NFL Team Honors VII : Tennessee

500-Titans

Comme en 2008, les Titans ont remporté leur division. Comme en 2008, les Titans ont fini en tête de l’AFC. Comme en 2008, les Titans ont été éliminés dès le Divisional Round par une équipe d’AFC North (Baltimore à l’époque). Malgré une litanie de blessures qui ont souvent forcé la franchise à jouer aux chaises musicales, le Coach Of The Year Mike Vrabel est parvenu à mener sa barque jusqu’au sommet de la conférence avec son style caractéristique : sans compromis et rempli de volonté, serrant les dents et se sortant souvent des situations compliquées. Mais cela n’a pas suffi contre des Bengals surprenants malgré une pluie de sacks car, si la défense a relevé la tête cette saison, l’attaque a été moins efficace jusqu’à faire un de ses pires matchs au plus mauvais moment.

À lire en jouant le Nashville Blues.

 

TENNESSEE TITANS
1er AFC South ~ 12-5 / 0-1

 

Les prévisions de Madame Soleil 2021

 

Houlio certes, mais la défense ? Tout le monde avait évidemment beaucoup parlé du gros coup réalisé en attaque par Tennessee à l’intersaison, mais allez revoir le tableau des stats du NFL Team Honors VI pour vous rafraîchir la mémoire : le plus important n’était pas tant de maintenir l’attaque dans le vert que de sortir fissa la défense du rouge. Donc avant de ramener les Titans à l’ère de Steve McNair, Eddie George ou Javon “The Freak” Kearse (et au Super Bowl XXXIV), il fallait regarder de plus près.

Du côté de l’escouade qui fâchait, elle avait fait des acquisitions moins tape-à-l’oeil mais toutes aussi intéressantes : l’ex-Colt Defensive Lineman Denico Autry et l’ex-Steeler pass-rusher Bud Dupree venaient renforcer un secteur du pass-rush largement défaillant ; et s’ils pouvaient aider contre la course, qu’ils ne se gênent pas. Autry était une belle addition aux côtés d’un Jeffery Simmons qui avait mis les pépins physiques derrière lui pour dominer dans les tranchées ; cela allait aider à contrebalancer la perte du toujours précieux DaQuan Jones, mais il restait à voir qui allait occuper le poste du mangeur de blocks au milieu.

Dupree arrivait de Pittsburgh avec sa solide production à l’opposé d’un Harold Landry III polyvalent mais qui devait élever encore son niveau de jeu pour avoir plus d’impact ; Jadeveon Clowney était déjà reparti, il fallait donc que le duo titulaire rue dans les brancards. Au milieu, le Linebacker Rashaad Evans donnait un peu la même impression que Landry : sympathique, mais pouvait mieux faire ; avoir Jayon Brown comme partenaire toute la saison pouvait l’aider, avec le troisième tour Monty Rice en embuscade. Au niveau des arrières, il y avait eu un sacré changement : Malcolm Butler et Adoree Jackson étaient partis, laissant les clés de la maison à l’ex-Saint Janoris Jenkins (pour tout de suite) et au premier tour Caleb Farley (pour un peu plus tard). S’y rajoutaient l’intéressant Breon Borders, Kristian Fulton, le troisième tour Elijah Molden, alors que le poste de Safety avait vu Kenny Vaccaro partir (dommage), mais l’excellent Kevin Byard et Amani Hooker étaient toujours là avec une profondeur de banc avantageuse.

La défense avait donc tenté d’opérer via une “addition par remplacement”… c’était un peu ce qu’avait aussi fait l’attaque. Julio Jones supplantait un Corey Davis s’étant réveillé juste à temps pour signer un contrat juteux autre part (sans oublier le départ d’Adam Humphries remplacé par l’ex-Ram Josh Reynolds). Et tout le monde de s’imaginer une attaque aérienne avec Houlio, le Cyborg A.J. Brown… mais sans vouloir casser l’ambiance : qui derrière ? Le Tight End Jonnu Smith était aussi parti, et lui n’avait pas été remplacé : Geoff Swaim et Anthony Firkser comme têtes de gondole, on avait connu plus effrayant. C’était normalement à ce moment-là que vous leviez les bras en l’air en disant “on ne leur demande pas d’être Roboreceveur quand on a King Henry au sol !”. Derrick Henry faisait chauffer le bras à raffut pour envoyer des défenseurs voltiger… mais il devait rester en bonne santé.

