NFL Team Honors III : Washington

500-Redskins

Toutes les équipes vont souffrir si elles sont attaquées de toutes parts par les blessures (20 joueurs sur IR) ; c’est à ce moment que les décisions de l’organisation à la draft et en Free Agency servent à maintenir le radeau à flot un maximum, voire même permettent de réussir une belle saison malgré les circonstances. Sans en arriver jusque là, les Reds ont été dans le premier cas ; d’autres équipes se seraient écroulées avec un tel calendrier sans avoir une chance de viser le bilan équilibré. Néanmoins les additions n’ont pas toujours donné satisfaction, et il va falloir rebondir en 2018… avec un autre Quarterback.

À lire sans le Franchise Tag, pour une fois.

 

WASHINGTON REDSKINS
3e NFC East ~ 7-9

 

Les prévisions de Madame Soleil 2017

 

La franchise avait fini par… ne pas trancher le cas cornélien « Kirk Cousins, Franchise QB » ; nouveau Franchise Tag pour le #8 qui devait à nouveau prouver sa valeur. On pressentait avant la saison 2016 qu’il allait devoir le faire sans au moins une de ses armes offensives (d’où la draft du receveur Josh Doctson), mais finalement la Free Agency lui en avait retiré deux d’un coup : DeSean Jackson (parti à Tampa Bay) et Pierre Garçon (parti à San Francisco). Doctson devait donc être enfin disponible pour une première saison aux côtés du remuant Jamison Crowder et de l’explosif Tight End Jordan Reed, mais l’équipe ne s’était pas endormie ; elle avait réalisé deux nouveaux ajouts avec l’ex-Ram Brian Quick et surtout l’ex-Brown Terrelle Pryor qui avait parfaitement réussi sa reconversion. Dans le reste de l’offensive, le quatrième tour Samaje Perine était une addition intéressante dans l’attaque au sol menée par Rob Kelley, alors que la ligne voyait la retraite de Kory Lichtensteiger, pérennisant son remplacement par Spencer Long au coeur d’une bonne unité (dont le maillon faible restait probablement Shawn Lauvao). Il fallait surveiller le comportement du jeu aérien avec les modifications, mais Kirk Cousins avait encore de quoi faire une belle saison.

Du côté défensif, le bât qui blessait ces dernières années à Washington, c’était la ligne défensive qui avait été ciblée pendant l’intersaison : départs de l’emblématique Chris Baker et de Ricky Jean-François, signatures de l’ex-Cowboy Terrell McClain et de l’ex-Raider Stacy McGee, ainsi que draft du premier tour Defensive End Jonathan Allen ; il fallait absolument solidifier la première barrière autour du Nose Tackle Ziggy Hood pour arrêter d’être transpercé au sol. Chez les Linebackers, les Reds avaient enregistré la mauvaise nouvelle de la mise sur IR de Trent Murphy et espéraient enfin une minute de jeu en saison régulière de Junior Galette pour aider le pass-rush derrière Ryan Kerrigan et la draft du deuxième tour Ryan Anderson ; l’ex-Bill Zach Brown était arrivé pour, encore une fois, renforcer le milieu de la défense. On allait également surveiller le Cornerback Bashaud Breeland pour voir s’il allait plutôt être la version 2015 ou 2016 aux côtés de Josh Norman, alors que la signature de l’ex-Texan Safety D.J. Swearinger amenait un punisseur nécessaire ; surtout avec un Su’a Cravens qui se posait des questions sur la suite de sa carrière et un vénérable DeAngelo Hall sur PUP List. L’unité avait aussi vu un rookie majeur arriver, le troisième tour Cornerback Fabian Moreau.

Comme toujours dans la capitale, il y avait eu l’imbroglio d’intersaison avec le renvoi du General Manager Scot McCloughan qui avait ébranlé la structure, comme si l’équipe n’arrivait pas à se stabiliser à tous les niveaux ; les résultats suivaient logiquement la même voie. Encore une fois, cela commençait par la défense qui demandait à être jugée sur pièce. L’attaque avait besoin d’aide dans les matchs plus serrés ; les Reds semblaient démarrer encore en retard par rapport à New York et Dallas dans la NFC East.

