Austin Corbett avait été satisfaisante ; il fallait néanmoins qu’il revienne de PUP List et, pendant ce temps, c’était le quatrième tour Chandler « Ne m’appelez pas Zavatta » Zavala qui allait officier. Le sophomore Left Tackle Ikem Ekwonu avait eu une saison compliquée et devait réaliser le fameux « bond du sophomore » car il recevrait moins d’aide pour ouvrir le playbook à Young, alors que le reste de l’intérieur devait juste se renforcer un peu entre Bradley Christensen et un Bradley Bozeman dont on savait qu’il pouvait faire mieux.

Et puisque nous parlions de renforcement, l’organisation avait également essayé de le faire en défense. Sur la ligne, le Defensive Tackle Derrick Brown avait vu débarquer l’ex-Saint Defensive Tackle Shy Tuttle et l’ex-Bronco Defensive End DeShawn Williams ; le premier devait aider à renforcer un peu la défense contre la course alors que le deuxième tenterait de se relancer après une fin de passage compliquée à Denver. Le pass-rush avait souffert du départ de Haason Reddick malgré les efforts de Brian Burns : le vétéran ex-Raven Justin Houston était venu pour remédier au problème, mais il était préférable pour le futur de voir Marquis Haynes Sr. ou Yetur Gross-Matos passer enfin la surmultipliée… si c’était possible ; le troisième tour D.J. Johnson avait été ajouté au groupe. Au milieu, le tandem Shaq Thompson – Frankie Luvu tournait bien, tant qu’on ne le visait pas trop souvent en couverture ; l’ex-Cardinal Kamu Grugier-Hill avait signé pour les assister si besoin, ce qu’avaient plutôt bien fait Cory Littleton et Damien Wilson, partis en Free Agency.

L’arrière-garde accueillait l’ex-Bengal Safety Vonn Bell, ce qui était une bonne chose avec un Jeremy Chinn étant plus à l’aise près de la ligne de scrimmage ; cela devait permettre de le déployer dans cette zone en laissant Bell et Xavier Woods dans la profondeur. Le junior Cornerback Jaycee Horn avait fait une excellente « première vraie » saison alors que Donte Jackson continuait d’alterner le bon et le moins bon. La profondeur de banc n’était pas forcément rassurante dans l’unité, et il fallait que le pass-rush l’aide un peu plus.

Le Kicker Eddy Pineiro repartait au travail après avoir posté un excellent taux de FGs et le Punter Johnny Hekker n’était plus à présenter. Raheem Blackshear devait reprendre les retours.

Avec un nouveau duo Head Coach – Quarterback il était facile de voir Carolina partir avec du retard sur d’autres en NFC South : Young n’aurait pas l’attaque terrestre d’Atlanta, la ligne offensive était suspecte, le groupe des cibles était un puzzle et la défense avait ses bons moments sans être transcendante. À l’instar du reste de la division le calendrier donnait l’impression qu’il était possible pour Carolina d’atteindre un bilan sympathique, même avec toutes ces questions, mais la réalité était que la franchise pouvait bien terminer avec moins de victoires qu’en 2022. Le plus important était que le #1 ne passait pas son temps enterré dans le sol… ou pire.

 

La saison

 

Wk Loc. Adversaire Rés. Score Bilan Détails
1 @ Atlanta L 10-24 0-1 d/L
2 vs. New Orleans (1-0) L 17-20 0-2 dwo
3 @ Seattle (1-1) L 27-37 0-3 cw
4 vs. Minnesota (0-3) L 13-21 0-4 co
5 @ Detroit (3-1) L 24-42 0-5 cwp
6 @ Miami (4-1) L 21-42 0-6 wp
7 BYE
8 vs. Houston (3-3) W 15-13 1-6 wpo/W
9 vs. Indianapolis (3-5) L 13-27 1-7 w
10 @ Chicago (2-7) L 13-16 1-8 co
11 vs. Dallas (6-3) L 10-33 1-9 cwp
12 @ Tennessee (3-7) L 10-17 1-10 o
13 @ Tampa Bay (4-7) L 18-21 1-11 dwpo
14 @ New Orleans (5-7) L 6-28 1-12 dw
15 vs. Atlanta (6-7) W 9-7 2-12 do/W
16 vs. Green Bay (6-8) L 30-33 2-13 cwpo
17 @ Jacksonville (8-7) L 0-26 2-14 w
18 vs. Tampa Bay (8-8) L 0-9 2-15 dwp