Au milieu de tout cela, Ryan Tannehill était tranquille comme… Tannehill. Devant lui, les gros repartaient quasiment à l’identique, ce qui était une bonne chose, mais il fallait que le Left Tackle Taylor Lewan fasse la saison complète ; le trio intérieur était toujours formé des solides vétérans Rodger Saffold & Ben Jones ainsi que du surprenant Nate Davis. C’était en Right Tackle que la situation devait évoluer : Dennis Kelly était parti et Ty Sambrailo avait vu débarquer l’ex-Brown Kendall Lamm et le deuxième tour Dillon Radunz.

Pass-rush, pass-rush, pass-rush. On attendait aussi de voir si le front-7 serait plus solide contre la course. Les ajouts étaient plutôt bien sentis, et rappelons que Tennessee savait gagner de multiples manières et avait mis quelques quiches à la royauté de l’AFC en 2020, donc ils n’étaient pas si loin. Cependant, il ne fallait pas lambiner car le calendrier démarrait fort. La division était un premier objectif atteignable, le dernier carré un deuxième atteignable… et qui sait ensuite… si le poste de Kicker était stabilisé.

 

La saison

 

Wk Loc. Adversaire Rés. Score Bilan Détails
1 vs. Arizona L 13-38 0-1 wp
2 @ Seattle (1-0) W 33-30 (OT) 1-1 o/TT
3 vs. Indianapolis (0-2) W 25-16 2-1 dw
4 @ NY Jets (0-3) L 24-27 (OT) 2-2 co/TT
5 @ Jacksonville (0-4) W 37-19 3-2 d
6 vs. Buffalo (4-1) W 34-31 4-2 cwpo/W
7 vs. Kansas City (3-3) W 27-3 5-2 cwp
8 @ Indianapolis (3-4) W 34-31 (OT) 6-2 dwo/TT
9 @ LA Rams (7-1) W 28-16 7-2 wp
10 vs. New Orleans (5-3) W 23-21 8-2 wo
11 vs. Houston (1-8) L 13-22 8-3 d
12 @ New England (7-4) L 13-36 8-4 cwp
13 BYE
14 vs. Jacksonville (2-10) W 20-0 9-4 d
15 @ Pittsburgh (6-6-1) L 13-19 9-5 cwpo/L
16 vs. San Francisco (8-6) W 20-17 10-5 wpo/W
17 vs. Miami (8-7) W 34-3 11-5 cw
18 @ Houston (4-12) W 28-25 12-5 do
PLAYOFFS
WC BYE
DR vs. #4 Cincinnati (10-7) L 16-19

 

Le bilan de saison régulière

 

Global Bilans
Saison 12-5
Demi-saison 7-2 5-3
Quart-saison 3-2 4-0 2-2 3-1
Détail Bilans
Domicile 7-2
Extérieur 5-3
Division (d) 5-1
Conférence (d+c) 8-4
Équipes > .500 (w) 8-3
Équipes en playoffs (p) 4-3
Matchs à une possession (o) 6-2
4e quart-temps (W-L-TT-TL) 2-1-3-0
Prolongations 2-1
Difficulté Bilans
Calendrier projeté (2020) 138-134 (0.507, 13e)
Calendrier réel (2021) 136-152-1 (0.472, 26e)
Écart entre les deux -0.035 (4e)

 

Malgré un mauvais démarrage et une petite frayeur à l’orée du dernier mois, la double victoire contre Indy a sécurisé la couronne de division pour Tennessee. Comme vous le voyez, il y a du vert un peu partout, avec notamment ce dont nous parlions en entête : cette réussite dans les matchs serrés ; la force de volonté se voit dans les 3 prolongations arrachées en dernier quart-temps dont 2 remportées. Plus impressionnant, les Titans ont été intransigeants contre les équipes terminant en positif avec 8 victoires et un bilan de 0.727 (tops NFL) ; bien loin du maigre 3-4 de 2020. Et pourtant, le calendrier a été un peu plus facile que prévu avec les “chutes” de Seattle, Indy, Buffalo, Kansas City, New Orleans ou Pittsburgh ; il y a une raison si les Titans ont fini en tête de la conférence.