 

La saison

 

  • Week 1 : Philadelphia, 17-30
  • Week 2 : @LA Rams, 27-20
  • Week 3 : Oakland, 27-10
  • Week 4 : @Kansas City, 20-29
  • Week 5 : BYE
  • Week 6 : San Francisco, 26-24
  • Week 7 : @Philadelphia, 24-34
  • Week 8 : Dallas, 19-33
  • Week 9 : @Seattle, 17-14
  • Week 10 : Minnesota, 30-38
  • Week 11 : @New Orleans, 31-34 (OT)
  • Week 12 : NY Giants, 20-10
  • Week 13 : @Dallas, 14-38
  • Week 14 : @LA Chargers, 13-30
  • Week 15 : Arizona, 20-15
  • Week 16 : Denver, 27-11
  • Week 17 : @NY Giants, 10-18

 

Le bilan

 

  • Global : 7-9.
    • Par demi-saison : 4-4, 3-5.
    • Par quart de saison : 2-2, 2-2, 1-3, 2-2.
    • À domicile : 5-3.
    • À l’extérieur : 2-6.
    • Dans la division : 1-5.
    • Dans la conférence : 5-7.
    • Contre les équipes ayant terminé avec un bilan positif : 2-8.
    • Contre les équipes qualifiées en playoffs : 1-5.
    • En dernier quart-temps (W-L-TT-TL) : 2-2-0-1.
    • Dans les matchs à une possession d’écart : 4-3.
    • En prolongation : 0-1.
  • Calendrier projeté (avec les bilans de 2016) : 138-115-3 (0.545, 7e).
  • Calendrier réel (avec les bilans de 2017) : 138-118 (0.539, 5e).
    • Écart entre les deux : -0.006 (22e).

Le bilan final n’est pas si mal quand on voit la difficulté du calendrier, cela confirme que l’équipe a du talent mais manque parfois de constance (jamais plus de deux victoires consécutives)… et de chance. Elle a joué bien plus de matchs contre des équipes avec un bilan positif (7 vs. 10) et ces trois matchs en plus ont tous été perdus (2-5 vs. 2-8) ; ajoutons un bilan contre les qualifiés en playoffs stable et mauvais (2-5 vs. 1-5) et cela confirme que l’équipe a plutôt été forte avec les faibles et faible avec les fortes. Cette incertitude se voit dans le bilan en dernier quart-temps : deux victoires arrachées, deux défaites et une prolongation concédées (qui a donné une défaite dans un match contre New Orleans où les Reds menaient de +15 à six minutes de la fin).

 

La réalité

 

L’attaque n’a pas réussi à refaire la même année qu’en 2016, et la défense a soufflé le chaud et le froid ; mais elle aurait pu souffler bien plus de chaud sans les blessures qui l’ont vraiment vidée de son talent. Du côté offensif, on est retombé dans la moyenne de la ligue : 21.4 points marqués (16e), 39 TDs (17e), 324.9 yards (16e), 5.3 yards par action (14e), 62 big plays (11e) dont 10 homeruns (16e), 53 voyages en redzone (12e) dont 54.3% terminant en TD (16e). On peut noter que Washington a très bien commencé les matchs avec 47 points sur le premier drive offensif (5e), n’a pas été si mauvais en fin de mi-temps avec 56 points dans les deux dernières minutes (16e) et a assez souvent démarré dans le camp adverse (21 drives – 3e), mais pourtant les stats majeures sont toutes en baisse par rapport à 2016. Il y en a même de vraiment mauvaises comme les actions (61.4 – 27e), les first downs (17.4 – 26e), le taux de conversion de 3e tentative (32.3% – 31e) ou les ballons perdus (27 – 26e).

De fait, cela a mis un peu plus de poids sur une défense qui, redisons-le, ne manque pas de talent mais qui n’a pas été épargnée et qui a lentement craqué pour finir à 24.2 points encaissés (27e), avec une dichotomie impressionnante dans le temps : comme l’attaque, elle a été excellente en début de match avec 23 points sur le premier drive adverse (7e), mais elle a totalement explosé dans les deux dernières minutes des mi-temps avec CENT (100) POINTS (pire marque), dont 56 points en quatrième quart-temps (pire marque aussi). C’est vraiment dommage parce qu’on voit des améliorations par ailleurs : 41 TDs (20e), 347.9 yards (21e), 5.3 yards par action (18e), 19.2 first downs (14e), 54 voyages adverses en redzone (20e) dont 50.9% terminant en TD (13e), 28.1 actions jouées dans son propre terrain (13e), 23 ballons volés (12e) et surtout 36.7% de 3e tentatives autorisées (9e). Tout n’est pas parfait, mais il y a du mieux par rapport à 2016, quelque chose sur lequel construire.