 

Le bilan de saison régulière

 

Global Bilans
Saison 2-15
Demi-saison 1-8 1-7
Quart-saison 0-5 1-3 0-4 1-3
Détail Bilans
Domicile 2-6
Extérieur 0-9
Division (d) 1-5
Conférence (d+c) 1-11
Équipes > .500 (w) 1-11
Équipes en playoffs (p) 1-6
Matchs à une possession (o) 2-6
4e quart-temps (W-L-TT-TL) 2-1-0-0
Prolongations 0-0
Difficulté Bilans
Calendrier projeté (2022) 130-157-2 (0.453, 27e)
Calendrier réel (2023) 151-138 (0.522, 9e)
Écart entre les deux 0.065 (28e)

 

Même la seule stat positive ne l’est pas tant que cela, rappelant que les Cats ont dû batailler dans le dernier quart-temps pour arracher leurs deux seules victoires de la saison… sans dépasser 15 points. Il a fallu le Joe Barry Special pour que la franchise atteigne 30 points de toute l’année, et hormis ce match contre Green Bay elle n’a même pas atteint les 20 points après la bye week. Le calendrier a été plus compliqué que prévu à cause d’un niveau davantage relevé en AFC South et NFC North, ce qui n’a pas aidé le résultat final.

 

La réalité

 

Attaque Panthers Rang Adversaire Rang
Points par match 13.9 31 24.5 29
-6.5 30 +2.5 28
TDs 23 31 49 29
-13 31 +5 25
Yards par match 265.3 32 293.9 4
-40.9 27 -56.3 2
First Downs par match 17.5 27 18.3 8
+1.0 10 -2.1 6
Third Down % 34.136 27 38.009 15
+2.453 10 -3.116 9
Redzone Drive % 21.667 30 33.333 25
-6.240 22 0.000 23
Redzone TD % 50.000 21 63.158 27
-6.522 24 +7.018 27
Big plays 37 31 51 4
-20 27 -16 4
Pass/Run ratio 1.463 25 1.000 32
+0.442 31 -0.260 30
QB/Cover Rating 75.2 29 88.8 15
-5.0 23 -4.9 9
Turnovers 20 14 11 32
-1 15 -6 25
Défense Panthers Rang Adversaire Rang
Stop % 31.948 25
+0.549 26
Pressions 195 32 248 28
-63 30 +97 32
Sacks 27 32 65 30
-8 28 +29 31
Équipes Spéciales Panthers Rang Adversaire Rang
Field Goal % 83.333 21 96.154 31
-10.953 29 +23.427 32
Extra Point % 85.000 32 95.745 16
-8.750 31 +5.745 27
Punt Net Yards 43.0 8 41.9 15
-1.1 23 +1.1 22
Autres Panthers Rang Adversaire Rang
Pénalités par match 6.1 24 5.2 29
0.0 13 -1.0 30
TOP moyen 31:06 8
+2:48 1
Extra Stat Panthers Rang Adversaire Rang
Plaquages Défensifs Manqués % 10.187 32
+4.773 30

 

Comme vous le voyez, tout n’a pas été totalement noir dans la saison de Carolina : la défense a limité les yards, les first downs et les big plays et même l’attaque a été un peu plus efficace sur 3e tentative, ce qui a amené un bond improbable du temps de possession. Mais cette dernière a évidemment plongé le plus : moins explosive, moins efficace sur le premier drive (-14 points à 9 – 31e), moins efficace en redzone, terrible en protection ce qui n’est déjà pas facile avec un rookie lanceur, et surtout elle a été très souvent punie pour ses erreurs. En effet, elle a autorisé 5 TDs adverses sur les 20 turnovers, et sur 13 turnovers ayant entraîné des points adverses, 11 ont donné des TDs soit 84.6% (pire marque). Elle a aussi tenté bien plus de 4e tentatives (+1.6 par match) avec une moins bonne réussite (-9.2%), d’où autant de drives avortés.

