NFL Team Honors III : Green Bay

500-Packers

Les miracles version 2013 arrivent rarement deux fois. Cette fois, Green Bay a payé la blessure de son Quarterback star avec un remplaçant qui n’était pas prêt, la dose habituelle de blessures, une imbroglio étrange avec un Free Agent et une défense qui n’avait pas attendu cette année pour être exposée. Cela a mené à un « ménage historique » quand on prend en compte la stabilité dans l’organisation ; mais elle en avait besoin pour repartir sur des bases un peu nouvelles.

À lire avec deux clavicules en béton armé.

 

GREEN BAY PACKERS
3e NFC North ~ 7-9

 

Les prévisions de Madame Soleil 2017

 

Le plus surprenant dans l’intersaison 2017, c’était que tout le monde parlait des grands ménages effectués à San Francisco et chez les Jets, mais personne ne parlait du grand ménage fait aussi à Green Bay. Ted Thompson avait signé six Free Agents ! SIX !!!! C’était un signe annonciateur dans le livre des Révélations de la Bible, juste avant l’apparition des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse et la fin du monde. Quels étaient donc ces heureux élus ? Le Guard Jahri Evans pour remplacer le départ de T.J. Lang ; à l’instar de celui de Josh Sitton en 2016, il posait la question de l’impact de cette absence. Ensuite, deux Tight Ends : l’ex-Patriot Martellus Bennett et l’ex-Ram Lance Kendricks pour remplacer un Jared Cook en partance, et ainsi offrir non seulement des cibles à Aaron Rodgers, mais un bloqueur très compétent avec le premier. L’ex-Redskin Defensive Tackle Ricky Jean-François pour solidifier la ligne défensive, alors que l’ancien premier tour de 2013 Datone Jones était parti. L’ex-49er Linebacker Ahmad Brooks pour solidifier la rotation à l’extérieur. Et enfin, le retour du Cornerback Davon House pour compenser la perte de Sam Shields dont la carrière allait sans doute être interrompue par les commotions.

Pour le reste, Corey Linsley devenait seul maître au Centre après le départ de J.C. Tretter, alors que c’était le grand chambardement chez les coureurs : exit Eddie Lacy et James Starks, poussant Ty Montgomery titulaire devant un parterre de rookies (pas moins de trois dont le quatrième tour Jamaal Williams). Deux autres départs significatifs étaient ceux du vénérable pass-rusher Julius Peppers et du Defensive Back à tout faire Micah Hyde. La profondeur de banc dans le pass-rush était donc un point d’interrogation derrière Clay Matthews et Nick Perry ayant déjà eu maille à partir avec les pépins physiques. L’arrière-garde espérait récupérer tous ses éléments en bonne santé tout en recevant encore de l’aide avec la draft au deuxième tour du Cornerback Kevin King et du Safety polyvalent Josh Jones.

Linebacker était probablement le poste le plus fragile si les Packers connaissaient leur hécatombe annuelle à un poste en particulier, et il fallait surveiller les comportements des coureurs et de l’arrière-garde pour voir si les greffes allaient prendre. Mais comme les huit précédentes années, il y avait le potentiel pour aller en playoffs ; pour un retour au Super Bowl, c’était avant tout une question de disponibilité des titulaires.

 

La saison

 

  • Week 1 : Seattle, 17-9
  • Week 2 : @Atlanta, 23-34
  • Week 3 : Cincinnati, 27-24 (OT)
  • Week 4 : Chicago, 35-14
  • Week 5 : @Dallas, 35-31
  • Week 6 : @Minnesota, 10-23
  • Week 7 : New Orleans, 17-26
  • Week 8 : BYE
  • Week 9 : Detroit, 17-30
  • Week 10 : @Chicago, 23-16
  • Week 11 : Baltimore, 0-23
  • Week 12 : @Pittsburgh, 28-31
  • Week 13 : Tampa Bay, 26-20 (OT)
  • Week 14 : @Cleveland, 27-21 (OT)
  • Week 15 : @Carolina, 24-31
  • Week 16 : Minnesota, 0-16
  • Week 17 : @Detroit, 11-35

 

Le bilan

 