Voici les récompenses de la saison :

153 pressions (5e) soit un taux par action de passe de 28.8% (3e) ? 42 sacks (7e) soit un taux par action de passe de 7.3% (7e) ? Voilà un secteur qui a bien marché chez les Burgundy&Gold cette saison, et dans la série « celle-là on ne s’y attendait pas du tout », les Reds peuvent comme toujours le devoir d’abord à l’Outside Linebacker Ryan Kerrigan. Le vétéran a encore été un véritable leader de l’escouade, disponible et indispensable : 46 plaquages dont 4 run stuffs, 31 pressions dont 13 sacks (4e NFL), et le bougre se met aussi à réussir des picks-6 histoire d’élargir sa palette (un contre Philly) ; il a aussi 3 fumbles forcés. Avoir un Kerrigan dans le moteur, c’est toujours utile.

http://www4.pictures.zimbio.com/gi/Ryan+Kerrigan+Dallas+Cowboys+v+Washington+sAlK8Z71XRMl.jpgLa vraie information, c’est que ces stats-là n’auraient pas dû être possibles avec la mise sur IR rapide de Trent Murphy ; cela a tenu à deux joueurs qui ont enfin pu exprimer leur talent. Le premier est Preston Smith, qui avait déçu pour son début de carrière : l’ancien premier tour termine avec presque les mêmes stats que Kerrigan, soit 4 run stuffs et 31 pressions, mais « seulement » 8 sacks. Il n’est pas encore tout à fait fiable contre la course, mais il a répondu présent dans le pass-rush avec un temps de jeu étendu. Le deuxième est Junior Galette, qui a enfin été laissé tranquille par ses tendons d’Achille ; dans un temps de jeu plus limité, il a été actif avec 17 pressions dont 3 sacks. Rajoutez à cela des contributions venant de la ligne défensive ou même des Inside Linebackers, et vous obtenez une capacité à mettre la pression sur le Quarterback adverse qui a servi plus d’une fois à la franchise de la capitale.

Ce n’est pas un hasard s’il vient de resigner pour trois ans ; le Cornerback Quinton Dunbar a été la très belle surprise de cette saison dont les gens n’ont probablement pas assez parlé (il y en a une autre mais elle aura sa propre récompense). Nous venons de parler du pass-rush, et cela aide bien entendu la couverture, mais l’histoire de Dunbar est remarquable puisque lorsqu’il est arrivé dans la ligue en 2015, il était un receveur. Converti au poste de Cornerback par Washington, c’est cette année qu’il a enfin démontré que l’équipe avait raison : il n’a rien lâché en couverture, utilisant sa vitesse et son allonge pour réussir 8 passes défendues et 1 INT. Il semble enfin avoir mis toutes les pièces du puzzle en place pour faire partie d’un groupe d’arrières qui a été excellent dans l’ensemble (nous reviendrons sur le sujet un peu plus tard). Il faudra le surveiller à l’avenir.

Entre les tauliers de la ligne offensive qui se blessent, le meilleur candidat au trophée qui fait un bout de saison, le jeu aérien qui n’a pas régné en maître et un Quarterback qui essaie de se dépatouiller avec tout cela, le choix n’est pas évident. Nous allons quand même partager entre le Left Tackle Trent Williams et le Right Guard Brandon Scherff, ce qui va nous permettre de parler d’une ligne offensive qui a employé 12 joueurs ; c’est vous dire si elle a été maltraitée par les blessures.