 

La réalité

 

Attaque Titans Rang Adversaire Rang
Points par match 24.6 15 20.8 6
TDs 49 14 38 5
Yards par match 342.5 17 329.8 12
First Downs par match 21.3 9 19.5 10
Third Down % 43.644 8 36.667 6
Redzone Drive % 37.853 11 32.597 15
Redzone TD % 63.934 5 51.724 7
Big plays 46 29 63 17
Pass/Run ratio 1.056 2 1.823 2
QB/Cover Rating 90.0 17 86.4 9
Turnovers 25 23 22 14
Défense Titans Rang Adversaire Rang
Stuff % 2.245 23 3.001 23
Pressions 134 14 159 27
Sacks 43 9 47 26
Équipes Spéciales Titans Rang Adversaire Rang
Field Goal % 81.250 23 81.579 7
Extra Point % 91.489 21 85.294 2
Punt Net Yards 39.8 22 38.7 3
Autres Titans Rang Adversaire Rang
Pénalités par match 6.1 15 6.9 3
TOP moyen 32:36 2
Extra Stat Titans Rang Adversaire Rang
Points Suite Aux Turnovers Par Turnover 4.2 1 2.7 9

 

C’est assez drôle de noter, en parallèle, les différences négatives postées par l’attaque entre 2020 et 2021 (ce qui n’est pas une bonne chose) et les différences négatives postées par la défense (ce qui est une chose positive) : -6.1 points marqués par match / -6.6 points encaissés par match, -14 TDs marqués / -16 TDs encaissés, -53.9 yards gagnés par match / -68.4 yards encaissés par match, -2.5 first downs gagnés par match / -4.9 first downs encaissés par match, -18 big plays réussis / -4 big plays concédés, -11.1% de voyages en redzone terminant en TD / -17.5% de voyages adverses en redzone terminant en TD ; il y a une certaine symétrie dans tout cela (et ce qui explique que malgré la chute offensive, l’équipe a réussi à s’en sortir). Le vrai bond défensif a eu lieu sur les 3e tentatives avec -15.2% concédées ; l’attaque a réussi à ne pas trop plonger, expliquant de fait les +4:16 de temps de possession moyen.

L’attaque de Tennessee a été méconnaissable sur trois forces de la saison 2020. La première est le début de match avec -35 points sur premier drive offensif à 17 (29e) dont -5 TDs à 2 (25e) ; la deuxième est la capacité à monter des longs drives jusqu’au bout avec -9 drives de 80+ yards jusqu’au TD à 4 (30e) dont -3 drives de 90+ yards à 2 (16e) ; la troisième est la protection de la balle avec +13 ballons perdus. Cependant, malgré cela et un turnover differential largement pire que la saison passée, les deux escouades ont su bien mieux limiter les dégâts sur les ballons perdus et capitaliser sur les ballons volés, comme c’est indiqué dans l’Extra Stat.

Voici les récompenses de la saison :

 

Kevin Byard – S
Plaquages 88, avec 58 solo, 2 manqués
Fumbles Déf. 2 forcés, 1 récupéré, 1 TD (2e)
Pass-Rush 5 pressions, 1 sack
Couverture 58 ciblages, 51.7%, 428 yards, 5 TDs, 13 PDs, 5 INTs (4e), 1 pick-6
Moyennes 7.4 yards par ciblage
14.3 yards par complétion
Cover Rating 68.8

 

C’est la section où il faut trouver quelque chose de nouveau à dire sur Byard. Voyons voir… son deuxième prénom est Leon. Ses parents ont divorcé quand il avait 14 ans (ça arrive). Il a un frère aîné, deux petits frères et trois petites soeurs. Il s’est marié en 2018 et a eu deux enfants, une fille puis un fils. Tous nos voeux de bonheur à la petite famille Byard. Il a le record de la plus longue passe de TD pour un joueur défensif dans l’ère du Super Bowl : 66 yards avec sa patte gauche sur une feinte de punt pour Dave Cruikshank contre les Texans en Week 2 2018.