  • Global : 7-9.
    • Par demi-saison : 4-4, 3-5.
    • Par quart de saison : 3-1, 1-3, 2-2, 1-3.
    • À domicile : 4-4.
    • À l’extérieur : 3-5.
    • Dans la division : 2-4.
    • Dans la conférence : 5-7.
    • Contre les équipes ayant terminé avec un bilan positif : 2-9.
    • Contre les équipes qualifiées en playoffs : 0-6.
    • En dernier quart-temps (W-L-TT-TL) : 3-1-2-1.
    • Dans les matchs à une possession d’écart : 6-2.
    • En prolongation : 3-0.
  • Calendrier projeté (avec les bilans de 2016) : 120-130-6 (0.480, 18e).
  • Calendrier réel (avec les bilans de 2017) : 138-118 (0.539, 5e).
    • Écart entre les deux : 0.059 (3e).

De manière assez drôle, les Packers ont en fait réalisé les mêmes trois-quarts de saison que l’année dernière en étant 6-6 à l’orée du sprint final. Avec la poussée de fièvre de la NFC South et des Vikings, le calendrier s’est considérablement compliqué. Cela se voit dans le retournement du bilan dans la division (5-1 vs. 2-4) et dans la conférence (8-4 vs. 5-7). Mais le pire est l’écrasement dans les matchs contre les équipes terminant en positif (5-4 vs. 2-9), et aucune victoire contre celles qualifiées en playoffs. Au moins, l’équipe a été une des plus « excitantes » à regarder avec sept matchs joués dans le dernier quart-temps et plus, ce qui fait une grande différence dans le bilan final quand vos trois prolongations sont trois victoires.

 

La réalité

 

Voici la dégringolade statistique offensive que vous attendez : -7 points marqués à 20.0 (21e) dont -5.2 en deuxième quart-temps à 3.8 (32e), -11 TDs à 40 (14e), -11 FGs tentés et réussis à 15 sur 19 (32e), -63.1 yards à 305.7 (26e), -0.8 yards par action à 4.9 (25e), -2.6 first downs à 19.2 (18e), -21 big plays à 49 (26e), -28 voyages en redzone à 46 (22e – au moins l’efficacité s’est améliorée avec 61.9% terminant en TD – 3e), -6.8 actions dans le terrain adverse à 25.5 (25e), -1.9 actions en Goal-To-Go à 2.9 (26e – mais là aussi l’efficacité s’est améliorée avec 36.2% terminant en TD – 4e), -7.3% de conversion de 3e tentative à 39.3% (13e), +51 pressions lâchées à 164 (26e), +16 sacks à 51 (28e), +8 ballons perdus à 25 (23e), et enfin celle qui découle de tout ce carnage : -2:37 de temps de possession à 28:37 (27e) dont -16:10 de temps moyen passé en tête au score ; en résumé, Green Bay a passé les 2/3 des matchs à courir après la marque.

Avec une défense qui n’était pas déjà d’une solidité à toute épreuve, il n’en fallait pas plus pour qu’elle craque : 24.0 points encaissés (26e), 42 TDs (22e), 5.5 yards par action (25e), 20.7 first downs (27e), 66 big plays (23e – mais seulement 8 homeruns), 65.2% de voyages adverses en redzone terminant en TD (31e), 32.3 actions dans son propre terrain (31e), 42.8% de 3e tentatives autorisées (28e), 80% de 4e tentatives autorisées (31e) et 21.6% des drives adverses finissant en 3&out (25e) ; on peut également noter les démarrages catastrophiques avec 58 points au total sur le premier drive adverse (pire marque NFL), ce qui contraste avec les efforts drastiques en points encaissés dans les deux dernières minutes des mi-temps (de 99 à 42). Au moins elle a scoré 2 TDs, ce qui est mieux qu’en 2016.

Voici les récompenses de la saison :

C’est à cet endroit que devrait se trouver qui-vous-savez, et il était plutôt bien parti avant de se blesser. Plusieurs vétérans, d’ailleurs, ont un peu flanché cette année pour diverses raisons, ce qui va nous permettre de mettre l’accent sur deux joueurs qui, saison après saison, délivrent des performances remarquables : le Left Tackle David Bakhtiari et le Defensive End Mike Daniels.

https://media.gettyimages.com/photos/left-tackle-david-bakhtiari-of-the-green-bay-packers-prepares-to-picture-id894239608?k=6&m=894239608&s=612x612&w=0&h=R88hy9gjsg5J4_dXbuFqpZTRtjXLoumQNtKl0-SKT-A=Rappelons déjà que les deux ont été pris au quatrième tour et ont été de vraies trouvailles (l’Offensive Lineman de qualité au troisième jour était une spécialité de Ted Thompson). Bakhtiari a rapidement progressé pour devenir, aujourd’hui, l’un des meilleurs joueurs à sa position ; il lui arrive toujours de prendre quelques pénalités et il est en général un peu plus à l’aise en protection qu’à la course, mais il est puissant, agile et contrôle bien les Defensive Ends adverses.