De l’autre côté du ballon, le pass-rush s’est totalement écroulé tout comme les capacités à voler le cuir et surtout à plaquer ; sans surprise les deux vont ensemble : si vous avez des bras en mousse, c’est compliqué de plaquer, de forcer des fumbles et d’attraper des passes. L’escouade n’a pas été épargnée par les blessures ni par le fait de démarrer en moyenne sur ses 31.60 yards (30e). Enfin, les équipes spéciales ont ramé pour capitaliser les maigres chances.

Voici les récompenses de la saison :

 


(2021 : DJ Moore)
(2022 : Derrick Brown)

 

Derrick Brown – DT
Plaquages 103, avec 57 solo, 4 manqués
Stops 53 dont 50 contre la course (2e)
Pass-Rush 483 snaps, 41 pressions dont 2 sacks, 12 hits et 27 hurries
Couverture 1 INT
Pénalités Aucune

 

Après deux premières saisons où il a appris le métier (comme souvent chez les maousses défensifs), la révélation de la saison 2022 a fait mieux que confirmer qu’il ne fallait pas l’oublier dans la discussion des meilleurs Defensive Tackles de la ligue : il a établi un nouveau record NFL de plaquages à son poste.

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Certes, on dit toujours qu’il faut prendre cette statistique avec des pincettes car les franchises aiment bien la gonfler, mais quand on parle d’un bonhomme de presque deux mètres et 145 kilos c’est délirant quoi qu’il arrive, surtout quand c’est le plus souvent en devant éliminer un voire deux Offensive Linemen sur son passage. Il a été une menace constante contre la course (la moitié de ses plaquages ont été des stops) et le fait qu’il termine le plus faible top team de NFL en pressions n’est sûrement pas de sa faute. Oh, et il termine aussi top Interior Defensive Lineman NFL avec 89.1% des snaps de la défense.

 


(2021 : Frankie Luvu)
(2022 : Frankie Luvu)

Frankie Luvu – LB
Plaquages 125, avec 66 solo, 18 manqués
Stops 47 dont 25 contre la course
Fumbles Déf. 2 forcés
Pass-Rush 100 snaps, 18.5 pressions dont 5.5 sacks, 5 hits et 8 hurries
Couverture 56 ciblages, 60.7%, 326 yards, 3 TDs, 5 PDs
Cover Rating 94.8
Moyennes 5.8 yards par ciblage
9.6 yards par complétion
Pénalités Aucune

 

Pendant l’intersaison actuelle, les Cats ont resigné Brown, c’est bien. Les Cats ont laissé Luvu partir en Free Agency, c’est moins bien. Il va falloir désormais remplacer l’activité et la polyvalence du triple récipiendaire du Most Underrated Player à Carolina, exacerbées par la blessure rapide de Shaq Thompson. Ce manque au coeur de l’unité des Linebackers l’a forcé à avoir un rôle plus traditionnel, d’où un nombre de plaquages manqués en hausse et un nombre de pressions en baisse par rapport à l’année dernière, mais son efficacité est évidente.

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Cela a aidé à maintenir des stats potables contre la course, même si l’une d’entre elles pique les yeux : 122.4 yards par match (23e), 4.1 yards par course (12e), 25 TDs (pire) et 13 big plays (21e).

Brown et Luvu ont fait le plus gros du travail et c’est une aubaine parce qu’à l’intérieur, ni Deion Jones ni Kamu Grugier-Hill n’ont vraiment apporté dans un temps de jeu réduit.

 


(2021 : Taylor Moton)
(2022 : D’Onta Foreman & DJ Moore)

Chuba Hubbard – RB
Course 238 courses (9e), 902 yards, 5 TDs, 4 big plays, 17 BTKs
Réception 39 réceptions, 233 yards, 1 big play, 5 BTKs
Avancé 88.6%, 1 drop, 79.3 de Target Rating
Cumulé 277 touches, 1135 yards, 5 TDs, 5 big plays, 22 BTKs
Moyennes 3.8 yards par course
6.0 yards par réception
4.0 yards par occasion
Fumbles Off. 1 commis

 