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Le reste, vous le savez déjà, c’est ce qu’il fait depuis son arrivée dans la franchise. Il a encore été d’une grande disponibilité avec 96.4% des snaps (ce qui est un exploit cette saison à Tennessee) et il est devenu un des leaders défensifs essentiels dans un effectif qui a souvent changé sur le terrain à cause des blessures.

 

Amani Hooker – S
Plaquages 62, avec 38 solo, 1 stuff, 7 manqués
Fumbles Déf. 1 forcé
Couverture 35 ciblages, 68.6%, 269 yards, 4 PDs, 1 INT
Cover Rating 79.3
Moyennes 7.7 yards par ciblage
11.2 yards par complétion

 

Byard a été comme à son habitude, et le junior Hooker a explosé cette saison pour devenir le vrai complément de son vétéran de partenaire. Certes il n’a pas réussi autant d’INTs que l’année dernière, mais il a été bien plus complet, présent à la fois contre la course et en couverture. Pas grand-chose à dire de plus, sinon que l’équipe espère qu’il va pouvoir continuer au même niveau dans le futur.

 

A.J. Brown – WR
Course 2 courses, 10 yards
Réception 63 réceptions, 869 yards, 5 TDs, 10 big plays, 2 BTKs
Avancé 60%, 8 drops, 94.5 de Target Rating
Cumulé 65 touches, 879 yards, 5 TDs, 10 big plays, 2 BTKs
Moyennes 5.0 yards par course
13.8 yards par réception

 

La seule critique qu’on peut faire sur le Cyborg, c’est qu’il a fait un passage sur IR, mais comme il y est resté moins longtemps que son partenaire coureur, c’est lui qui reçoit la récompense ; de plus, on a remarqué que quand Brown n’était pas là, l’efficacité offensive a été bien plus réduite que quand le Blue Bulldozer était absent (nous en reparlerons plus bas). Il aurait largement dépassé 1000 yards sans ces matchs ratés. Bon, on peut aussi rajouter qu’il devrait faire remplacer ses cybermains par d’autres avec du velcro.

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Ce qui nous amène justement au sujet des cibles, et de Houlio qui a été intéressant quand il était sur le terrain, ce qui n’a malheureusement pas été assez souvent : 31 réceptions pour 434 yards et 1 TD. Derrière Brown, les passes ont été distribuées à qui était libre et sur ses deux jambes : à ce petit jeu c’est le jeune Nick Westbrook-Ikhine qui s’est le plus montré avec 38 réceptions pour 476 yards et 4 TDs ; pas de quoi se décrocher la mâchoire non plus, mais il a été la cible préférée avec 115.8 de Target Rating.

Chester Rogers arrive ensuite avec 30 réceptions pour 301 yards et 1 TD, puis Anthony Firkser avec 34 réceptions pour 291 yards et 2 TDs, Jeremy McNichols avec 28 réceptions pour 240 yards et 1 TD et enfin Geoff Swaim avec 31 réceptions pour 210 yards et 3 TDs ; enfin MyCole Pruitt a été important en redzone avec 3 TDs.

Vous le voyez, derrière Brown, tout le monde a eu l’opportunité de se montrer, mais personne n’a vraiment explosé non plus. Les bonnes nouvelles : le groupe a eu de bonnes mains avec 23 drops (9e) soit 4.3% (13e), et il a su gagner des YAC avec 52% (14e) ; cependant ce n’est pas un ensemble qui casse des plaquages avec 10 (31e) soit un toutes les 35.9 réceptions (31e).

 

Jeffery Simmons – DT
Plaquages 54, avec 42 solo, 3.5 stuffs, 8 manqués
Pass-Rush 23.5 pressions, 8.5 sacks
Couverture 6 PDs

 

Il y a plusieurs candidats, mais Simmons l’emporte pour sa capacité à impacter chaque phase, que ce soit la course, le pass-rush et même le jeu aérien avec un instinct pour dévier les passes.