Cela doit d’ailleurs donner des affrontements sympathiques en camp d’entraînement contre Daniels qui est toujours un véritable « tractopelle sous-marin » possédant une force et une énergie incroyable dans un petit gabarit. Avec 49 plaquages dont 5 run stuffs, 17 pressions dont 5 sacks et 1 fumble forcé, il est une présence que les Coordinateurs Offensifs doivent toujours conserver à l’esprit ; il est l’un des piliers d’une ligne défensive redoutable et d’un front-7 qui s’est plutôt bien reconstruit (si ce n’est un petit manque de pass-rush, mais nous y reviendrons).

Puisque nous parlons de la reconstruction du front-7, continuons sur le sujet. Depuis quelques temps, les Packers ne semblaient pas accorder trop d’importance à la question des Inside Linebackers (tout du moins, en ce qui est de drafter tôt pour le régler). Il est possible que cette patience soit enfin récompensée : sans faire trop de bruit, le duo Blake Martinez – Jake Ryan s’est totalement installé dans le rôle.

Martinez est devenu le meneur même s’il a une année de moins : durable et fiable, il a patrouillé sans relâche au coeur de la défense, étant solide contre la course mais parfois lâché en couverture ; il termine en tête de la NFL avec 144 plaquages pour aller avec ses 10 run stuffs, 3 pressions dont 1 sack, 8 passes défendues, 1 INT, 1 fumble forcé et 2 fumbles récupérés. Ryan a joué les bons lieutenants (même s’il a un an de plus) avec 81 plaquages dont 3 run stuffs, 1 fumble forcé et 1 fumble récupéré. La paire a encore quelques choses à nettoyer dans son jeu (ils ont une part de responsabilité dans les soucis contre la passe), mais comparé au relatif néant dans lequel le poste se trouvait il y a peu, le renouveau semble réussi s’il peut durer.

Petite mention au Punter Justin Vogel et à la phase de punt en général : 41.6 yards nets (7e) et 5.7 yards par retour adverse (6e), 38.1 yards nets adverses (4e) grâce à 10.7 yards par retour (2e) ; ce n’est pas leur faute si les taux de punts dans les 20 yards sont catastrophiques (26.8% – 31e pour Green Bay, 52.2% – 32e pour les adversaires), c’est ce qui arrive quand l’attaque n’avance pas et que la défense craque un peu trop souvent.

Avec le talent de ligne offensive au troisième jour de draft, il y a une autre habitude des Packers à la draft : le talent receveur au deuxième tour. Après Greg Jennings, Jordy Nelson ou Randall Cobb, il semble de plus en plus que Davante Adams prend le même chemin. Alors qu’Aaron Rodgers a passé la moitié de la saison sur la touche et que le duo Nelson-Cobb a connu une année moins faste, Adams a décidé de porter l’attaque aérienne. Certes, le bonhomme continue de frustrer avec 5 drops, mais par ailleurs il a été irréprochable avec 117 ciblages, 74 réceptions, 885 yards et 10 TDs (2e NFL !). Il est vraiment en train de s’installer comme le receveur #1 de l’équipe si on en croit cette fin de drive ultime contre Dallas.

http://www4.pictures.zimbio.com/gi/Davante+Adams+Green+Bay+Packers+v+Cleveland+2KA3AsIee3el.jpgCobb a été une petite déception, car on en attend toujours un peu plus de lui. Il n’a pas été mauvais avec 66 réceptions pour 653 yards dont 409 après réception et 4 TDs, mais 9.9 yards de moyenne est loin de ce dont il est capable. Nelson a été un peu moins visible encore, l’âge commençant peut-être à le rattraper, mais il est resté précieux en redzone avec 53 réceptions pour 482 yards et 6 TDs. Geronimo Allison a eu un peu de mal à confirmer sa première belle saison avec 23 réceptions pour 253 yards ; l’identité du lanceur a également joué. Martellus Bennett a capitulé mentalement dès que le #12 est tombé. Le schéma offensif a aussi son importance : les Packers aiment les isolations et les receveurs qui créent eux-mêmes leur séparation avec un Quarterback ultra-précis qui peut lancer dans des fenêtres très serrées. Quand il n’est plus là ou quand les receveurs ont du mal, le schéma se retourne contre eux, et on se retrouve avec 50% de réceptions seulement donnant un first down (28e).