Les stats de l’attaque parlent d’elles-mêmes, mais cela ne veut pas dire que certains éléments n’ont pas été méritants : nous parlerons plus loin d’un certain receveur qui aurait pu partager la récompense avec Hubbard mais il aura la sienne à lui tout seul, alors que la charge de travail de Hubbard est expliquée par le raté d’un certain coureur qui aura aussi sa propre récompense plus loin. Le troisième année a encore répondu présent malgré les soucis devant lui (autre sujet qui aura sa récompense, c’est ça l’art du teasing), gagnant les yards difficiles au sol et capable d’attraper le cuir si besoin.

https://www.thecharlottepost.com/clientuploads/v50n15photos/CHA_IND0509.jpg

Il est néanmoins clair que l’offensive terrestre a eu plus de difficultés que l’année dernière : 104.1 yards par match (20e), 4.0 yards par course (23e), 7 TDs (pire) et 9 big plays (21e).

 


(2021 : Shaq Thompson)
(2022 : Brian Burns)

Derrick Brown revient à la charge car personne d’autre n’a vraiment tiré son épingle du jeu ; il a de quoi ramener une babiole de plus en la mettant dans un de ses sacs à gros sous.

En effet, dans la liste des mauvaises décisions récentes de Carolina on peut rajouter le fait d’avoir échangé Brian Burns un an trop tard : il aurait rapporté un troisième tour en 2023 et deux premiers tours en 2024 et 2025 ; à la place les Cats se retrouvent avec un deuxième tour en 2024 et un cinquième tour en 2025. Burns a certes réussi 39 pressions dont 8 sacks (top team), mais on est loin de sa saison passée à 12.5 unités ; ce qui ne change pas, c’est qu’il est toujours le pourvoyeur principal en matière d’enterrement de lanceurs.

Les blessures ont détruit la profondeur de banc derrière Brown et Burns : à l’intérieur, Henry Anderson n’a pas joué un snap, Shy Tuttle n’a pas eu le même impact qu’à New Orleans, le triumvirat Nick Thurman – LaBryan Ray – DeShawn Williams a fait ce qu’il a pu sans trop briller ; sur les extérieurs, l’infirmerie a été remplie avec des visites de Marquis Haynes, Yetur Gross-Matos ou Justin Houston.

 


(2021 : Chuba Hubbard)
(2022 : Ikem Ekwonu)

Aucun. Le Season Review veut bien être gentil et d’aucuns argumenteraient que Bryce Young a été loin d’être mis dans les meilleures conditions, mais il ne faut pas pousser mémère dans la cage aux panthères. Cela va néanmoins nous permettre de parler de la première saison du top choix de la draft.

Tout d’abord, les stats : 59.8%, 2877 yards, 5.5 yards par passe tentée, 11 TDs, 10 INTs, 6 fumbles, 62 sacks et 73.7 de QB Rating + 39 courses pour 253 yards.

On savait que ce serait compliqué pour Young de faire des miracles sans ses deux armes principales parties avant même qu’il ne mette la casquette de la franchise sur la tête en avril : Christian McCaffrey (pendant la saison dernière) et D.J. Moore (dans le trade up pour aller le chercher à la draft) ont laissé le groupe des playmakers orphelins. Ajoutez une ligne offensive en difficulté, des renforts qui ont été largement sous-productifs excepté un élément et un playcall qui l’a parfois un peu livré à lui-même, et il est loin d’être le seul fautif. Il faut juste espérer pour lui qu’il recevra l’aide qu’il faut pour rattraper le retard qu’il a déjà pris sur son successeur à la draft.

 


(2021 : La gestion du poste de Quarterback)
(2022 : Quarterback, où es-tu ?)

Le propriétaire David Tepper va prendre son coup de tromblon. Depuis sa prise de pouvoir, il semble que ses seules qualités sont d’avoir succédé à Jerry Richardson qui avait mis la barre assez bas (surtout sur la fin), et de ne pas être Dan Snyder. Sinon, quand on regarde la stabilité organisationnelle et cet incident lunaire face à Jacksonville, il est clair que le milliardaire est plutôt à ranger dans la catégorie des exaltés interventionnistes.