http://www4.pictures.zimbio.com/gi/Brandon+Scherff+Washington+Redskins+v+Arizona+J1QKGBK0zSPl.jpgWilliams et Scherff ont été d’ailleurs touchés, mais ils ont tenu bon la majorité du temps en restant à un niveau excellent ; ils sont assez reconnus pour que ce ne soit pas une surprise. Le seul joueur à avoir participé à la saison complète est le Right Tackle Morgan Moses ; d’habitude il fait partie du groupe, mais lui aussi a été diminué par les problèmes physiques, et s’il a tenu bon il a quand même baissé un peu de pied ici ou là. Une des petites surprises a été la saison du rookie de sixième tour Chase Roullier au Centre quand il a remplacé Spencer Long parti sur IR ; il a été méritant dans l’ensemble et donne un peu d’espoir pour le futur. Shawn Lauvao reste un problème, et aucun des remplaçants n’a vraiment convaincu (voire pire avec T.J. Clemmings). Il n’est pas surprenant de voir, avec tous ces problèmes, que le jeu au sol et la protection ont souffert ; c’est une des raisons (mais pas la seule) qui ont empêché l’attaque de retrouver le niveau de l’année précédente.

Coupons la poire en deux car leur impact a été équivalent : le Linebacker Zach Brown et le Cornerback Kendall Fuller méritent tous les deux la récompense car ils viennent chacun avec leur petit bémol.

Pour Brown, c’est le même que pour le reste des Inside Linebackers : si la couverture ne faisait pas partie de leurs attributions et qu’ils pouvaient rester sur le terrain, ce serait la meilleure unité de l’équipe. Brown a été un vrai influx d’énergie dans l’unité, et il représente ce regain relatif de l’escouade entière : il a été partout, plaquant à tour de bras et luttant contre les blessures avant de finir par plier. Il termine avec 127 plaquages, 14.5 à perte dont 12 run stuffs, 7.5 pressions dont 2.5 sacks et 2 passes défendues dans une saison remarquable. Autour de lui, Mason Foster a joué la moitié de saison avec un bras, Will Compton l’a rapidement suivi sur IR, Martrell Spaight a eu le plus gros volume (75 plaquages dont 4 run stuffs, 2 passes défendues et 1 fumble récupéré) alors que Zach Vigil a été une bonne surprise avec 59 plaquages dont 2 run stuffs, 2 passes défendues et 1 fumble forcé. C’est juste que l’unité a été massacrée par les blessures, ce qui a forcément impacté le reste.

http://www3.pictures.zimbio.com/gi/Kendall+Fuller+Washington+Redskins+v+Seattle+LA7cuyE_KB7l.jpgPour Fuller, qui a été royal dans le slot avec 10 passes défendues, 4 INTs et 1 fumble forcé, le bémol vient juste du fait qu’il est difficile de parler de shutdown corner dans le slot. Si c’est possible alors Fuller s’en est rapproché le plus ; il a peut-être été le meilleur arrière du lot, c’est pourquoi cet échange à Kansas City est si surprenant.

Dans quelques années, Washington pourrait se retourner sur cette draft 2017 en se disant que l’équipe a fait quelques choix vraiment intéressants. Dans la liste, quatre se démarquent nettement, mais malheureusement il faut encore trier avec les temps de jeu réduits à cause des blessures. Néanmoins, donnons la récompense au premier tour Defensive End Jonathan Allen et au quatrième tour Safety Montae Nicholson. Ce dernier a été une autre belle surprise dans l’arrière-garde, avec un talent athlétique incontesté qui lui a permis d’être souvent sur les lieux de l’action ; il termine avec 2 passes défendues et 1 INT dans une saison écourtée par les pépins physiques mais il mérite de voir plus de temps de jeu à la place de Papy DeAngelo Hall.

Même son de cloche pour Allen, qui était déjà un prospect dont la santé inquiétait au niveau des épaules, et qui a dû s’arrêter trop tôt suite à une blessure au pied. Mais avec seulement 159 snaps joués, il a déjà transformé la ligne défensive par sa présence : sa puissance a occupé l’esprit des Offensive Linemen adverses, permettant à ses partenaires de récolter les lauriers ; c’est pourquoi il n’a pas de grosses stats avec 10 plaquages et 7 pressions dont 1 sack. Demandez à Matt Ioannidis quelle personne il remercie pour ses 4.5 sacks en 21.5 pressions : il les a tous réussis quand Allen était là. Le jeune a quand même progressé, mais il a aussi fait partie des problèmes contre la course.