Avec des Safeties qui ont un peu baissé de pied par rapport à l’année dernière, poursuivons la mise en lumière du front-7. C’est peut-être un peu prématuré, mais avec Daniels promu au rang de Most Valuable Player, le bond réalisé par le sophomore Defensive Tackle Kenny Clark cette saison a été tellement remarquable qu’il mérite cette récompense.

http://www4.pictures.zimbio.com/gi/Kenny+Clark+Minnesota+Vikings+v+Green+Bay+YJMr-9BVclml.jpgDaniels Jr. n’a pas été loin de son partenaire de ligne puisqu’il termine avec 55 plaquages dont 3 run stuffs, 11.5 pressions dont 4.5 sacks, 1 passe déviée et 2 fumbles forcés. Constamment en mouvement et posant des problèmes aux intérieurs de ligne adverses, Clark a non seulement bien joué son rôle de plot au milieu de l’unité, mais il n’a pas hésité à mettre la pression si besoin. De plus, ce qui ne gâche rien, c’est enfin un récent premier tour de draft défensif qui explose rapidement, quelque chose qui a manqué ces derniers temps dans le Wisconsin.

On ne le répètera jamais assez : quand vous êtes une équipe de draft & develop, il faut que vos rookies contribuent ; surtout quand l’infirmerie est régulièrement remplie. Cette année, c’est au sol qu’on les trouve : les coureurs Jamaal Williams et Aaron Jones ont montré de belles choses pour leur première saison.

Le plus prometteur a été le cinquième tour, Jones, qui a exhibé vision et explosivité : avec 81 courses pour 488 yards (5.5 !), 6 courses de 20+ yards et 4 TDs, il a vraiment donné envie de le voir avec un peu plus de snaps dans le futur (s’il s’améliore en protection). Malheureusement, il s’est blessé avant d’aller plus loin, et c’est le quatrième tour Williams, un peu pataud au départ, qui a repris le flambeau. Malgré un manque d’explosivité, il s’est amélioré au fur et à mesure de la saison : sa puissance est notable avec 153 courses pour 556 yards (3.6) et 4 TDs ; il faut ajouter 25 réceptions pour 262 yards et 2 TDs. Le troisième jeune larron, le septième tour Devante Mays, n’a quasiment pas joué.

Les deux rookies ont eu du travail car le receveur-devenu-coureur Ty Montgomery a été blessé, ce qui est frustrant quand on connaît sa polyvalence ; il finit avec 94 touches pour 446 yards et 4 TDs lui aussi. Si on ajoute la contribution des Quarterbacks, nous arrivons à un jeu au sol qui a été d’une qualité insoupçonnée car peu souvent utilisé avec un playcall tourné à 61.4% vers la passe (8e) ; c’est logique quand vous passez une bonne partie du match derrière au score. Grâce entre autres au bon travail de la ligne et à la qualité des coureurs, Green Bay a posté 4.5 yards par course (5e), 13 TDs (11e), 11 big plays (12e) et 3 matchs d’un coureur à 100+ yards (10e). À l’instar dans le front-7, le renouveau du poste semble plutôt sur les bons rails.

Anthony Barr ? Blague à part, il serait facile de tirer à boulets rouges sur Brett Hundley, mais c’est plus un ensemble de choses qui a mené à la fin de la série de 8 saisons consécutives en playoffs, à commencer par les soucis récurrents : les blessures et les manques en couverture. De plus, peut-on vraiment dire que les Packers semblaient fringants sous Rodgers avec 7 yards par passe tentée et 16 TDs pour 6 INTs ? C’était en deçà de son régime habituel. Mais il est sûr qu’après trois ans et des promesses en présaison, Hundley n’a pas convaincu : 60.8%, 1836 yards (5.8), 9 TDs, 12 INTs, 2 fumbles, 29 sacks et 70.6 de QB Rating ; au moins, comme le titulaire, il a apporté dans le jeu au sol avec 36 courses pour 270 yards et 2 TDs.