Le cas de la draft de Young est assez frappant : soit Tepper a raison quand il dit que c’était une décision commune, et dans ce cas il vient de virer le duo General Manager – Head Coach qui était d’accord pour le prendre au bout d’une seule saison – imposant ce choix au nouveau duo par la même occasion ; soit Tepper ment et c’est lui qui a décidé. Dans les deux cas, comme nous le disions au-dessus, il faut vite que la franchise aide Young sinon ce choix pourrait s’avérer désastreux… et continuer le thème de la récompense en 2022 et 2021.

 


(2021 : La couverture)
(2022 : La défense contre la course)

La couverture
Stats 64.2% (12e), 171.5 yards (3e), 19 TDs (4e), 8 INTs (27e)
Moyennes 6.1 yards par passe tentée (7e)
9.4 yards par complétion (8e)
YAC 49.3% (9e)
QB Rating 88.8 (15e)
Explosivité 38 big plays (3e) dont 9 homeruns (20e)
Matchs marquants aucun match d’un QB à 300+ yards (top)
3 matchs d’une cible à 100+ yards (3e)

 

Il est vrai que le groupe a été le moins ciblé de la ligue avec un playcall adverse parfaitement équilibré, mais dites-vous quand même que ces stats ont été réalisées sans pass-rush et avec Jaycee Horn, Jeremy Chinn, Vonn Bell, Xavier Woods et le légendaire Dicaprio Bootle faisant des passages plus ou moins long à l’infirmerie (non le dernier n’est pas si légendaire, c’était juste pour citer son nom) ; c’est d’ailleurs un souci pour Horn qui est élite (84.1 de Cover Rating)… quand il est sur le terrain.

Le trio Shaquill Griffin – Donte Jackson – Troy Hill a tenu la baraque chez les Cornerbacks, même si le deuxième a été un peu trop permissif avec 16.9% de plaquages manqués, 67.2%, 3 TDs, 5 passes défendues et 107.7 de Cover Rating alors que le troisième a autorisé 4 TDs (mais il a réussi un pick-6). Chez les Safeties, Woods a mené la charge avec une bonne saison en couverture via 5.4 yards par ciblage, 1 TD, 2 INTs, 7 passes défendues et 65.4 de Cover Rating et une présence au sol alors que Bell a été également solide dans les airs mais trop peu influent contre la course.

 


(2021 : La phase de punt)
(2022 : L’attaque aérienne)

La ligne offensive
Pressions 248 (28e) soit 42.3% par action de passe (26e)
Sacks 65 (30e) soit 10.0% par action de passe (30e)
Taux de conversion 26.2% (29e)

 

Il fallait faire un choix entre la ligne offensive et le pass-rush : la première avait une plus grande importance avec la présence du rookie Young derrière elle… même si elle n’a pas été aidée par le changement de schéma au sol avec plus de zone blocking.

Commençons par la bonne nouvelle : le Left Tackle Taylor Moton est toujours un roc ; s’il lui arrive d’avoir des faiblesses parfois (41 pressions) il est très rarement battu de manière décisive (1 sack). Cela commence à se gâter à l’opposé où Ikem Ekwonu a un peu régressé, même si nous reviendrons sur la situation à ses côtés qui n’a rien fait pour lui faciliter la vie : il a autorisé 44 pressions dont 11 sacks. Le Centre Bradley Bozeman a eu ses propres gros soucis en protection, comptant pour 32 pressions dont 8 sacks, ce qui est énorme pour le poste.

Mais au moins les trois ont joué tous les snaps, ce qui n’est pas le cas des Guards où la rotation a été constante et catastrophique : Cade Mays fait office de survivant en étant le top team Guard avec 434 snaps ; SEPT joueurs classifiés au poste ont été utilisés et aucun ne s’est démarqué.