Restons sur la ligne défensive où c’est la même histoire pour Anthony Lanier qui a profité des blessures pour s’insérer dans la rotation et ressortir avec 14 pressions dont 5 sacks, mais qui a été problématique au sol. Stacy McGee a été le vrai pilier dans ce secteur avec 44 plaquages, mais Terrell McClain ou Ziggy Hood n’ont pas eu l’impact escompté. Au final, c’est une année mitigée pour lunité.

Nous parlions avec la ligne offensive de raisons empêchant l’attaque de retrouver son allant de 2016 ; le turnover dans le corps des cibles y est aussi pour beaucoup.

L’équipe a perdu Pierre Garçon, le receveur de possession, et DeSean Jackson, le dragster de service ; deux pièces importantes. Les-a-t-elle remplacées ? Voyons voir : -2.8% en taux de complétion, -63.0 yards par match, -0.9 yard par passe tentée, -11 big plays dont -4 homeruns, +6 drops, -5 matchs d’un receveur à 100+ yards et -2 receveurs à 1000+ yards sur la saison. Malgré 27 TDs scorés (9e), toutes les autres stats majeures à la passe sont en baisse. Terrelle Pryor est revenu brutalement sur terre avec seulement 20 réceptions pour 240 yards et 1 TD, des mises sur le banc et une blessure. Josh Doctson a joué les intermittents du spectacle avec 35 réceptions pour 502 yards, 6 TDs et surtout un taux de réception atroce de 44.9%. Ryan Grant a été sympathique sinon spectaculaire avec 45 réceptions pour 573 yards et 4 TDs. Avec moins de talent autour de lui, Jamison Crowder a tenté de faire sa meilleure imitation de Jarvis Landry en finissant en tête de l’équipe avec 66 réceptions pour 789 yards et 3 TDs, mais c’est moins bien que d’ordinaire, et surtout ce n’est pas son rôle. Chez les Tight Ends, c’est la même soupe : Jordan Reed frustre par ses blessures à répétition et Vernon Davis a été une belle soupape de sécurité avec 43 réceptions pour 648 yards (dont 298 après réception) et 3 TDs.

Si on ajoute les soucis des cibles avec ceux de la ligne offensive, cela commence à faire beaucoup pour Kirk Cousins. Le Quarterback a fait une saison habituelle pour lui : parfois si spectaculaire, parfois si frustrant, jamais ennuyeux à voir jouer… quand on n’est pas supporteur de Washington. Tout bien considéré sa ligne de stat est bonne : 64.3%, 4093 yards (7.6), 27 TDs, 13 INTs, 5 fumbles, 93.9 de QB Rating + 49 courses pour 179 yards et 4 TDs. Ses fans vous diront que les Reds ne lui ont pas rendu service et vont payer le fait de ne jamais l’avoir gardé autre que par le Franchise Tag. Ses détracteurs vous diront qu’il n’a jamais fait gagner de matchs vraiment importants et qu’il commet des erreurs bêtes en forçant des lancers. Tout cela est vrai et, ironiquement, c’était probablement cette saison qu’il avait le plus raison de forcer les passes avec une faible protection et pas de jeu au sol.

Vous avez probablement subodoré l’unité qui va mériter la récompense : l’arrière-garde. Avec un pass-rush efficace et plusieurs arrières déjà distingués, c’est la solution évidente : 57.6% de complétion (3e), 213.8 yards (9e) dont 95.9 après réception (6e), 6.4 yards par passe tentée (15e), 23 TDs (15e), 16 INTs (9e) et 87 passes défendues (3e). Il y a encore des défauts avec un peu trop de big plays (54 – 24e) et de homeruns (10 – 21e) qui ternissent un peu le tableau, mais dans l’ensemble il n’y a pas de discussion sur le fait que c’était le meilleur groupe.

http://www4.pictures.zimbio.com/gi/J+Swearinger+Dallas+Cowboys+v+Washington+Redskins+l3PQ4v1nq7ol.jpgNous avons déjà évoqué les cas de Fuller, Dunbar et Nicholson, mais qu’ont fait les vétérans ? Josh Norman n’a pas forcément été à un niveau « Normanesque » avec quelques oublis au fur et à mesure de la saison, mais il reste une présence dissuasive avec 9 passes défendues, 2 fumbles forcés et 1 fumble récupéré. Bashaud Breeland a fait du Breeland, inconstant mais parfois brillant avec 19 passes défendues et 1 INT. Le Safety D.J. Swearinger a été une autre addition formidable en Free Agency : le cogneur de service a encore fait une saison pleine avec 79 plaquages dont 3 run stuffs, 0.5 sack, 10 passes défendues, 4 INTs et 1 fumble forcé ; il a été un vrai leader sur et en dehors du terrain. Un groupe qui a fait un gros travail cette saison.