Le jeune lanceur est irréprochable au niveau de sa mentalité car il a toujours lutté jusqu’au bout, même quand la situation paraissait désespérée, et il a montré quelques flashs ici ou là avec des passes Rodgeresques, mais il a également montré de grosses limitations dans la lecture des défenses (ce qui n’est pas une surprise – c’était déjà son problème à UCLA). Il peut avoir quelques circonstances atténuantes avec les blessures autour de lui sur la ligne (bien que quelques sacks soient à sa charge) ou le jeu de course, mais on en attendait plus. Au final, sur la saison, l’attaque aérienne a manqué d’explosivité, passant sous la barre des 200 yards par match (197.9 – 25e) et sous la barre des 40 big plays (38 – 26e).

Comme la saison dernière, la défense au sol a été bonne : 3.9 yards par course (8e), 10 TDs (9e), aucun homerun et 64 run stuffs (4e) avec un taux par course adverse de 13.8% (9e) ; il reste néanmoins quelques absences ici ou là avec 10 big plays (18e) et 4 matchs de coureurs adverses à 100+ yards. C’est dommage, mais dans l’ensemble la performance reste de très bon niveau.

http://www4.pictures.zimbio.com/gi/Blake+Martinez+Green+Bay+Packers+v+Pittsburgh+hv4Bg4N4E79l.jpgNous avons déjà amplement parlé des acteurs principaux, mais nous pouvons compléter car ce sont les trois niveaux de la défense qui ont participé : sur la ligne, Dean Lowry a été présent (4 run stuffs), les Outside Linebackers ont été très actifs pour stopper les coureurs avec le trio Clay Matthews, Nick Perry et Ahmad Brooks (9 run stuffs en cumulé), les Cornerbacks ont également été concernés avec notamment Damarious Randall et Davon House (7 run stuffs cumulés) et enfin le duo de Safeties Ha Ha Clinton-Dix et Morgan Burnett, assisté par le rookie de deuxième tour Josh Jones, a aussi fait sa part avec 10 run stuffs cumulés. Cela a donc été un effort de groupe remarquable… et on aurait aimé que ce le soit aussi pour ce qui arrive.

La couverture reste un point majeur de contention à Green Bay, ce qui est un problème quand vous dépensez des hauts choix de draft pour le régler.

À la décharge des arrières, ils continuent de traîner des problèmes récurrents de blessure, et le pass-rush manque toujours d’impact : il est même moins bon que l’année dernière avec 123 pressions (20e) dont 37 sacks (17e) pour un taux de conversion de 30.1% (13e). Pourtant, les Packers ont retrouvé un Clay Matthews bien meilleur, replacé à son poste originel grâce à la performance des Inside Linebackers : 44 plaquages dont 5 run stuffs, 30.5 pressions dont 8.5 sacks, 2 passes défendues, 1 fumble forcé et 1 fumble récupéré… même si on aimerait le voir dépasser 10 sacks à nouveau. Nick Perry a également été présent avec 21 pressions dont 7 sacks, 1 fumble forcé et 1 fumble récupéré, mais c’est la même chose : on l’attend encore plus haut. Ahmad Brooks n’a pas vraiment apporté, Kyler Fackrell n’a pas assez de poids, le rookie de quatrième tour Vince Biegel s’est rapidement blessé et n’est revenu qu’en cours de saison… il manque toujours d’une vraie menace constante sur le Quarterback adverse.

Dans ces conditions, les arrières manquent d’appui. Les ajouts des rookies du deuxième tour, Kevin King et Josh Jones, ainsi que le retour du vétéran Davon House, n’ont pas convaincu ; Jones a été le plus utilisé, terminant avec 71 plaquages dont 3 run stuffs, 2 sacks, 5 passes défendues et 1 INT. Ironiquement, le meilleur d’entre eux a été Randall, dont la mise sur le banc pendant la saison a semblé réveiller les capacités : aligné dans le slot, il termine avec 47 plaquages dont 4 run stuffs, 9 passes défendues, 4 INTs dont un pick-6 et 1 fumble récupéré.