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Comme Byard, il a eu la qualité non négligeable de jouer tous les matchs (en fait les candidats à cette récompense sont les seuls à l’avoir fait) et avec 85% des snaps défensifs il est le 2e Defensive Lineman derrière Aaron Donald. Les Titans ne se sont pas trompés en le prenant au premier tour de 2019.

 

Elijah Molden – CB
Plaquages 62, avec 43 solo, 3 stuffs, 9 manqués
Fumbles Déf. 1 forcé, 1 récupéré
Pass-Rush 1 pression
Couverture 61 ciblages, 67.2%, 489 yards, 3 TDs, 4 PDs, 1 INT, 1 pick-6
Moyennes 8.0 yards par ciblage
11.9 yards par complétion
Cover Rating 101.1

 

Si vous n’avez pas suivi la saison des Titans, ce n’est pas le Cornerback que vous attendiez. Le premier tour Caleb Farley n’a rien fait pour calmer les angoisses sur sa disponibilité après une blessure à l’épaule en présaison et une rupture d’ACL rapidement pendant la saison. Molden, quant à lui, a eu une petite période d’adaptation avant de se reprendre, aligné dans le slot. L’équipe lui a demandé d’être polyvalent et il a fait de son mieux, étant présent contre la course, dans le pass-rush et contre la passe. De belles promesses pour l’avenir.

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La défense aérienne a bien redressé la tête par rapport à la saison dernière : 62.9% (8e), 245.2 yards par match (25e), 6.6 yards par passe tentée (18e), 24 TDs (7e), 16 INTs (10e), un QB Rating adverse de 86.4 (9e), 60 big plays (27e) et 5 matchs d’un Quarterback à 300+ yards (24e).

C’est grâce à l’émergence d’un autre arrière qui aurait pu être Most Underrated Player. Après une saison rookie écourté sur blessure, Kristian Fulton s’est installé à l’aile et il a fait une année formidable, jugez plutôt : 72 ciblages, 51.4%, 6.9 yards par ciblage, 2 TDs, 2 INTs, 14 passes défendues et 71.3 de Cover Rating. Avec Molden, Hooker et lui, ça n’est pas encore vétéran (moins de quatre saisons) et ça tape déjà fort.

Le “papy” de la bande a été Jackrabbit Jenkins qui, mine de rien, a pris quelques éclats ici ou là : 61.1%, 7.1 yards par ciblage, 6 TDs, 1 INT, 6 passes défendues et 100.2 de Cover Rating. Chris Jackson a aussi eu quelques difficultés avec 2 TDs, 4 passes défendues et 105.2 de Cover Rating, mais l’ensemble a été plus cohérent et cela se voit dans les stats finales ; la couverture a seulement été coupable de lâcher un peu trop de big plays.

 

La ligne offensive
Stuffs 41 (26e) soit 3.0% des plaquages (23e)
Pressions 159 pressions (27e) soit 29.7% par action de passe (31e)
Sacks 47 sacks (26e) soit 8.1% par action de passe (26e)
Taux de conversion 29.6% (18e)

 

Elle semble loin, l’époque de la ligne offensive destructrice du Tennessee, mais elle a aussi dû faire avec son lot de blessures.

Le Left Tackle Taylor Lewan a démarré lentement en revenant de sa rupture d’ACL avant de retrouver son niveau. Le Right Tackle David Quessenberry a gagné sa place et a été monstrueux au sol mais plus en difficulté en protection ; il pourrait néanmoins bloquer le rookie Dillon Radunz. Aaron Brewer a eu de grosses difficultés en protection, comme Nate Davis et Rodger Saffold. Ben Jones a été dans le même moule mais, comme Quessenberry, il a été d’un niveau général supérieur aux Guards.