 


(2021 : Haason Reddick)
(2022 : Austin Corbett)

Adam Thielen – WR
Course 1 course, 6 yards
Réception 103 réceptions (10e), 1014 yards, 4 TDs, 9 big plays, 2 BTKs
Avancé 75.2%, 7 drops, 102.3 de Target Rating
Cumulé 104 touches, 1020 yards, 4 TDs, 9 big plays, 2 BTKs
Moyennes 6.0 yards par course
9.8 yards par réception
Fumbles Off. 2 commis

 

DJ Chark était censé être le leader dans le groupe des cibles, mais il a été totalement éclipsé par Papy Thielen qui a relevé le défi avec le sérieux qu’on lui connaît ; le seul endroit où l’ex-Jaguar a été meilleur est en redzone avec 5 TDs (sur 35 réceptions pour 525 yards).

https://lastwordonsports.com/nfl/wp-content/uploads/sites/5/2023/08/Adam-Thielen.jpg

Le deuxième tour Jonathan Mingo a fait quelques apparitions (43 réceptions pour 418 yards), ce qui est plus que ce qu’on peut dire d’un Terrace Marshall invisible et d’un groupe de Tight Ends entre Hayden Hurts et Ian Thomas blessés ou Tommy Tremble peu utilisé.

 


(2021 : Les signatures sur la ligne offensive)
(2022 : Baker Mayfield)

Miles Sanders – RB
Course 129 courses, 432 yards, 1 TD, 1 big play, 8 BTKs
Réception 27 réceptions, 154 yards, 4 BTKs
Avancé 65.9%, 4 drops, 62.4 de Target Rating
Cumulé 156 touches, 586 yards, 1 TD, 1 big play, 12 BTKs
Moyennes 3.3 yards par course
5.7 yards par réception
3.4 yards par occasion (pire)
Fumbles Off. 2 commis, 2 perdus

 

Chark est une mention déshonorable mais il a été signé pour 1 an et 5M$, pas 4 ans et 25M$. Certains diront que c’est le souci quand on passe de la ligne de Philly à celle de Carolina, et il y a du vrai : Sanders est plus fait pour danser dans les brèches que bourriner pour créer les siennes.

 


(2021 : La victoire 34-10 contre Arizona en Week 10)
(2022 : La victoire 30-24 à Seattle en Week 14)

La fin de la saison. Quand vos deux seules victoires sont arrachées dans le dernier quart-temps avec un écart cumulé de 4 points et que les autres matchs (sauf un) étaient réglés avant même les 15 dernières minutes, le seul moment positif c’est quand la saison est finie, surtout…

 


(2021 : La défaite 25-3 chez les Giants en Week 7)
(2022 : La défaite 42-21 à Cincinnati en Week 9)

…quand vous postez un 0-35 pour terminer.

 

Le futur

 

Wk Type Loc. Adversaire Bilan Statut JNR
1 @ New Orleans 9-8 Positif 0
2 vs. LA Chargers 5-12 Négatif 0
3 @ Las Vegas 8-9 Négatif 0
4 vs. Cincinnati 9-8 Positif 1
5 @ Chicago 7-10 Négatif 0
6 vs. Atlanta 7-10 Négatif -3
7 @ Washington 4-13 Négatif 0
8 @ Denver 8-9 Négatif -3
9 vs. New Orleans 9-8 Positif 0
10 MUN vs. NY Giants 6-11 Négatif 0
11 BYE
12 vs. Kansas City 11-6 Champ 7
13 vs. Tampa Bay 9-8 DivChamp 0
14 @ Philadelphia 11-6 Playoffs 0
15 vs. Dallas 12-5 DivChamp 1
16 vs. Arizona 4-13 Négatif 0
17 @ Tampa Bay 9-8 DivChamp 0
18 @ Atlanta 7-10 Négatif 0

 

Matchs Nombre Rang
Vs. équipes avec un bilan positif en 2023 8 28
Vs. équipes qualifiées en playoffs en 2023 5 32
Bilans Bilan Rang
Cumulé total 135-154 (0.467) 29
Cumulé à domicile 72-81 (0.471) 21
Cumulé à l’extérieur 63-73 (0.463) 26
Écart domicile/extérieur 0.008 17
Stats additionnelles Valeur Rang
Kilométrage total théorique 9716 6
Total jours nets de repos entre les matchs +3 14

 

L’Oktoberfest sera déjà largement finie quand les Cats visiteront Munich avant d’attaquer leur bye week… c’est dommage ils auraient probablement eu besoin d’avoir la tête à l’envers pour ne pas se rendre compte de cette fin délirante de calendrier. Il va falloir trouver des réponses assez rapidement.