Quinten Rollins s’est rapidement blessé. Le jeune Josh Hawkins a montré des flashs de potentiel, idem pour le Safety cogneur Kentrell Brice, mais tout cela reste limité. Aucun arrière n’a atteint 10 passes défendues cette saison pour un total de 62 (23e) ; logique qu’on arrive à des stats pareilles chez les adversaires : 67.8% de complétion (30e), 236.8 yards (23e) dont 114.2 après réception (27e), 7.4 yards par passe tentée (29e), 30 TDs (29e), 11 INTs (20e), 102.0 de QB Rating (31e), 55 big plays (27e), 60.6% de réceptions donnant un first down (30e) et 8 matchs d’un receveur adverse à 100+ yards (31e). Mike Pettine sait ce qu’il lui reste à faire.

Six signatures en Free Agency, pour quels résultats ? Dans les contrats d’un an, la plus efficace a été celle du toujours solide Guard Jahri Evans. L’équipe avait besoin de renforcer le poste avec les départs successifs de Josh Sitton et T.J. Lang ; Evans s’est acquitté de sa tâche avec régularité aux côtés de Bakhtiari, formant un côté gauche solide. Malheureusement ils ont connu quelques pépins physiques aussi, ce qui a enlevé de la stabilité à l’unité : si on ajoute la blessure de Bryan Bulaga, un Lane Taylor sympathique sans plus et un Corey Linsley moins dominateur, on se retrouve avec un groupe qui a souffert par moment ; 10 joueurs différents ont évolué. Comme nous l’avons déjà dit, la ligne a été plutôt intéressante au sol, mais moins en protection avec 164 pressions lâchées (26e) dont 51 sacks (28e) ; la présence d’un Hundley sans expérience n’a pas aidé.

Le grand four de 2017 : les Tight Ends. Certes, il ne fallait pas s’attendre à ce que Lance Kendricks mette le feu à la ligue avec 18 réceptions pour 203 yards et 1 TD, mais la plus grosse déception vient évidemment de Martellus Bennett qui a vite tourné en eau de boudin après la blessure de Rodgers. 24 réceptions, 233 yards, 3 drops, une demi-saison, une insinuation plutôt incongrue sur le staff médical des Packers, un café et l’addition.

La défaite 31-28 à Pittsburgh en Week 12. C’est le genre de saison dans laquelle c’est une défaite qui est le point marquant, mais on ne donnait pas cher de la peau de ces Packers-là chez les Steelers. Et pourtant, à deux minutes près, ils allaient en prolongation avec un Hundley à son meilleur niveau… avant que la défense ne craque encore à la fin.

Les bulles face à Minnesota et Baltimore à domicile. La dernière fois que Green Bay a terminé deux fois avec la bulle dans une saison remonte à 2006 ; c’est aussi la dernière fois qu’elles étaient toutes les deux à domicile. Voyons le bon côté des choses : à l’époque, le score cumulé était de 61-0, là il n’est que de 39-0.

Dur d’être membre du staff médical de Green Bay. Déjà, vous avez un boulot énorme saison après saison à cause de tous les blessés. Un Free Agent vous accuse de ne pas privilégier la santé de vos joueurs l’année où la blessure de Rodgers rappelle celle quatre ans plus tôt, quand vous aviez quasiment dû le ligoter sur une chaise pour l’empêcher de retourner sur le terrain trop tôt. Et enfin, vous êtes critiqué pour une « violation de la règle d’IR » parce que le #12 est mis sur IR après un match signifiant la fin des espoirs de playoffs, un mouvement tellement classique en fin de saison qu’il est validé par la ligue. Rarement a-t-on vu autant de « psychodrames » (manufacturés) autour d’un staff médical.

 

Le futur

 

Domicile : Arizona, Atlanta, Buffalo, Chicago, Detroit, Miami, Minnesota, San Francisco.
Extérieur : Chicago, Detroit, LA Rams, Minnesota, New England, NY Jets, Seattle, Washington.
Matchs contre des équipes ayant terminé avec un bilan positif en 2017 : 9.
Matchs contre des équipes qualifiées en playoffs en 2017 : 6.
Bilan cumulé en 2017 : 138-118 (0.539, 1e).

Il en fallait un, le voici : le calendrier le plus relevé via notamment un parcours à l’extérieur costaud avec Minny, les Rams, NE ou Seattle.