Ce n’est pas surprenant que l’attaque terrestre ait bien marché même sans Henry, mais que Ryan Tannehill ait couru souvent pour sa vie : 67.2%, 3734 yards, 7.0 yards par passe tentée, 21 TDs, 14 INTs, 4 fumbles, 47 sacks (2e pire marque) et 89.6 de QB Rating + 7 TDs au sol. Est-ce la perte de ses cibles, un nouveau Coordinateur Offensif, une protection défaillante (ou une combinaison des trois), mais il n’a pas été le protecteur du cuir qu’il est d’ordinaire, et cela s’est largement retourné contre lui lors du Divisional Round. C’est dommage car à part un ou deux matchs, il a fait une meilleure saison que les stats ne l’indiquent… cependant, il est logique de voir les Titans venir le challenger avec un rookie.

 

L’attaque terrestre
Stats 141.4 yards par match (5e), 4.4 yards par course (14e), 23 TDs (3e)
Explosivité 11 big plays (11e) dont 3 homeruns (2e)
Stuffs 41 (26e) soit 3.0% des plaquages (23e)
BTK 28 (16e) soit un toutes les 19.7 courses (23e)
Matchs marquants 9 matchs d’un coureur à 100+ yards (2e)

 

“Oui, évidemment, avec Derrick Henry c’est facile” minute papillon. Ce qui rend l’attaque terrestre vraiment digne de la récompense, c’est qu’elle a dû faire sans le #22 pendant la moitié de la saison, et qu’elle n’a quasiment rien perdu de sa superbe. Certes, Henry a malaxé les défenses adverses avec son style punitif quand il était sur le terrain : 237 touches pour 1091 yards, 136.4 yards par match (top NFL), 4.3 yards par course et 10 TDs, mais les 3 big plays et les 11 plaquages cassés (soit un toutes les 21.5 actions) rappellent que c’était une saison un peu bizarre pour lui.

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La vraie révélation a été D’Onta Foreman qui a repris le flambeau avec brio : 142 touches pour 689 yards, 4.3 yards par course aussi et 3 TDs. Il s’est même payé le luxe d’être plus explosif que Henry en cassant 12 plaquages soit un toutes les 11.8 actions. Voilà entre autres pourquoi la perte de Henry a été moins visible que celle de Brown dans le jeu aérien : Foreman a été un très bon substitut.

Surtout quand on rajoute qu’il a dû faire avec la récompense précédente.

 

La phase de kick
FG 26/32 soit 81.2% (23e)
XP 43/47 soit 91.5% (21e)
Touchback 56.5% (17e)

 

Quand votre attaque va un peu moins bien, il faut un Kicker qui tienne la route, et les Titans n’ont jamais vraiment pu se rassurer avec Randy Bullock.

 

Denico Autry – DE
Plaquages 31, avec 25 solo, 1 stuff, 6 manqués
Pass-Rush 27 pressions, 9 sacks
Couverture 6 PDs

 

Aux côtés de Simmons, l’ex-Colt Autry a fait, comme toujours, ce qu’on attend de lui : être présent dans tous les compartiments, et surtout dans le pass-rush. Le duo a été incroyable pour mettre le boxon dans la protection des lignes offensives adverses, et il a su tenir le point d’attaque contre la course même s’il a été parfois pris à défaut.

Dans le reste de l’unité, le jeune Teair Tart a été le troisième larron et il a été bien plus discret derrière les deux titulaires indiscutables, tout comme le rookie non-drafté Naquan Jones. Fort heureusement le reste de la défense a bien aidé, même si une addition a été moins réussie…

 

Bud Dupree – LB
Plaquages 17, avec 13 solo, 1 stuff
Fumbles Déf. 1 forcé
Pass-Rush 11 pressions, 3 sacks
Couverture 5 ciblages, 100%, 106 yards, 1 PD
Moyennes 21.2 yards par ciblage
21.2 yards par complétion
Cover Rating 118.7

 

C’est un peu dur de tomber sur l’ex-Steeler vu qu’il a dû se remettre de sa rupture d’ACL tardive pendant la saison 2020, mais il a clairement connu une saison 2021 compliquée. Il faudra attendre 2022 pour espérer le voir revenir au niveau qu’il avait à Pittsburgh.

Le groupe des Linebackers a été actif, que ce soit dans le pass-rush ou contre la course : 84.6 yards par match (2e), 3.9 yards par course (4e), 14 TDs (11e) et 3 big plays (top NFL).