Avec tout ce que nous avons dit un peu plus haut, notamment au niveau des deux lignes, ce ne devrait pas être une énorme surprise : le jeu au sol en général. 3.6 yards en attaque (30e), 4.5 yards en défense (29e), 3 big plays en attaque (32e), 14 big plays en défense (29e), 2 matchs d’un coureur à 100+ yards (13e), 5 matchs d’un coureur adverse à 100+ yards (31e) ; les adversaires ont bien compris où était la faille puisque leur playcall a été tourné à 45.2% vers la course (6e). Les lignes dans l’ensemble sont le point de départ du problème : 39 run stuffs réussis (29e) et 58 run stuffs concédés (20e).

En attaque, le meilleur des coureurs a sans aucun doute été Chris Thompson : l’explosif lutin en était à 103 touches pour 804 yards et 6 TDs en 10 matchs quand il a dû mettre fin à sa saison ; le plus impressionnant c’est qu’il a cumulé 483 yards après réception (9e) en 39 ballons attrapés, soit une moyenne hallucinante de 12.4 (top NFL) ! Avec Rob Kelley et le quatrième tour rookie Samaje Perine, cela a été plus en puissance mais moins en réussite avec seulement 3.36 yards par course et 4 TDs (soit autant que Cousins !) ; Perine a aussi un problème de fumbles (2). Tout n’est pas négatif, mais est-ce que le trio est suffisant de lui-même ?

Nous avons fait le tour de toutes les unités, donc inutile de tergiverser : Zach Brown & D.J. Swearinger ont été les meilleures signatures. McGee demandera une autre année comme celle-ci pour justifier le contrat de 5 ans.

Ce n’était pas vraiment l’intersaison des Terrell(e) : McClain n’a pas répondu aux attentes de son contrat et Pryor n’a pas répondu aux attentes tout court.

Les deux victoires 27-20 chez les Rams et 27-10 face à Oakland en Week 2 & 3. Si vous êtes nostalgiques de John « Diesel » Riggins et des Hogs, le match contre les Rams (qui venaient de mettre une dérouillée aux Colts) sera votre choix avec une démonstration d’efficacité au sol contre un front-7 pourtant redoutable ; si vous êtes fans du jeu aérien et de défense, la performance contre Oakland sera votre tasse de thé. Washington était 2-1, avec encore tous ses joueurs (ou presque) et l’espoir était de mise.

Les deux défaites 33-19 et 38-14 contre Dallas en Week 8 & 13. Malgré un renforcement dans le front-7, les deux matchs ont vu les Reds exploser dans la défense au sol ; et, comble de tout, face à Alfred Morris en Week 13 dans un match pour garder l’espoir d’aller en playoffs alors que Ezekiel Elliott était suspendu.

Cette équipe n’est pas fichue d’agir normalement, et pour ceux qui l’avaient oublié, la décision et le comportement suite au renvoi du General Manager Scot McCloughan n’est que le chapitre 184 de la Méthode Bruce Allen de Management Foireux.

 

Le futur

 

Domicile : Atlanta, Carolina, Dallas, Green Bay, Houston, Indianapolis, NY Giants, Philadelphia.
Extérieur : Arizona, Dallas, Jacksonville, New Orleans, NY Giants, Philadelphia, Tampa Bay, Tennessee.
Matchs contre des équipes ayant terminé avec un bilan positif en 2017 : 9.
Matchs contre des équipes qualifiées en playoffs en 2017 : 7.
Bilan cumulé en 2017 : 129-127 (0.504, 14e).

Un calendrier qui semble équilibré mais qui pourrait, comme d’autres, changer de tête en fonction de l’AFC South.