Sur les ailes, si Dupree n’a pas apporté la production escomptée, Harold Landry III a été à son niveau habituel, présent à tous les niveaux avec 2 stuffs et top team avec 33 pressions dont 12 sacks (10e NFL). Derrière Dupree, Olasunkanmi Adeniyi a fait des apparitions avec 10.5 pressions dont 2.5 sacks, mais il ne faut pas se leurrer : si le pass-rush de Tennessee a fait bien mieux cette saison (+49 pressions dont +24 sacks), c’est surtout parce que chaque sackeur a produit bien plus ; la preuve, les Titans n’ont que 9 sackeurs différents avec 4.8 sacks de moyenne chacun.

Au centre de l’unité, David Long a raté un peu trop de plaquages (13 soit 14.6%) mais il a été présent contre la course (4 stuffs) et il a été redoutable en couverture (71.4%, 5.1 yards par ciblage, 2 INTs, 6 passes défendues et 62.9 de Cover Rating). Le deuxième poste d’Inside Linebacker a changé au gré des blessures, avec la triplette Jayon Brown – Rashaan Evans – Zach Cunningham : ce dernier est celui qui s’en est le mieux sorti en général au sol (3 stuffs), mais il a toujours des soucis en couverture (112.2 de Cover Rating) ; Evans (2 INTs et 82.2 de Cover Rating) et Brown (1 INT et 94.5 de Cover Rating) ont été un peu plus à l’aise dans les airs.

 

La victoire 28-16 chez les Rams en Week 9. Le score est flatteur pour les locaux qui n’ont pas vraiment existé pendant le match avec une défense des Titans redoutable et une attaque qui n’a pas eu la tâche facile, mais qui a limité les erreurs. De plus, les blessures avaient déjà commencé à s’accumuler avant, prouvant que cette équipe avait de la ressource.

 

La défaite en Divisional Round. Tannehill a attendu le pire moment pour faire son plus mauvais match (même si celui contre Houston avec 4 INTs n’était “pas mal” non plus).

 

Le futur

 

Wk Type Loc. Adversaire Bilan Statut JNR
1 vs. NY Giants 4-13 Négatif 0
2 MNF @ Buffalo 11-6 DivChamp -3
3 vs. Las Vegas 10-7 Playoffs -1
4 @ Indianapolis 9-8 Positif 0
5 @ Washington 7-10 Négatif 0
6 BYE
7 vs. Indianapolis 9-8 Positif 7
8 @ Houston 4-13 Négatif 0
9 SNF @ Kansas City 12-5 DivChamp -7
10 vs. Denver 7-10 Négatif -7
11 TNF @ Green Bay 13-4 DivChamp 0
12 vs. Cincinnati 10-7 DivChamp 3
13 @ Philadelphia 9-8 Playoffs 0
14 vs. Jacksonville 3-14 Négatif 0
15 @ LA Chargers 9-8 Positif 0
16 STF vs. Houston 4-13 Négatif 0
17 TNF vs. Dallas 12-5 DivChamp 0
18 @ Jacksonville 3-14 Négatif 3

 

Matchs Nombre Rang
Vs. équipes avec un bilan positif en 2021 10 7
Vs. équipes qualifiées en playoffs en 2021 7 14
Bilans Bilan Rang
Cumulé total 136-153 (0.471) 24
Cumulé à domicile 59-77 (0.434) 30
Cumulé à l’extérieur 77-76 (0.503) 15
Écart domicile/extérieur -0.069 26
Stats additionnelles Valeur Rang
Kilométrage total théorique 9882 7
Total jours nets de repos entre les matchs -5 24

 

Quand vous avez deux top-5 de draft dans votre division, le bilan final prend un coup dans l’aile, mais regardez par ailleurs : à part la moitié de la NFC East, vous trouvez que cela a une tête de 24e calendrier le plus difficile ? Avec l’AFC West, Buffalo, Cincy, Green Bay le jeudi en déplacement juste après la réception de Denver, Dallas en deuxième jeudi et la bye week la plus avancée, les Titans n’ont pas un chemin simple… et ils vont avoir l’occasion de remporter des matchs directs pour espérer finir de nouveau en tête de la conférence.